
Israël et le Liban signent à Washington un cadre de paix conditionné au désarmement du Hezbollah
L'accord trilatéral, parrainé par les États-Unis, prévoit un retrait israélien progressif lié à la prise de contrôle de zones pilotes par l'armée libanaise et à la fin des capacités militaires des groupes armés non étatiques.
Le 26 juin 2026, les gouvernements israélien et libanais ont signé à Washington, sous l'égide des États-Unis, un accord-cadre trilatéral en quatorze points visant à mettre fin aux hostilités et à établir les bases d'une paix durable. Le texte, rendu public par le département d'État américain, engage les deux pays à « conclure formellement tout état de guerre » et à résoudre leurs différends par des négociations bilatérales directes. Il conditionne le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban au « désarmement vérifié des groupes armés non étatiques » – en premier lieu le Hezbollah – et au déploiement de l'armée libanaise dans des « zones pilotes ».
Du côté israélien, le premier ministre Benyamin Netanyahou a présenté l'accord comme une « grande réussite », soulignant que les troupes resteraient dans une zone de sécurité élargie tant que le Hezbollah n'aurait pas rendu ses armes. L'ambassadeur israélien à Washington, Yechiel Leiter, a affirmé que « l'Iran est hors jeu, le Hezbollah est hors jeu ». Les autorités libanaises, par la voix du président Joseph Aoun et du premier ministre Nawaf Salam, y voient un « premier pas vers le rétablissement de la souveraineté complète » et le retour des déplacés. Beyrouth a sollicité le soutien des partenaires arabes et internationaux pour reconstruire le monopole étatique de la force. En revanche, le Hezbollah, par l'intermédiaire du député Hassan Fadlallah, a rejeté l'accord, dénonçant une « capitulation » et mettant en garde contre une « guerre civile » si le gouvernement tentait de l'imposer. Les médias proches de Téhéran, cités par la presse iranienne, qualifient le texte de « plan pour désarmer la résistance ».
L'accord prévoit un mécanisme en plusieurs phases : dans deux premières zones – l'une au sud du fleuve Litani, l'autre au nord – l'armée libanaise assumera progressivement la responsabilité sécuritaire, permettant un redéploiement israélien vérifié. Une fois le désarmement confirmé, la reconstruction, soutenue par une aide humanitaire américaine de 100 millions de dollars et un remboursement de 30 millions à l'armée libanaise, pourra commencer. Un groupe de coordination militaire trilatéral, facilité par Washington, supervisera la mise en œuvre. Selon des sources diplomatiques occidentales, cette initiative s'inscrit dans la stratégie américaine de dissociation du dossier libanais de l'accord plus large avec l'Iran, tout en affaiblissant les proxys de Téhéran. L'Union européenne, par la voix de son chef de l'aide humanitaire, a salué « un moment d'espoir » et s'est dite prête à appuyer l'application de l'accord.
La mise en œuvre de l'accord se heurte à des obstacles majeurs. Le Hezbollah, qui dispose d'une milice puissante et d'une représentation parlementaire, a réitéré son exigence d'un retrait israélien inconditionnel. Les précédents cessez-le-feu, conclus en avril et en juin, n'ont pas tenu, et les affrontements sporadiques se poursuivent. Les capitales arabes, tout en soutenant officiellement la souveraineté libanaise, observent avec prudence un processus qui pourrait raviver les tensions internes au Liban. La prochaine étape concrète sera la mise en place des groupes de travail bilatéraux chargés de rédiger l'accord de paix global, dont la première réunion est attendue dans les semaines à venir.
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L'accord-cadre trilatéral signé à Washington est une victoire diplomatique historique, portant un coup sévère à l'Iran et au Hezbollah. Le processus de désarmement et le retrait des zones pilotes restaurent la pleine souveraineté libanaise, ouvrant la voie à une paix durable. L'administration Trump revendique le succès de la médiation, qualifiant l'accord de 'début du début'.
L'accord imposé par Washington et Tel-Aviv vise à démanteler la résistance armée du Hezbollah, en l'excluant des négociations. Ce cadre, accueilli avec scepticisme, risque d'aggraver les tensions internes libanaises et de déstabiliser la région. Sa mise en œuvre effective reste incertaine, car la force de dissuasion du Parti de Dieu ne peut être ignorée.
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