
Iran-États-Unis : la médiation pakistanaise à l’épreuve de la consolidation
Le ministre de l’Intérieur du Pakistan multiplie les rencontres à Téhéran pour ancrer le mémorandum de paix et ses clauses économiques, tandis que des discussions techniques sont envisagées en Suisse.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, est arrivé ce samedi à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, pour une série d’entretiens avec le président Masoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et son homologue Eskandar Momeni. Selon les médias iraniens, cette visite s’inscrit dans la poursuite de la médiation d’Islamabad entre Téhéran et Washington, qui a déjà abouti à un cessez-le-feu le 8 avril et à la signature, mercredi, d’un mémorandum d’accord (MoU) par les présidents iranien et américain.
Le texte en quatorze points, rendu public par les agences iraniennes, prévoit un arrêt permanent des hostilités, y compris au Liban, la levée du blocus naval américain dans un délai de trente jours, la reprise du trafic commercial dans le détroit d’Ormuz, un plan de reconstruction et de développement économique de l’Iran d’au moins 300 milliards de dollars, la levée progressive des sanctions, le dégel des avoirs iraniens et un engagement renouvelé de Téhéran à ne pas poursuivre l’arme nucléaire, avec des négociations à venir sur son stock d’uranium enrichi.
Confirmant le rôle central d’Islamabad, le premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif a félicité son homologue iranien pour cet accord, saluant ses retombées positives pour la stabilité régionale et la coopération bilatérale. En parallèle, selon une source américaine citée par CNN Brasil, l’émissaire du président Trump, Steve Witkoff, se rend en Suisse en vue de possibles discussions techniques avec l’Iran, tandis que Jared Kushner, gendre de l’ancien président, devrait également y participer. Une précédente réunion prévue vendredi a cependant été annulée en raison d’une escalade des violences entre Israël et le Hezbollah, illustrant la fragilité du contexte régional.
La médiation pakistanaise, intervenue après ce que la chaîne libanaise Al-Manar qualifie d’« agression américano-israélienne » contre l’Iran fin février, témoigne d’une reconfiguration diplomatique inédite. Pour les capitales européennes, qui observent avec attention ce rapprochement sous égide asiatique, l’enjeu est double : éviter une prolifération nucléaire et stabiliser les voies maritimes énergétiques. Les prochaines étapes incluent les consultations de M. Naqvi à Téhéran et les pourparlers techniques attendus en Suisse, dont le calendrier reste tributaire de l’évolution du front libanais.
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Le ministre pakistanais de l'Intérieur rencontre le président Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Araghchi dans un dialogue constructif, poursuivant les efforts de médiation d'Islamabad pour consolider l'accord Iran-États-Unis. La réunion confirme l'engagement de l'Iran à trouver une solution stable.
Islamabad intensifie sa poussée diplomatique après l'agression américano-israélienne contre Téhéran, le ministre de l'Intérieur arrivant dans la capitale iranienne pour des pourparlers de haut niveau. L'objectif déclaré est de favoriser une paix durable entre Washington et la République islamique, mettant fin aux hostilités.
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