
Israël suspend ses frappes au Liban, tandis que l’Iran bloque le détroit d’Ormuz
La décision israélienne, coordonnée avec Washington, maintient les troupes dans le sud libanais ; Téhéran riposte en fermant le passage stratégique, évoquant la violation d’un mémorandum d’entente.
Au soir du samedi, l’armée israélienne a annoncé avoir reçu l’ordre du Premier ministre Benyamin Netanyahou et du ministre de la Défense Israël Katz de cesser les opérations offensives dans le sud du Liban. Cette décision, selon les médias israéliens, ne prévoit aucun retrait des positions occupées par les forces de Tel-Aviv depuis mars dernier le long de la frontière. Elle intervient après plusieurs jours d’intenses bombardements, qui ont fait des dizaines de victimes, et alors que le Hezbollah dénonçait une multiplication des violations d’un cessez-le-feu précaire. Coordonné avec les États-Unis, ce répit tactique s’inscrit dans une équation régionale plus vaste, marquée quelques heures plus tôt par l’annonce iranienne de la fermeture du détroit d’Ormuz.
Du côté israélien, le message est celui d’une pause conditionnelle. Un responsable cité par la presse locale insiste sur le maintien de la « zone de sécurité » et la volonté de riposter avec force à toute menace imminente du Hezbollah. La chaîne 13 israélienne évoque un « allègement considérable » de l’activité militaire, désormais limitée aux menaces directes. Cette posture reflète, selon des analystes basés à Tel-Aviv, une tentative de désescalade sans renoncement stratégique, qui préserve la liberté d’action de Tsahal tout en répondant aux pressions extérieures. La coordination avec Washington laisse entendre que la Maison Blanche a pesé pour éviter un embrasement, dans un contexte où les relations entre l’administration américaine et le gouvernement israélien traversent une phase délicate.
La riposte de Téhéran, annoncée par les Gardiens de la révolution, ne s’est pas fait attendre. Le commandement conjoint suprême iranien a déclaré le détroit d’Ormuz fermé à toute navigation, invoquant le « manquement clair à la confiance » des États-Unis dans l’application de la première clause d’un mémorandum d’entente confidentiel, ainsi que les « violations sionistes continues » au Liban. Des sources proches du dossier à Téhéran affirment que ce geste vise à rétablir un rapport de force, menaçant l’économie mondiale par le contrôle d’un axe pétrolier vital. Le Hezbollah, de son côté, qualifie les accusations israéliennes de violations du cessez-le-feu de « prétextes destinés à saboter l’accord entre Téhéran et Washington » et dénombre plus de 300 agressions depuis vendredi. Le bilan humain libanais, selon le ministère de la Santé, dépasse les 4 000 morts depuis le début des hostilités.
Cette double crise — un cessez-le-feu sur le papier mais un verrou maritime effectif — place le dossier libanais au cœur d’une triangulation inédite entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran. L’accord évoqué par les parties semble lier directement le comportement israélien au respect des engagements américains envers l’Iran. Aucune des parties n’a détaillé le contenu exact du mémorandum, mais sa mise en œuvre conditionne désormais à la fois le calme dans le sud du Liban et la liberté de circulation dans le Golfe. Alors que l’armée israélienne reste déployée en territoire libanais et que les navires sont bloqués à l’entrée du détroit, les prochaines heures diront si cette nouvelle donne débouche sur une consolidation diplomatique ou sur une escalade aux conséquences planétaires.
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Après la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le régime israélien a ordonné l'arrêt des opérations militaires dans le sud du Liban, tout en maintenant ses troupes sur place. Téhéran présente cela comme une victoire stratégique, démontrant sa capacité à imposer un cessez-le-feu.
Israël a annoncé une cessation des hostilités au Liban en coordination avec les États-Unis, soulignant que les forces resteront dans le sud pour défendre la frontière. L'opération est présentée comme une réponse aux provocations du Hezbollah et une mesure de sécurité nécessaire, avec 300 cibles touchées et environ 100 combattants éliminés.
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