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Sportsamedi 20 juin 2026

La Turquie éliminée sans gloire : une génération dorée sans éclat au Mondial

Favorites de leur groupe, les Turcs quittent la Coupe du monde 2026 après deux défaites sans marquer, révélant les fragilités d’une équipe talentueuse mais sans réalisme.

Le coup de sifflet final à Santa Clara a scellé le sort de la Turquie : une élimination précoce, deux matchs, aucun but inscrit, zéro point. La défaite 0-1 face au Paraguay, concédée dès la deuxième minute sur une frappe lointaine de Matías Galarza, a mis fin à vingt-quatre ans d’attente pour un retour en phase finale de Coupe du monde. Pourtant, les chiffres bruts dessinent une domination turque aussi écrasante que stérile : 65 tirs cumulés, une possession supérieure à 77 % contre le Paraguay, et une supériorité numérique de plus de quarante-cinq minutes après l’expulsion d’un défenseur sud-américain. La réalité du terrain raconte une tout autre histoire, celle d’une possession horizontale, d’un manque de verticalité et de l’incapacité à concrétiser les occasions, les montants repoussant à plusieurs reprises les tentatives de Mert Müldür ou de ses coéquipiers.

L’onde de choc est à la hauteur des espoirs suscités par une génération présentée comme « dorée » : Arda Güler à peine sacré en Ligue des champions avec le Real Madrid, Hakan Çalhanoğlu cadre de l’Inter Milan, Kenan Yıldız révélé à la Juventus. Après un quart de finale à l’Euro 2024, l’équipe de Vincenzo Montella abordait le Mondial avec une confiance débordante, ambitionnant ouvertement le dernier carré. La presse turque, de Hürriyet à Sözcü, parle d’une « catastrophe nationale », certains titres évoquant « l’équipe la plus faible du tournoi » tandis que l’ancien international Nihat Kahveci se dit « incrédule » et que le commentateur Ahmet Çakar réclame le renvoi immédiat de Montella. Les joueurs eux-mêmes, Arda Güler en tête, présentent leurs excuses à la nation, reconnaissant une « honte » collective.

Au-delà de l’inefficacité offensive, les facteurs extra-sportifs pèsent lourd dans cette débâcle. En Italie, la Gazzetta dello Sport déplore un « gaspillage de talent » et une élimination sous les larmes. Outre-Rhin, la Frankfurter Allgemeine Zeitung et la Süddeutsche Zeitung pointent des choix logistiques désastreux : une arrivée tardive aux États-Unis, un camp de base imposé par la FIFA dans la fournaise de Mesa (Arizona), à 2 500 kilomètres du premier match à Vancouver. S’ajoute une gestion fédérale erratique : le président İbrahim Hacıosmanoğlu, proche du pouvoir politique, ne parle pas anglais, se brouille avec l’ancien sélectionneur Fatih Terim et a omis d’emmener un psychologue sportif alors que les joueurs avouaient leur anxiété face aux critiques sur leurs coupes de cheveux ou leurs barbes. La FIFA n’a par ailleurs convoqué aucun arbitre turc après le scandale de matchs truqués ayant suspendu 140 officiels.

Dans le monde arabe et en Israël, on souligne le paradoxe statistique : jamais depuis 1966 une équipe n’avait tenté autant de tirs sans marquer lors de deux matchs consécutifs de Coupe du monde. L’attaquant paraguayen Matías Galarza, lui, entre dans l’histoire du tournoi avec le but le plus rapide. La presse paraguayenne, de ABC à VS Sports, salue le « caractère héroïque » de son équipe, qui a su résister en infériorité numérique.

Il reste à la Turquie un match sans enjeu face aux États-Unis, déjà qualifiés. L’occasion, peut-être, de sauver l’honneur et de lancer une indispensable restructuration. Car le constat est unanime : ce naufrage collectif ne saurait être imputé au seul destin malheureux.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse européenne continentalePresse latino-américaine
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IndignationScepticismeUrgence

La Turquie, favorite du groupe D, a été éliminée après deux défaites sans but. Montella a déploré une inefficacité sans précédent avec 65 tirs. La presse européenne y voit un gâchis monumental d'une génération dorée.

Presse latino-américaine
UrgenceIndignationIronie

Le coup de gueule viral d'un analyste turc contre Montella résume le désespoir national. Les médias latino-américains ont mis en avant la stérilité tactique et l'effondrement émotionnel après l'élimination.

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samedi 20 juin 2026

La Turquie éliminée sans gloire : une génération dorée sans éclat au Mondial

Favorites de leur groupe, les Turcs quittent la Coupe du monde 2026 après deux défaites sans marquer, révélant les fragilités d’une équipe talentueuse mais sans réalisme.

Le coup de sifflet final à Santa Clara a scellé le sort de la Turquie : une élimination précoce, deux matchs, aucun but inscrit, zéro point. La défaite 0-1 face au Paraguay, concédée dès la deuxième minute sur une frappe lointaine de Matías Galarza, a mis fin à vingt-quatre ans d’attente pour un retour en phase finale de Coupe du monde. Pourtant, les chiffres bruts dessinent une domination turque aussi écrasante que stérile : 65 tirs cumulés, une possession supérieure à 77 % contre le Paraguay, et une supériorité numérique de plus de quarante-cinq minutes après l’expulsion d’un défenseur sud-américain. La réalité du terrain raconte une tout autre histoire, celle d’une possession horizontale, d’un manque de verticalité et de l’incapacité à concrétiser les occasions, les montants repoussant à plusieurs reprises les tentatives de Mert Müldür ou de ses coéquipiers.

L’onde de choc est à la hauteur des espoirs suscités par une génération présentée comme « dorée » : Arda Güler à peine sacré en Ligue des champions avec le Real Madrid, Hakan Çalhanoğlu cadre de l’Inter Milan, Kenan Yıldız révélé à la Juventus. Après un quart de finale à l’Euro 2024, l’équipe de Vincenzo Montella abordait le Mondial avec une confiance débordante, ambitionnant ouvertement le dernier carré. La presse turque, de Hürriyet à Sözcü, parle d’une « catastrophe nationale », certains titres évoquant « l’équipe la plus faible du tournoi » tandis que l’ancien international Nihat Kahveci se dit « incrédule » et que le commentateur Ahmet Çakar réclame le renvoi immédiat de Montella. Les joueurs eux-mêmes, Arda Güler en tête, présentent leurs excuses à la nation, reconnaissant une « honte » collective.

Au-delà de l’inefficacité offensive, les facteurs extra-sportifs pèsent lourd dans cette débâcle. En Italie, la Gazzetta dello Sport déplore un « gaspillage de talent » et une élimination sous les larmes. Outre-Rhin, la Frankfurter Allgemeine Zeitung et la Süddeutsche Zeitung pointent des choix logistiques désastreux : une arrivée tardive aux États-Unis, un camp de base imposé par la FIFA dans la fournaise de Mesa (Arizona), à 2 500 kilomètres du premier match à Vancouver. S’ajoute une gestion fédérale erratique : le président İbrahim Hacıosmanoğlu, proche du pouvoir politique, ne parle pas anglais, se brouille avec l’ancien sélectionneur Fatih Terim et a omis d’emmener un psychologue sportif alors que les joueurs avouaient leur anxiété face aux critiques sur leurs coupes de cheveux ou leurs barbes. La FIFA n’a par ailleurs convoqué aucun arbitre turc après le scandale de matchs truqués ayant suspendu 140 officiels.

Dans le monde arabe et en Israël, on souligne le paradoxe statistique : jamais depuis 1966 une équipe n’avait tenté autant de tirs sans marquer lors de deux matchs consécutifs de Coupe du monde. L’attaquant paraguayen Matías Galarza, lui, entre dans l’histoire du tournoi avec le but le plus rapide. La presse paraguayenne, de ABC à VS Sports, salue le « caractère héroïque » de son équipe, qui a su résister en infériorité numérique.

Il reste à la Turquie un match sans enjeu face aux États-Unis, déjà qualifiés. L’occasion, peut-être, de sauver l’honneur et de lancer une indispensable restructuration. Car le constat est unanime : ce naufrage collectif ne saurait être imputé au seul destin malheureux.

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IndignationScepticismeUrgence

La Turquie, favorite du groupe D, a été éliminée après deux défaites sans but. Montella a déploré une inefficacité sans précédent avec 65 tirs. La presse européenne y voit un gâchis monumental d'une génération dorée.

Presse latino-américaine
UrgenceIndignationIronie

Le coup de gueule viral d'un analyste turc contre Montella résume le désespoir national. Les médias latino-américains ont mis en avant la stérilité tactique et l'effondrement émotionnel après l'élimination.

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