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Géopolitique et Politiquedimanche 21 juin 2026

Iran et États-Unis s’entendent sur une feuille de route pour un accord en 60 jours

La première session de négociations en Suisse a produit un calendrier de discussions techniques et la création d’une cellule de coordination avec le Liban.

La première session de pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, qui s’est tenue dimanche à Burgenstock (Suisse) sous la médiation du Qatar et du Pakistan, a débouché sur une « feuille de route » visant un accord définitif dans un délai de soixante jours, selon un communiqué conjoint des médiateurs. Les deux parties ont également convenu de la mise en place d’une « cellule de déconfliction » avec le Liban pour faire cesser les opérations militaires, ainsi que d’une ligne de communication directe pour prévenir les incidents dans le détroit d’Ormuz. Les discussions techniques doivent se poursuivre tout au long de la semaine dans la station alpine.

La délégation américaine, emmenée par le vice-président J. D. Vance, et la partie iranienne, représentée par le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf, ont néanmoins dû composer avec un climat tendu. Le président Donald Trump a exigé sur son réseau Truth Social que Téhéran « arrête immédiatement ses sbires hautement payés au Liban », sous peine de nouvelles frappes, tandis que M. Qalibaf a répliqué que les forces armées iraniennes étaient « prêtes à répondre d’une manière différente ». Malgré ces échanges, la réunion s’est tenue pendant environ quatre-vingts minutes et les médiateurs ont souligné le caractère « constructif » des discussions.

La cellule de coordination avec le Liban constitue l’avancée la plus concrète. Elle associera les deux parties, la République libanaise et les médiateurs, afin de « garantir le respect de la cessation des opérations militaires au Liban »; toutefois, l’efficacité de ce mécanisme reste incertaine : Israël, qui n’est pas partie aux négociations, affirme vouloir conserver sa liberté d’action contre le Hezbollah, tandis que le mouvement chiite refuse tout cessez-le-feu sans un retrait israélien préalable. La ligne de communication sur le détroit d’Ormuz doit assurer un passage sûr aux navires commerciaux : Téhéran avait menacé de fermer le passage en riposte aux combats au Liban, mais le commandement militaire américain a signalé une traversée normale de cinquante-cinq navires samedi. Parallèlement, selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, des progrès majeurs auraient été enregistrés sur le déblocage d’avoirs iraniens et la levée des restrictions sur les exportations pétrolières.

Ces pourparlers s’inscrivent dans un conflit déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei. Le Hezbollah est entré en guerre le 2 mars, étendant les hostilités au Liban. Un mémorandum d’entente, signé à distance la semaine précédente par Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian, engageait les deux pays à s’abstenir de tout recours à la force, mais n’a pas empêché la poursuite des combats. La feuille de route en soixante jours fixe désormais un calendrier diplomatique serré, avec la poursuite immédiate de négociations techniques qui aborderont le programme nucléaire iranien, les sanctions et les questions de suivi. La cellule libanaise sera, selon Téhéran, la « première véritable mise à l’épreuve » de la volonté d’apaisement.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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La première session de négociations de haut niveau s'est achevée à Bürgenstock, en Suisse, avec un accord sur une feuille de route pour un accord définitif dans les 60 jours. Une cellule de coordination a également été prévue pour garantir le cessez-le-feu au Liban. L'annonce a été faite par les médiateurs, le Qatar et le Pakistan.

Presse latino-américaine
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L'Iran et les États-Unis ont défini une feuille de route pour tenter de conclure un accord final dans les 60 jours, mettant fin au conflit au Moyen-Orient. Ils ont également convenu d'un groupe de résolution des conflits pour garantir l'arrêt des opérations militaires au Liban. Les médiateurs, le Qatar et le Pakistan, ont publié le communiqué conjoint.

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dimanche 21 juin 2026

Iran et États-Unis s’entendent sur une feuille de route pour un accord en 60 jours

La première session de négociations en Suisse a produit un calendrier de discussions techniques et la création d’une cellule de coordination avec le Liban.

La première session de pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, qui s’est tenue dimanche à Burgenstock (Suisse) sous la médiation du Qatar et du Pakistan, a débouché sur une « feuille de route » visant un accord définitif dans un délai de soixante jours, selon un communiqué conjoint des médiateurs. Les deux parties ont également convenu de la mise en place d’une « cellule de déconfliction » avec le Liban pour faire cesser les opérations militaires, ainsi que d’une ligne de communication directe pour prévenir les incidents dans le détroit d’Ormuz. Les discussions techniques doivent se poursuivre tout au long de la semaine dans la station alpine.

La délégation américaine, emmenée par le vice-président J. D. Vance, et la partie iranienne, représentée par le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf, ont néanmoins dû composer avec un climat tendu. Le président Donald Trump a exigé sur son réseau Truth Social que Téhéran « arrête immédiatement ses sbires hautement payés au Liban », sous peine de nouvelles frappes, tandis que M. Qalibaf a répliqué que les forces armées iraniennes étaient « prêtes à répondre d’une manière différente ». Malgré ces échanges, la réunion s’est tenue pendant environ quatre-vingts minutes et les médiateurs ont souligné le caractère « constructif » des discussions.

La cellule de coordination avec le Liban constitue l’avancée la plus concrète. Elle associera les deux parties, la République libanaise et les médiateurs, afin de « garantir le respect de la cessation des opérations militaires au Liban »; toutefois, l’efficacité de ce mécanisme reste incertaine : Israël, qui n’est pas partie aux négociations, affirme vouloir conserver sa liberté d’action contre le Hezbollah, tandis que le mouvement chiite refuse tout cessez-le-feu sans un retrait israélien préalable. La ligne de communication sur le détroit d’Ormuz doit assurer un passage sûr aux navires commerciaux : Téhéran avait menacé de fermer le passage en riposte aux combats au Liban, mais le commandement militaire américain a signalé une traversée normale de cinquante-cinq navires samedi. Parallèlement, selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, des progrès majeurs auraient été enregistrés sur le déblocage d’avoirs iraniens et la levée des restrictions sur les exportations pétrolières.

Ces pourparlers s’inscrivent dans un conflit déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei. Le Hezbollah est entré en guerre le 2 mars, étendant les hostilités au Liban. Un mémorandum d’entente, signé à distance la semaine précédente par Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian, engageait les deux pays à s’abstenir de tout recours à la force, mais n’a pas empêché la poursuite des combats. La feuille de route en soixante jours fixe désormais un calendrier diplomatique serré, avec la poursuite immédiate de négociations techniques qui aborderont le programme nucléaire iranien, les sanctions et les questions de suivi. La cellule libanaise sera, selon Téhéran, la « première véritable mise à l’épreuve » de la volonté d’apaisement.

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La première session de négociations de haut niveau s'est achevée à Bürgenstock, en Suisse, avec un accord sur une feuille de route pour un accord définitif dans les 60 jours. Une cellule de coordination a également été prévue pour garantir le cessez-le-feu au Liban. L'annonce a été faite par les médiateurs, le Qatar et le Pakistan.

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L'Iran et les États-Unis ont défini une feuille de route pour tenter de conclure un accord final dans les 60 jours, mettant fin au conflit au Moyen-Orient. Ils ont également convenu d'un groupe de résolution des conflits pour garantir l'arrêt des opérations militaires au Liban. Les médiateurs, le Qatar et le Pakistan, ont publié le communiqué conjoint.

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