
Iran : deux manifestants exécutés après les protestations de janvier 2026
Téhéran a pendu deux hommes reconnus coupables du meurtre de policiers lors du soulèvement d’Ispahan, tandis que dix condamnés attendent encore leur exécution.
Le 19 juillet 2026, la justice iranienne a annoncé l’exécution d’Erfan Esfandiari, 19 ans, et de Gol-Mohammad Mohammadi, 24 ans, de nationalité afghane, condamnés à mort pour leur rôle présumé dans les violences survenues le 18 janvier 2026 à Ispahan. Selon l’agence Mizan, liée au pouvoir judiciaire, les deux hommes, qualifiés d’« émeutiers armés et extrêmement violents », auraient participé à une « tentative de coup d’État américano-sioniste » durant laquelle quatre membres des forces de l’ordre ont été ligotés, lapidés, aspergés d’essence et brûlés vifs. Les autorités affirment détenir des aveux et des enregistrements vidéo transmis à des médias étrangers, et assurent que les procès se sont déroulés en présence des avocats et conformément à la loi.
Toutefois, des organisations de défense des droits humains basées en Occident, telles qu’Amnesty International et Hengaw, dénoncent des procès expéditifs, l’absence d’avocats indépendants et des aveux extorqués sous la torture. Elles soulignent que les condamnés étaient mineurs au moment des faits selon les standards internationaux et que leurs familles n’ont pas eu accès aux corps. L’ONU, par la voix de son rapporteur spécial, a qualifié le recours à la peine de mort d’« outil de répression » et noté une hausse record des exécutions en Iran depuis le début du conflit armé avec les États-Unis et Israël en février 2025.
Ces exécutions s’inscrivent dans une vague de répression qui a suivi le soulèvement national de janvier 2026, né de la contestation contre la vie chère avant de se muer en mouvement antigouvernemental de grande ampleur. Téhéran attribue ces troubles à une ingérence étrangère et a multiplié les arrestations et les condamnations à mort pour « guerre contre Dieu », « espionnage » ou « collaboration avec l’ennemi ». D’après des ONG norvégiennes et françaises, l’Iran a exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un bilan sans précédent depuis 1989, et le rythme s’est accéléré en 2026 avec déjà plusieurs dizaines de prisonniers politiques mis à mort.
Dix autres accusés du dossier dit du « carrefour Ali-Khani » demeurent en quartier de haute sécurité, leur peine capitale ayant été confirmée par la Cour suprême. Le collectif « Non à la peine de mort » a alerté sur un risque d’exécution imminente, alors que la communauté internationale, notamment l’Union européenne, a condamné ces exécutions et appelé Téhéran à respecter ses engagements en matière de procès équitables. Le sort des autres condamnés reste suspendu aux décisions des autorités judiciaires, dans un climat de tensions régionales exacerbées.
| Presse iranienne et apparentée | +0.70 | aligned |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
| Presse africaine subsaharienne | −0.20 | neutral |
The Iranian regime reaffirms its sovereignty by executing two 'agents of the enemy' and describes the action as a necessary defense against public order threatened by external forces.
The narrative constructs a duality between 'us' (the legitimate state) and 'them' (foreign agents), justifying the death penalty as a response to extreme and premeditated violence.
Iranian sources omit that the executed were very young (18 and 23) and that human rights groups have warned of further executions, as well as the lack of transparency about their trial.
Arab media record the execution as a fact, balancing the official version with human rights concerns without openly taking sides.
The balance between official and critical sources creates an ambivalent narrative that leaves room for interpretation while signaling implicit alarm.
The Arab coverage omits the broader context of the January protests and the fact that many other detainees face execution.
The Western press denounces the execution as a brutal act of repression, highlighting the young ages of the victims and the lack of procedural safeguards.
The use of personal details (ages, missing dates) and references to human rights group warnings evoke empathy and indignation, delegitimizing the state's rationale.
Atlantic sources omit the official version that the men killed four police officers in a violent armed attack.
African news agencies report the story as an official communication, without adding commentary or context, adopting a stance of detached observer.
The choice to reproduce the judicial statement without filtering or integrating other voices neutralizes potential criticism, presenting facts as objective data.
Sub-Saharan African sources omit the ages of the executed and the warnings from human rights groups.
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