
Iran dénonce un « désastre » logistique et un arbitrage controversé au Mondial 2026
Le capitaine Mehdi Taremi fustige la FIFA et les conditions de voyage imposées par les États-Unis, après un match nul contre l’Égypte marqué par un but refusé en fin de rencontre.
Le scénario a basculé dans les ultimes secondes du temps additionnel. Alors que l’Iran croyait tenir sa qualification directe pour les seizièmes de finale grâce à une frappe de Shoja Khalilzadeh, l’assistant a levé son drapeau pour un hors-jeu millimétré, gelant aussitôt l’action et empêchant toute intervention de l’assistance vidéo. Les ralentis diffusés par les télévisions ont pourtant montré que l’attaquant iranien semblait en position licite, mais le coup de sifflet préalable a rendu le VAR impuissant. Ce match nul 1-1 contre l’Égypte, conjugué à un penalty manqué par Mehdi Taremi en première période et à une tête sur la barre transversale, laisse la sélection asiatique troisième du groupe G avec trois points, suspendue aux résultats du samedi pour espérer figurer parmi les huit meilleurs troisièmes.
Au-delà de la controverse arbitrale, c’est la logistique du tournoi qui a cristallisé la colère iranienne. En raison des restrictions migratoires imposées par Washington – qui a refusé des visas à quinze membres de la délégation, dont du personnel d’encadrement –, l’équipe a dû établir son camp de base à Tijuana, au Mexique, et franchir la frontière terrestre pour chacun de ses matchs. Les médias nord-américains ont décrit des contrôles de sécurité durant plusieurs heures et des trajets épuisants, le déplacement vers le premier match contre la Nouvelle-Zélande ayant ainsi excédé cinq heures. La presse latino-américaine, notamment mexicaine et argentine, a largement relayé le sentiment d’un « calvaire migratoire » et d’un abandon institutionnel, Taremi déplorant l’absence de logisticiens et l’obligation de regagner Tijuana immédiatement après la rencontre, sans possibilité de récupération.
Le capitaine iranien n’a pas mâché ses mots devant les journalistes, qualifiant cette Coupe du monde de « désastre » et pointant la responsabilité de la FIFA. Il a révélé que le président Gianni Infantino s’était rendu dans le vestiaire après le premier match en promettant des solutions, mais que rien n’avait été fait. « Qui veut nous aider ? Si on veut nous voir dehors, d’accord, sortons. Mais ce n’est pas juste », a-t-il lancé, selon des propos rapportés par la presse européenne et indienne. L’entraîneur Amir Ghalenoei a, lui, accusé le pays hôte d’avoir traité l’Iran de manière « très injuste », empêchant une préparation adéquate. Ces déclarations interviennent dans un climat géopolitique extrêmement tendu : quelques heures avant le coup d’envoi, les États-Unis avaient mené des frappes contre l’Iran, chaque pays s’accusant de violer le cessez-le-feu conclu une semaine plus tôt. Des supporteurs brandissant des drapeaux iraniens d’avant la révolution et conspuant l’hymne national ont ajouté une dimension politique à la soirée.
Les commentaires de Taremi ont trouvé un écho particulier dans les médias du monde entier. Au Brésil, on a souligné la dureté des critiques envers Infantino et le sentiment d’une équipe « abandonnée ». En Inde, la presse a mis en avant l’appel à l’aide du capitaine et la dénonciation d’un traitement inéquitable. En France et au Royaume-Uni, l’accent a été mis sur l’imbroglio du but refusé et sur la question de la responsabilité de la FIFA dans la gestion des visas. Tous s’accordent à décrire une sélection iranienne évoluant dans des conditions que beaucoup jugent contraires à l’équité sportive, contrainte de « se battre contre tout », comme l’a résumé Taremi.
L’Iran doit désormais patienter. Sa qualification dépend des résultats de Croatie, d’Algérie et de RD Congo, qui jouent ce samedi. En cas d’élimination, le parcours iranien restera comme l’un des épisodes les plus chaotiques de ce Mondial, mêlant controverses arbitrales, restrictions diplomatiques et promesses non tenues.
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Le capitaine iranien accuse ouvertement la FIFA et les États-Unis d'un complot visant à éliminer son équipe de la Coupe du monde. Les restrictions de voyage et le but refusé sont présentés comme les pièces d'une manœuvre géopolitique plus large, transformant le terrain en un ring de résistance contre l'injustice impériale.
Le capitaine iranien s'en prend à la FIFA après qu'une intervention cruelle de la VAR a privé son équipe d'une qualification directe. La fureur pour le but refusé se mêle à la dénonciation d'un Mondial désastreux, mais le récit reste ancré dans la chronique sportive et ses controverses techniques.
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