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Droitdimanche 14 juin 2026

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : l'Europe et l'Asie du Sud-Est durcissent le ton

Alors que la France attend l'aval de Bruxelles pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l'Indonésie renforce sa régulation et le Royaume-Uni mise sur les activités extrascolaires.

La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a réaffirmé samedi son ambition de voir la loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans entrer en vigueur dès la rentrée de septembre. Le texte, remanié par le Sénat, est désormais soumis à l'appréciation de la Commission européenne, qui doit se prononcer d'ici le 10 juillet. Cette attente illustre la complexité d'une régulation nationale dans un cadre juridique européen où la protection des données et la liberté d'expression entrent en tension. En France, le débat public oscille entre la nécessité de protéger la jeunesse des risques numériques et la crainte d'une censure excessive.

De l'autre côté de la Manche, le gouvernement britannique anticipe également une restriction de l'usage des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Pour préparer le terrain, il a annoncé un financement de 132,5 millions de livres sterling destiné aux clubs périscolaires. L'objectif est d'offrir aux enfants des alternatives concrètes – ateliers musicaux, clubs de débat, activités sportives – afin de limiter leur temps d'écran. Cette approche, qui mise sur l'incitation plutôt que la contrainte, contraste avec la méthode française, plus répressive. Les autorités britanniques espèrent que ces investissements permettront de réduire la pression sur les familles et d'encourager un développement social plus équilibré.

En Asie du Sud-Est, l'Indonésie a choisi une voie intermédiaire. Le gouvernement a récemment adopté le règlement PP TUNAS, qui encadre l'usage du numérique par les mineurs sans pour autant l'interdire. Comme l'a souligné le chef de l'agence de développement des ressources humaines du ministère de la Communication et du Numérique, Bonifasius Wahyu Pudjianto, il s'agit de « retarder » l'entrée des enfants dans les espaces numériques à haut risque plutôt que de les en exclure totalement. Parallèlement, la ministre Meutya Hafid appelle les jeunes à devenir des « ambassadeurs d'un Internet sain », tout en rappelant que le gouvernement reste ouvert aux critiques et aux suggestions de la société civile. Cette double stratégie – régulation étatique et responsabilisation individuelle – reflète une approche pragmatique, soucieuse de préserver la liberté d'expression tout en luttant contre les contenus nocifs.

Ces différentes initiatives, bien que divergentes dans leurs modalités, témoignent d'une prise de conscience mondiale face aux dangers du numérique pour la jeunesse. Entre interdiction pure et simple, incitations financières et régulation souple, chaque pays cherche sa voie. L'issue du débat européen sur la proposition française sera scrutée de près, car elle pourrait servir de modèle ou de repoussoir pour d'autres législations. À l'heure où les plateformes sociales sont accusées de favoriser l'addiction, la désinformation et le harcèlement, la question n'est plus de savoir s'il faut agir, mais comment concilier protection de l'enfance et respect des libertés fondamentales.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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La presse européenne continentale présente l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans comme une mesure en cours d'approbation, l'UE devant se prononcer d'ici juillet. L'accent est mis sur la procédure et le calendrier, avec des tons mesurés et sans alarmisme. Le rôle de la Commission européenne en tant qu'arbitre réglementaire est souligné.

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paternalismopragmatismo

Southeast Asian press frames digital regulation as protection for minors, not an outright ban. The government's role in guiding youth toward healthy internet use is emphasized, with a paternalistic but not alarmist tone. The approach is pragmatic, focusing on collective responsibility.

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dimanche 14 juin 2026

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : l'Europe et l'Asie du Sud-Est durcissent le ton

Alors que la France attend l'aval de Bruxelles pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l'Indonésie renforce sa régulation et le Royaume-Uni mise sur les activités extrascolaires.

La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a réaffirmé samedi son ambition de voir la loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans entrer en vigueur dès la rentrée de septembre. Le texte, remanié par le Sénat, est désormais soumis à l'appréciation de la Commission européenne, qui doit se prononcer d'ici le 10 juillet. Cette attente illustre la complexité d'une régulation nationale dans un cadre juridique européen où la protection des données et la liberté d'expression entrent en tension. En France, le débat public oscille entre la nécessité de protéger la jeunesse des risques numériques et la crainte d'une censure excessive.

De l'autre côté de la Manche, le gouvernement britannique anticipe également une restriction de l'usage des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Pour préparer le terrain, il a annoncé un financement de 132,5 millions de livres sterling destiné aux clubs périscolaires. L'objectif est d'offrir aux enfants des alternatives concrètes – ateliers musicaux, clubs de débat, activités sportives – afin de limiter leur temps d'écran. Cette approche, qui mise sur l'incitation plutôt que la contrainte, contraste avec la méthode française, plus répressive. Les autorités britanniques espèrent que ces investissements permettront de réduire la pression sur les familles et d'encourager un développement social plus équilibré.

En Asie du Sud-Est, l'Indonésie a choisi une voie intermédiaire. Le gouvernement a récemment adopté le règlement PP TUNAS, qui encadre l'usage du numérique par les mineurs sans pour autant l'interdire. Comme l'a souligné le chef de l'agence de développement des ressources humaines du ministère de la Communication et du Numérique, Bonifasius Wahyu Pudjianto, il s'agit de « retarder » l'entrée des enfants dans les espaces numériques à haut risque plutôt que de les en exclure totalement. Parallèlement, la ministre Meutya Hafid appelle les jeunes à devenir des « ambassadeurs d'un Internet sain », tout en rappelant que le gouvernement reste ouvert aux critiques et aux suggestions de la société civile. Cette double stratégie – régulation étatique et responsabilisation individuelle – reflète une approche pragmatique, soucieuse de préserver la liberté d'expression tout en luttant contre les contenus nocifs.

Ces différentes initiatives, bien que divergentes dans leurs modalités, témoignent d'une prise de conscience mondiale face aux dangers du numérique pour la jeunesse. Entre interdiction pure et simple, incitations financières et régulation souple, chaque pays cherche sa voie. L'issue du débat européen sur la proposition française sera scrutée de près, car elle pourrait servir de modèle ou de repoussoir pour d'autres législations. À l'heure où les plateformes sociales sont accusées de favoriser l'addiction, la désinformation et le harcèlement, la question n'est plus de savoir s'il faut agir, mais comment concilier protection de l'enfance et respect des libertés fondamentales.

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La presse européenne continentale présente l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans comme une mesure en cours d'approbation, l'UE devant se prononcer d'ici juillet. L'accent est mis sur la procédure et le calendrier, avec des tons mesurés et sans alarmisme. Le rôle de la Commission européenne en tant qu'arbitre réglementaire est souligné.

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