
Iran arrache le nul face à la Nouvelle-Zélande dans un Mondial sous tension géopolitique
Sous les yeux de 70 000 spectateurs à Los Angeles, l'Iran a effacé deux buts de retard pour décrocher un match nul 2-2, tandis que le contexte de guerre et de manifestations pesait sur la rencontre.
Le football a fini par reprendre ses droits, mais c’est un match lourd de symboles qui s’est déroulé lundi soir au SoFi Stadium d’Inglewood, en Californie. Pour son entrée dans la Coupe du monde 2026, l’Iran a tenu tête à la Nouvelle-Zélande (2-2) au terme d’une rencontre disputée devant 70 108 spectateurs, dans un stade acquis à la cause du « Team Melli ». Les médias asiatiques saluent la résilience d’une équipe qui préserve l’invincibilité des représentants du continent dans ce tournoi, tandis que la presse latino-américaine ironise sur une « empatitis » – une épidémie de matchs nuls – qui frappe la compétition depuis son coup d’envoi.
Pourtant, rien ne prédisposait ce duel à un tel équilibre. La Nouvelle-Zélande, nation la moins bien classée au classement FIFA parmi les participants, a frappé deux fois par l’intermédiaire d’Elijah Just. L’ailier de Motherwell, en Écosse, a ouvert le score dès la 7e minute sur un service de Chris Wood, avant de récidiver à la 55e, devenant le premier Néo-Zélandais à inscrire un doublé en phase finale de Coupe du monde. Mais l’Iran, porté par une foule bruyante et en dépit d’un contexte logistique éprouvant, a répliqué avec caractère : Ramin Rezaeian a égalisé une première fois à la 33e minute, puis a offert le centre décisif pour la tête de Mohammad Mohebbi à la 64e. Ce match nul prolonge la disette historique des « All Whites », qui n’ont toujours pas remporté le moindre match en trois participations mondiales.
Ce résultat s’inscrit dans une première journée de Groupe G particulièrement indécise. Quelques heures plus tôt, la Belgique de Domenico Tedesco avait été contrainte au partage des points par l’Égypte (1-1), sauvée par un but contre son camp de Mohamed Hany après avoir été menée. Les quatre équipes – Iran, Nouvelle-Zélande, Belgique et Égypte – se retrouvent donc à égalité avec un point, une configuration qui, selon les observateurs indonésiens et indiens, promet une lutte acharnée jusqu’à la dernière journée. La presse brésilienne souligne que ce Iran-Nouvelle-Zélande fut l’un des duels les plus animés du début de tournoi, bien au-delà des pronostics.
L’affrontement sportif s’est toutefois déroulé dans un climat géopolitique exceptionnel. La participation même de l’Iran était incertaine après le déclenchement, fin février, d’une guerre opposant les États-Unis et Israël à Téhéran. La FIFA a rejeté la demande iranienne de délocaliser ses matchs hors du territoire américain, contraignant la sélection à établir son camp de base à Tijuana, au Mexique, et à ne pénétrer aux États-Unis que la veille des rencontres. À l’extérieur du stade, des manifestants brandissaient le drapeau au lion et au soleil de l’Iran pré-révolutionnaire, certains huèrent l’hymne national, tandis qu’un accord de paix préliminaire entre Washington et Téhéran était annoncé la veille. La presse anglo-saxonne, du Los Angeles Times à The Independent, insiste sur la détermination des joueurs à « simplement jouer au football » et à unir les Iraniens par le sport.
La suite s’annonce tout aussi scrutée. L’Iran retrouvera la Belgique le 21 juin dans la même enceinte californienne, pendant que la Nouvelle-Zélande défiera l’Égypte à Vancouver, au Canada. Dans un groupe où chaque point comptera double, la capacité des Iraniens à surmonter les obstacles extra-sportifs pourrait devenir un atout aussi précieux que leur combativité sur le terrain.
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L'Iran et la Nouvelle-Zélande ont fait match nul 2-2 lors de leur premier match de Coupe du monde. Elijah Just a marqué deux fois pour la Nouvelle-Zélande, tandis que Ramin Rezaeian et Mohammad Mohebi ont répondu pour l'Iran. Les quatre équipes du groupe G comptent désormais un point chacune.
Après des mois d'incertitude sur la participation de l'Iran en raison de la guerre, l'équipe est finalement entrée sur le terrain et a fait match nul 2-2 avec la Nouvelle-Zélande. Le match s'est déroulé dans le calme malgré quelques protestations éparses, les joueurs soulignant qu'ils étaient là pour jouer au football et rassembler les gens.
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