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Économiemardi 16 juin 2026

Japon : la banque centrale relève son taux à 1 %, un niveau inégalé depuis 1995

Sous la pression de la guerre en Iran et de la flambée des prix énergétiques, la BoJ a procédé à un nouveau resserrement monétaire, alignant sa politique sur celle des autres grandes banques centrales.

La Banque du Japon (BoJ) a décidé, le 16 juin, de relever son taux directeur de 0,75 % à 1 %, un seuil que l’archipel n’avait plus connu depuis septembre 1995. Adoptée par sept voix contre une, en l’absence du gouverneur Kazuo Ueda hospitalisé pour une infection hépatique, cette décision marque la première hausse depuis décembre dernier et confirme la normalisation accélérée d’une politique monétaire restée accommodante pendant près de trois décennies. Le vice-gouverneur Shinichi Uchida, qui tenait la conférence de presse, a prévenu que d’autres relèvements suivraient, fonction de l’évolution des prix et de l’activité.

Ce resserrement intervient dans un contexte géopolitique brûlant. La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué une envolée des cours du brut, frappant de plein fouet un Japon qui importe la quasi-totalité de son pétrole et de son gaz. Les médias du Moyen-Orient, comme le quotidien libanais An-Nahar ou la chaîne Sky News Arabia, insistent sur le lien direct entre le conflit et la décision de Tokyo, tandis que la presse russe souligne que la hausse des taux n’a pas empêché l’indice Nikkei 225 de franchir pour la première fois les 70 000 points. Si un mémorandum de paix a été signé entre Washington et Téhéran, les responsables de la BoJ restent prudents : les approvisionnements alternatifs atténuent le risque de récession, mais l’inflation sous-jacente pourrait dépasser la cible de 2 %.

La décision japonaise s’inscrit dans un mouvement mondial de durcissement monétaire. La Banque centrale européenne a, elle aussi, relevé ses taux la semaine précédente, les portant entre 2,25 % et 2,65 %, tandis que la Banque d’Indonésie a fait de même et que la Réserve fédérale américaine se réunit cette semaine. Les commentateurs européens, du Figaro à Il Sole 24 Ore, notent que le Japon, longtemps exception avec ses taux nuls ou négatifs, rejoint désormais le camp des banques centrales combattant l’inflation importée. En Amérique latine, les analystes brésiliens et argentins y voient un alignement supplémentaire sur une tendance globale qui fragilise les monnaies des pays émergents face au dollar.

Reste que la BoJ avance sur une ligne de crête. L’inflation annuelle de base est retombée à 1,4 % en avril, son plus bas niveau en quatre ans, et le yen n’a pas réagi à la hausse des taux, signe que les marchés doutent de l’efficacité de la manœuvre. La réduction progressive des achats d’obligations d’État, qui ralentira à partir d’avril prochain, illustre la prudence de l’institution. La voix dissidente du conseiller Toichiro Asada, nommé par l’ex-première ministre Sanae Takaichi, rappelle que le camp des « colombes » craint un freinage trop brutal de l’économie. Pour un pays qui a passé vingt ans à lutter contre la déflation, ce changement de paradigme, aussi nécessaire soit-il, n’est pas sans périls.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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La banque centrale japonaise a relevé ses taux à 1 % pour la première fois en 31 ans, allant à l'encontre des souhaits de la Première ministre Takaichi et sous la pression des États-Unis. Cette mesure vise à combattre l'inflation provoquée par les perturbations énergétiques et l'effondrement du yen, mais elle expose des fractures politiques et une influence extérieure sur la politique monétaire de Tokyo.

Stampa latinoamericana/ mercato
allarmeurgenza

Le Japon a relevé ses taux à 1 %, leur plus haut niveau en 31 ans, sous l'effet de la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran et le Liban. Cette décision reflète le choc inflationniste mondial dû aux perturbations énergétiques au Moyen-Orient, même si un accord de paix entre Washington et Téhéran a été annoncé.

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mardi 16 juin 2026

Japon : la banque centrale relève son taux à 1 %, un niveau inégalé depuis 1995

Sous la pression de la guerre en Iran et de la flambée des prix énergétiques, la BoJ a procédé à un nouveau resserrement monétaire, alignant sa politique sur celle des autres grandes banques centrales.

La Banque du Japon (BoJ) a décidé, le 16 juin, de relever son taux directeur de 0,75 % à 1 %, un seuil que l’archipel n’avait plus connu depuis septembre 1995. Adoptée par sept voix contre une, en l’absence du gouverneur Kazuo Ueda hospitalisé pour une infection hépatique, cette décision marque la première hausse depuis décembre dernier et confirme la normalisation accélérée d’une politique monétaire restée accommodante pendant près de trois décennies. Le vice-gouverneur Shinichi Uchida, qui tenait la conférence de presse, a prévenu que d’autres relèvements suivraient, fonction de l’évolution des prix et de l’activité.

Ce resserrement intervient dans un contexte géopolitique brûlant. La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué une envolée des cours du brut, frappant de plein fouet un Japon qui importe la quasi-totalité de son pétrole et de son gaz. Les médias du Moyen-Orient, comme le quotidien libanais An-Nahar ou la chaîne Sky News Arabia, insistent sur le lien direct entre le conflit et la décision de Tokyo, tandis que la presse russe souligne que la hausse des taux n’a pas empêché l’indice Nikkei 225 de franchir pour la première fois les 70 000 points. Si un mémorandum de paix a été signé entre Washington et Téhéran, les responsables de la BoJ restent prudents : les approvisionnements alternatifs atténuent le risque de récession, mais l’inflation sous-jacente pourrait dépasser la cible de 2 %.

La décision japonaise s’inscrit dans un mouvement mondial de durcissement monétaire. La Banque centrale européenne a, elle aussi, relevé ses taux la semaine précédente, les portant entre 2,25 % et 2,65 %, tandis que la Banque d’Indonésie a fait de même et que la Réserve fédérale américaine se réunit cette semaine. Les commentateurs européens, du Figaro à Il Sole 24 Ore, notent que le Japon, longtemps exception avec ses taux nuls ou négatifs, rejoint désormais le camp des banques centrales combattant l’inflation importée. En Amérique latine, les analystes brésiliens et argentins y voient un alignement supplémentaire sur une tendance globale qui fragilise les monnaies des pays émergents face au dollar.

Reste que la BoJ avance sur une ligne de crête. L’inflation annuelle de base est retombée à 1,4 % en avril, son plus bas niveau en quatre ans, et le yen n’a pas réagi à la hausse des taux, signe que les marchés doutent de l’efficacité de la manœuvre. La réduction progressive des achats d’obligations d’État, qui ralentira à partir d’avril prochain, illustre la prudence de l’institution. La voix dissidente du conseiller Toichiro Asada, nommé par l’ex-première ministre Sanae Takaichi, rappelle que le camp des « colombes » craint un freinage trop brutal de l’économie. Pour un pays qui a passé vingt ans à lutter contre la déflation, ce changement de paradigme, aussi nécessaire soit-il, n’est pas sans périls.

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La banque centrale japonaise a relevé ses taux à 1 % pour la première fois en 31 ans, allant à l'encontre des souhaits de la Première ministre Takaichi et sous la pression des États-Unis. Cette mesure vise à combattre l'inflation provoquée par les perturbations énergétiques et l'effondrement du yen, mais elle expose des fractures politiques et une influence extérieure sur la politique monétaire de Tokyo.

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Le Japon a relevé ses taux à 1 %, leur plus haut niveau en 31 ans, sous l'effet de la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran et le Liban. Cette décision reflète le choc inflationniste mondial dû aux perturbations énergétiques au Moyen-Orient, même si un accord de paix entre Washington et Téhéran a été annoncé.

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