
Hausse historique des frais de visa : le Japon et les États-Unis révisent leurs politiques migratoires
Tokyo augmente pour la première fois depuis 1978 ses tarifs consulaires, tandis que Washington expérimente un service accéléré à 750 dollars.
Le 1er juillet 2026 marquera une double rupture dans les politiques migratoires des grandes puissances : le Japon relève considérablement ses frais de visa pour les ressortissants étrangers, une première en quarante-huit ans, tandis que les États-Unis lancent un programme pilote permettant, moyennant un surcoût, d’obtenir un entretien consulaire sous dix jours.
Selon des documents officiels consultés par la presse nippone et des agences internationales, Tokyo a révisé un arrêté ministériel datant de 1978 pour faire passer le visa à entrée unique de 3 000 à 15 000 yens (environ 93 euros) et le visa à entrées multiples de 6 000 à 30 000 yens. Le ministre des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a justifié cette décision par la nécessité d’intégrer l’inflation et les fluctuations des taux de change accumulées en près de cinq décennies. Les autorités japonaises écartent tout effet dissuasif sur le tourisme international et soulignent que ces nouveaux tarifs restent inférieurs à ceux pratiqués en Occident : la prolongation de visa aux États-Unis coûte entre 420 et 470 dollars, et en Allemagne entre 93 et 98 euros.
La refonte tarifaire s’étend au‑delà des visas de court séjour. Le plafond pour un changement de statut de résident ou une prolongation de séjour passe de 10 000 à 100 000 yens, tandis que la demande de résidence permanente bondit de 10 000 à 300 000 yens. Le gouvernement compte affecter ces recettes supplémentaires à la gestion d’une population étrangère record – 4,13 millions de personnes fin 2025 –, au renforcement des programmes d’apprentissage du japonais et à la lutte contre les dépassements de durée de séjour. Les milieux diplomatiques européens, habitués à une coopération économique étroite avec le Japon, relativisent l’impact pour leurs ressortissants mais anticipent des tensions pour les pays émergents d’Asie du Sud-Est et d’Afrique, dont les diasporas sont nombreuses dans l’archipel.
À Washington, l’initiative relève d’un calendrier distinct mais répond à une logique de gestion des flux. À partir du 1er juillet et jusqu’au 31 décembre 2026, le Département d’État expérimente un service « premium » pour les demandeurs de visas de tourisme et d’affaires (B1/B2). En acquittant 750 dollars supplémentaires – en sus des 185 dollars standard –, un postulant pourra décrocher un rendez-vous en moins de dix jours. L’administration Trump, citée par l’Associated Press, précise qu’il ne s’agit pas d’une voie d’approbation accélérée mais d’un simple raccourcissement du délai d’entretien. Ce dispositif vise à résorber les retards accumulés dans les consulats après le durcissement des contrôles, notamment l’exigence de dépôts de garantie dans certains pays et l’élargissement des informations personnelles demandées.
Des observateurs d’Amérique latine et des Caraïbes, où les temps d’attente pour un visa américain peuvent dépasser un an, considèrent que ce service à deux vitesses creusera les inégalités entre candidats solvables et les autres. Le Département d’État évaluera la demande, le volume de requêtes et l’évolution des délais avant de décider d’une prolongation ou d’une extension à d’autres postes diplomatiques. Au Japon, la mesure est définitive pour les demandes déposées après le 1er juillet, sans clause de revoyure à court terme.
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À partir du 1er juillet, les États-Unis lanceront un service premium optionnel permettant aux demandeurs de visa B1/B2 de payer un supplément pour réduire drastiquement les délais d’entretien. Ce projet pilote est présenté comme un avantage très attendu qui facilitera la démarche à des millions de voyageurs et professionnels.
Pour la première fois en 48 ans, le Japon augmente les frais de visa pour les ressortissants étrangers : le visa simple entrée passe de 3 000 à 15 000 yens à partir de juillet 2026. Les médias indonésiens convertissent la hausse en roupies et préviennent les voyageurs de s’attendre à des coûts nettement plus élevés.
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