
Gaza : Israël érige une barrière de terre au-delà de la ligne de cessez-le-feu, l’ONU dénonce de possibles crimes de guerre
La construction d’un mur de séparation et la poursuite des frappes meurtrières malgré la trêve d’octobre 2025 alimentent les craintes d’une division permanente de l’enclave palestinienne.
L’armée israélienne construit à un rythme accéléré une barrière de terre de plus de 23 kilomètres à l’intérieur de la bande de Gaza, empiétant par endroits de plusieurs centaines de mètres au-delà de la « ligne jaune » fixée par l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025. Selon des images satellite de la société Planet Labs analysées par l’agence Associated Press et le quotidien Haaretz, cet ouvrage, qui traverse des zones résidentielles rasées, s’étend désormais jusqu’à 1 300 mètres à l’ouest de la ligne de démarcation dans le secteur de Rafah. Parallèlement, le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a averti que les attaques israéliennes continuaient de tuer des civils palestiniens, avec plus de 1 100 morts recensés depuis l’entrée en vigueur de la trêve, et a évoqué de possibles crimes de guerre.
L’état-major israélien a confirmé la construction d’une « barrière physique dans la zone de la ligne jaune », destinée selon lui à « réduire les frictions et prévenir les infiltrations » afin de protéger les troupes et les communautés israéliennes riveraines. Il a également indiqué avoir établi une « zone de sécurité » dotée de moyens de renseignement. De son côté, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU, par la voix de son porte-parole Thameen Al-Kheetan, a souligné que la mort de civils dans ces frappes, y compris dans des zones situées en dehors de la zone tampon israélienne, « suscite des inquiétudes quant à la persistance de violations du droit international humanitaire, de crimes de guerre et d’autres crimes atroces ». Les autorités de Gaza, citées par des médias palestiniens, affirment que l’État hébreu a commis 3 795 violations de l’accord de trêve depuis octobre.
L’avancée de cette barrière, combinée au déplacement vers l’ouest des blocs jaunes qui matérialisent la ligne de séparation, accroît la superficie sous contrôle israélien, que le premier ministre Benyamin Nétanyahou a dit vouloir porter à 70 % de l’enclave. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ces mouvements de la ligne jaune se sont accompagnés de déplacements forcés de Palestiniens. La barrière, qui relie déjà Khan Younès à la périphérie de Gaza-Ville, divise de facto la bande de Gaza en deux, renforçant les craintes palestiniennes d’une frontière permanente. L’accord de cessez-le-feu, parrainé par les États-Unis, prévoyait pourtant un retrait israélien complet et faisait de la ligne jaune une démarcation temporaire.
L’ONU a appelé les États tiers à prendre des mesures immédiates pour garantir le respect du cessez-le-feu, mettre fin aux violations et assurer l’obligation de rendre des comptes. La commission de colonisation et de résistance au mur, citée par l’agence Wafa, a par ailleurs documenté une accélération des confiscations de terres en Cisjordanie occupée, avec sept nouvelles ordonnances militaires en une semaine visant près de 90 kilomètres carrés. Alors que le commandement central américain (Centcom) et le Conseil de paix ne se sont pas prononcés sur la barrière, la dynamique sur le terrain semble éloigner la perspective d’un règlement négocié. Les vérifications indépendantes des décès se poursuivent à Genève, tandis que la construction de la barrière, elle, continue de progresser.
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.90 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | +0.50 | aligned |
| Presse latino-américaine | −0.80 | critical |
L'armée israélienne agit selon ses besoins de sécurité pour maintenir le contrôle de la zone tampon.
En se concentrant sur des mesures satellitaires précises et des détails techniques, le récit présente la barrière comme un projet d'ingénierie militaire de routine, évitant tout jugement juridique ou moral.
L'avertissement de l'ONU concernant d'éventuels crimes de guerre et les victimes civiles sont omis, ainsi que le fait que la barrière s'étend au-delà de la ligne de cessez-le-feu convenue.
L'occupation israélienne poursuit ses massacres et crimes de guerre contre les civils palestiniens, sans égard pour le cessez-le-feu.
En utilisant des termes comme 'penjajah' (occupants) et 'pembantaian' (massacre), et en soulignant la condamnation de l'ONU, le récit présente les événements comme un cas clair d'agression et de victimisation.
La justification stratégique de la barrière et le fait qu'elle soit construite dans le contexte d'un cessez-le-feu sont omis, ainsi que toute mention du rôle du Hamas.
L'amour et la détermination d'une famille ont surmonté les barrières de la guerre, apportant espoir et réunion.
En se concentrant sur une seule histoire humaine édifiante, le récit évite de s'engager dans le conflit en cours et la construction de la barrière, suggérant implicitement que la résilience individuelle est plus importante que les questions politiques.
La construction de la barrière, l'avertissement de l'ONU sur les crimes de guerre et le contexte plus large de la violence sont entièrement omis, présentant une version édulcorée de la situation.
Israël étend illégalement son occupation en construisant un mur qui divise Gaza, poursuivant son offensive malgré le cessez-le-feu.
En utilisant des termes comme 'expansión ilegal' et 'ofensiva', et en citant la dénonciation de l'ONU, le récit présente la barrière comme une violation claire du droit international et un acte d'agression.
Les préoccupations de sécurité d'Israël et le fait que la barrière soit dans le contexte d'un cessez-le-feu sont omis, ainsi que toute mention du contrôle du Hamas sur la zone.
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