
Gaza, grande oubliée des pourparlers américano-iraniens après mille jours de guerre
Alors que Washington et Téhéran négocient une sortie de crise régionale, la bande de Gaza demeure exclue des accords et prisonnière d’une violence persistante, sans horizon politique.
Signé à la mi-juin 2026, le mémorandum d’entente américano-iranien destiné à clore la guerre au Moyen-Orient ne comporte aucune mention de la bande de Gaza. Ce silence contraste avec le rôle de détonateur joué par le territoire palestinien : l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 avait déclenché une riposte militaire massive, puis l’embrasement régional impliquant le Hezbollah, les houthistes yéménites et, finalement, l’Iran lui-même. Selon des sources proches du Hamas citées par la presse arabophone, cette omission a suscité la déception de certains responsables du mouvement palestinien.
Pour des analystes du Conseil européen des relations internationales, cette absence reflète un recul de la valeur stratégique du Hamas aux yeux de Téhéran. Des experts militaires israéliens avancent que l’attaque d’octobre 2023 aurait pris l’Iran de court, Téhéran ne souhaitant pas une guerre à ce moment-là. D’après ces mêmes sources, la priorité iranienne se serait déplacée vers la préservation du Hezbollah comme pilier de l’équilibre régional. Parallèlement, des diplomates occidentaux en poste à Jérusalem décrivent un blocage politique : « Gaza est absente de l’accord non parce que la guerre est terminée, mais parce qu’aucun cadre politique crédible n’existe pour l’après-guerre. »
Sur le terrain, le cessez-le-feu conclu en octobre 2025 sous l’égide du plan Trump reste largement théorique. L’UNICEF rapporte que 275 enfants ont été tués par l’armée israélienne depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Une commission d’enquête indépendante de l’ONU a conclu qu’Israël a délibérément visé des enfants, y compris après le cessez-le-feu – des accusations que l’État hébreu rejette. Les témoignages recueillis par des organisations humanitaires européennes font état d’une population épuisée, confrontée à des pénuries d’eau et de nourriture, et dont 96 % des enfants, selon le Fonds des Nations unies pour la population, vivent dans la crainte permanente de la mort.
Ce millième jour de guerre, atteint le 3 juillet 2026, relance le débat sur les limites de la supériorité militaire israélienne. Des analyses publiées dans la presse indonésienne soulignent que, malgré des destructions massives, l’objectif politique d’éradication de la résistance palestinienne n’a pas été atteint. La capacité de Tel-Aviv à traduire sa puissance de feu en résultats politiques durables est de plus en plus mise en doute dans les cercles stratégiques du Sud global.
En coulisses, des négociations se poursuivent au Caire, réunissant des factions palestiniennes – dont le Hamas –, le Conseil de paix mis en place par le président Trump, ainsi que le Qatar et la Turquie. Selon des sources diplomatiques et sécuritaires, une feuille de route est à l’étude, combinant désarmement progressif du Hamas et mise en place d’autorités transitoires. Toutefois, les médias israéliens rapportent que le gouvernement de Benjamin Netanyahou s’opposerait à un tel cadre. Pour l’heure, constatent les analystes européens, ce processus diplomatique n’existe guère au-delà de la table des pourparlers, et la reconstruction de Gaza reste hors de portée.
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After a thousand days of war, Gaza is forgotten by the world as major powers negotiate deals that exclude it. Palestinians feel abandoned and without international support, as global attention shifts elsewhere.
Lebanon exits the UN umbrella with a deal that ignores Gaza, while Hezbollah had justified its war as support for the Strip. Attention shifts to internal Lebanese balances and demilitarization, leaving Gaza on the sidelines.
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