
Quand le Mondial adopte le show de la mi-temps à l’américaine
Entre exigences caritatives et ambitions commerciales, la FIFA bouleverse le temps du football avec un concert de stars.
Lionel Messi et ses coéquipiers s’en souviennent. Lors de la finale de la Copa América 2024, à Miami, ils avaient patienté vingt-cinq minutes dans le vestiaire, les muscles refroidis, tandis que Shakira chantait sur la pelouse. Un show non prévu par le règlement, imposé par l’appétit du spectacle. Ce dimanche 19 juillet 2026, pour la finale de la Coupe du monde au MetLife Stadium du New Jersey, le scénario se répète, mais cette fois savamment orchestré : pour la première fois, la FIFA programme un concert de mi-temps calqué sur le modèle du Super Bowl.
Sous la houlette artistique de Chris Martin, leader de Coldplay, une affiche internationale — Madonna, Shakira, le groupe coréen BTS, Justin Bieber — doit livrer un spectacle de onze minutes, promet l’organisation. Mais la durée réelle du repos s’annonce plus longue. Selon plusieurs médias, le montage et le démontage de la scène pourraient porter la pause totale à plus d’une vingtaine de minutes, une pratique déjà expérimentée lors de la finale du Mondial des clubs en 2025 où Coldplay, J Balvin et Doja Cat s’étaient produits pendant vingt-quatre minutes. Le règlement de l’International Football Association Board (Ifab) plafonne pourtant l’interruption à un quart d’heure, mais la FIFA semble prête à l’assouplir, quitte à faire grincer des dents les puristes.
Derrière cette innovation, un double mouvement. D’un côté, la volonté de séduire le public américain, moins familier du football traditionnel et habitué aux grandes machines du divertissement. De l’autre, une opération caritative en faveur du FIFA Global Citizen Education Fund, qui espère récolter cent millions de dollars pour l’éducation et l’accès au football des enfants défavorisés. La pop culture devient ainsi un vecteur d’humanitaire, mêlant philanthropie et soft power. Dans une Amérique où le « soccer » reste loin derrière le football américain, le basketball ou le baseball, l’événement vise à élargir l’audience bien au-delà des stades.
Les réactions ne sont pas uniformes. En Europe, où le football est vécu comme un rite davantage que comme un show, les critiques fusent. Le chanteur Robert Smith, du groupe The Cure, a dénoncé sur Instagram l’idée même d’un concert à la mi-temps, non contre les artistes, mais contre la marchandisation de l’instant. La presse britannique évoque un « compromis » risqué pour le bien-être des joueurs : les muscles se refroidissent, le rythme cardiaque chute, les risques de blessure augmentent. En Amérique latine, l’expérience de la Copa América 2024 a laissé des traces : l’Argentine de Messi, une nouvelle fois en finale, sait que ce break prolongé pourrait bousculer sa préparation. Mais les audiences mondiales — plus d’un milliard de téléspectateurs attendus — ne devraient pas bouder ce cocktail inédit de sport et de musique.
Au moment où l’arbitre sifflera la fin de la première mi-temps, une armée de techniciens envahira la pelouse du MetLife Stadium, déroulera des protections, montera des écrans géants. Le vert du gazon disparaîtra sous le gris des structures. L’espace d’un quart d’heure, le rectangle sacré du jeu se transformera en scène de concert global. Reste à savoir si, vingt minutes plus tard, le ballon retrouvera une herbe immaculée et des joueurs encore chauds. Une image inédite pour une Coupe du monde qui aura décidément fait tomber bien des barrières.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
The 2026 World Cup final will feature a historic halftime show with global superstars; fans should not miss this spectacle.
By providing detailed logistical information and emphasizing the star power, the coverage normalizes the show as an integral part of the event, making it seem natural and expected.
The closing ceremony of the 2026 World Cup final includes world-famous artists; here are the details to follow it.
A simple list of performers and times, without critical commentary, presents the show as a normal and expected element of the final.
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