
Explosion meurtrière dans un café de Damas : neuf morts, vingt blessés
L'attaque à l'engin explosif improvisé, survenue jeudi près du palais de justice, illustre la persistance de foyers d'insécurité dans la capitale syrienne depuis la chute de Bachar al-Assad.
Jeudi après-midi, une explosion a visé le café Al-Mashiriya, rue Al-Nasr dans le quartier de Hijaz à Damas, à proximité immédiate du palais de justice. Selon un bilan communiqué par le ministère syrien de l'Intérieur, l'attentat a fait neuf morts et vingt blessés, certains grièvement atteints. Les services de secours ont transféré les victimes vers plusieurs établissements hospitaliers de la capitale, notamment l'hôpital de Damas, celui du Croissant-Rouge et l'hôpital Ibn al-Nafis, où des interventions chirurgicales d'urgence ont été pratiquées pour des lésions abdominales et thoraciques.
Le ministère de l'Intérieur a qualifié l'explosion d'« attentat terroriste » et précisé, à l'issue des premières constatations, que l'engin utilisé était une bombe artisanale d'environ un kilogramme, chargée de shrapnels métalliques. Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé le secteur, tandis que des équipes de déminage et des unités cynophiles procédaient à des ratissages pour écarter la présence d'autres dispositifs. Les enquêteurs de la police criminelle recueillent des preuves matérielles, analysent les enregistrements de vidéosurveillance et auditionnent les témoins. Aucune revendication n'a été signalée dans l'immédiat.
Depuis l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement à Damas en décembre 2024, après l'éviction de l'ancien président Bachar al-Assad, la capitale syrienne connaît des incidents de sécurité sporadiques. En mai, un soldat a été tué par l'explosion d'une voiture piégée près du ministère de la Défense. En juin, un attentat-suicide dans une église du quartier de Doueila a fait vingt-cinq morts ; revendiqué par un groupe extrémiste, il a été attribué par les autorités à l'organisation État islamique. Ces événements, bien que limités en fréquence, rappellent la fragilité de la situation sécuritaire dans une Syrie morcelée par plus d'une décennie de conflit.
Pour les observateurs de la région, la persistance de tels actes souligne les difficultés auxquelles sont confrontées les nouvelles autorités pour rétablir un monopole de la violence légitime sur l'ensemble du territoire. L'enquête en cours devra déterminer si l'attaque est le fait de cellules dormantes liées à des groupes djihadistes, de réseaux affiliés à l'ancien régime ou d'autres acteurs cherchant à déstabiliser la transition. Le gouverneur de Damas a promis que les responsables seraient traduits en justice, tandis que le ministère de l'Intérieur a appelé la population à ne pas relayer de rumeurs et à s'en tenir aux canaux officiels. Les prochaines étapes incluent la publication des résultats de l'enquête et, potentiellement, un renforcement des mesures de sécurité dans la capitale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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The explosion in Damascus is reported as a tragic incident, with authorities attributing it to an improvised device. Coverage focuses on the human cost and the need for security, without delving into political implications.
The explosion in Damascus is framed as part of a broader pattern of terrorism sponsored by Israel and the United States against Syria and its allies. The narrative emphasizes the victimization of the Syrian people and the need for resolute resistance.
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