
En Cisjordanie, un raid de colons sous escorte militaire fait deux morts palestiniens
L’incursion de colons israéliens dans le village de Deir Jarir, protégés par l’armée, a entraîné la mort de deux Palestiniens et plusieurs blessés, illustrant l’escalade des violences en Cisjordanie occupée.
Deux Palestiniens ont été tués par balles et plusieurs autres blessés dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 juillet, lors d’une incursion de colons israéliens dans le village de Deir Jarir, à l’est de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Le ministère palestinien de la Santé a identifié les victimes comme Awda Abdul Rahim Awda Farakhna, 53 ans, membre du conseil villageois, et Ahmad Adel Rashid Abu Mukh, 26 ans. Selon le Croissant-Rouge palestinien, trois autres personnes ont été atteintes, dont un homme de 55 ans dont l’état a nécessité une réanimation cardio-respiratoire durant son transfert vers un hôpital de Ramallah, les infrastructures médicales locales étant insuffisantes.
D’après le récit de témoins recueilli par l’Agence France-Presse et confirmé par le président du conseil villageois, Eid Hammad, des colons ont pénétré dans la vieille ville sous la protection de l’armée et de la police israéliennes, ont fouillé des habitations et des étables, marqué des moutons en vue de les saisir, puis chargé le bétail dans un véhicule. Les habitants ont tenté de s’opposer à cette opération, déclenchant des affrontements au cours desquels des tirs ont visé des jeunes du village. Des sources locales rapportent également que les forces israéliennes ont ouvert le feu en direction d’une ambulance qui évacuait un blessé, et que des grenades lacrymogènes ont été lancées contre des maisons.
L’armée israélienne a fourni une version différente des faits. Dans un communiqué, elle indique que des soldats, des gardes-frontières et des policiers sont intervenus à Deir Jarir « après avoir reçu des informations selon lesquelles des civils israéliens étaient entrés dans la zone pour récupérer du bétail leur appartenant », et que les forces ont été déployées « pour éviter des frictions ». Le communiqué précise que des « terroristes » ont lancé des pierres et des blocs de béton, blessant deux membres des forces de sécurité, ce qui a conduit à des tirs de riposte « pour écarter la menace ». Les autorités israéliennes n’ont pas commenté les allégations de vol de bétail ni les tirs sur l’ambulance.
Cet épisode s’inscrit dans une vague de violences en nette aggravation en Cisjordanie depuis octobre 2023. Selon les données officielles palestiniennes arrêtées au 7 juillet, 1 181 Palestiniens ont été tués, près de 13 000 blessés et environ 24 000 arrêtés dans le territoire occupé. Les attaques de colons, souvent menées avec le soutien ou la passivité de l’armée, se sont multipliées : tirs à balles réelles, incendies de propriétés, destruction de terres agricoles et vols de bétail sont documentés par des organisations palestiniennes et internationales. Les chancelleries européennes et les agences onusiennes ont exprimé à plusieurs reprises leur préoccupation face à l’impunité dont bénéficient ces actes, tandis que les courants de la droite israélienne continuent de promouvoir l’expansion des colonies, jugées illégales au regard du droit international. Aucune annonce d’enquête indépendante n’a été faite à ce stade, et le dossier reste ouvert devant les instances internationales.
| Presse israélienne | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.80 | critical |
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
Les forces de sécurité israéliennes ont agi pour éviter des frictions et ont répondu à une attaque de pierres, tuant deux assaillants.
En présentant l'incident comme une réponse à une agression palestinienne, il légitime l'usage de la force létale comme autodéfense.
Omet que les colons volaient du bétail, comme le prétendent les sources palestiniennes, et que le raid était coordonné avec les colons.
Les colons ont tué deux Palestiniens lors d'une attaque armée, tandis que l'occupation israélienne poursuit sa violence.
En mettant l'accent sur les noms et les âges des victimes et en utilisant le terme 'martyrs', il crée un fort impact émotionnel et condamne l'occupation.
Omet que les Palestiniens ont lancé des pierres sur les soldats et que l'IDF est entrée pour éviter des frictions, présentant l'événement comme une attaque unilatérale.
Les autorités palestiniennes accusent les forces israéliennes d'avoir tué deux personnes lors d'une attaque de colons.
En rapportant l'accusation comme un fait sans vérifier la version israélienne, on suppose implicitement la culpabilité d'Israël.
Omet la version israélienne selon laquelle les Palestiniens ont lancé des pierres et que l'IDF est intervenue pour éviter des frictions.
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