
Du Bangladesh au Nigeria, le solaire s’impose comme réponse aux crises énergétiques
Face à la volatilité des prix du gaz et aux défaillances des réseaux, les États misent sur les mini-réseaux et les centrales solaires pour électrifier les zones rurales et réduire la dépendance aux importations.
L’Agence d’électrification rurale du Nigeria (REA) a annoncé un investissement de plus de 12 millions de dollars pour une centrale solaire de 3,5 mégawatts dans l’État de Kebbi, une opération qui s’inscrit dans un programme de 750 millions de dollars soutenu par la Banque mondiale. Ce projet, destiné à alimenter 1 500 foyers et à être interconnecté au réseau de distribution local, illustre une dynamique observée sur plusieurs continents : le déploiement accéléré de l’énergie solaire pour contourner la cherté et l’instabilité des réseaux conventionnels.
En Europe, le débat italien sur la formation des prix de l’électricité reflète une tension similaire entre dépendance au gaz et nécessité de développer les renouvelables. Des responsables politiques de la majorité comme de l’opposition, réunis lors d’un forum à Rome, ont souligné que le prix marginal reste indexé sur le gaz, y compris via le marché du carbone européen (ETS), ce qui pénalise les consommateurs. La proposition de découpler cette indexation, portée par le gouvernement Meloni auprès de Bruxelles, coexiste avec des appels à valoriser les 150 gigawatts de capacités renouvelables qui pourraient, selon des estimations citées, remplacer près de la moitié du gaz importé.
En Afrique de l’Ouest, le ministre nigérian de l’Énergie a qualifié le solaire de « colonne vertébrale » de l’extension de l’électricité aux communautés non raccordées, tandis que le Programme africain de mini-réseaux, piloté par le PNUD, vise 50 000 foyers via 23 installations pilotes. Au Kenya, la mise en service d’un système hybride solaire dans une prison de Nairobi, financé par l’Union européenne et l’ONUDC, répond à un double objectif : fiabilité de l’alimentation et respect des droits des détenus. Ces initiatives partagent un même constat : l’absence de réseau ne peut plus justifier l’absence d’électricité, et le solaire décentralisé devient un outil de développement économique autant que de justice sociale.
En Asie du Sud, le Bangladesh illustre les difficultés de transition. Le ministre de l’Électricité a attribué les délestages dans les zones rurales à des problèmes techniques liés à une extension non planifiée du réseau, et non à un déficit de production. Son gouvernement prévoit néanmoins d’atteindre 10 000 mégawatts de capacité solaire d’ici 2030, tout en restant prudent sur l’utilisation des terres agricoles. Cette ambition se heurte à l’héritage de contrats de capacité excédentaire signés avec des producteurs privés, que l’actuelle administration juge déséquilibrés et cherche à renégocier.
La prochaine étape à surveiller sera la concrétisation des financements internationaux et la capacité des États à réformer la tarification. Au Nigeria, le déploiement des 1 300 mini-réseaux prévus d’ici 2025 dépendra de la coordination entre l’agence fédérale et les distributeurs régionaux. En Italie, l’issue des discussions avec la Commission européenne sur le découplage du prix marginal du gaz déterminera l’ampleur de la baisse des factures promise aux ménages et aux entreprises.
| Presse africaine subsaharienne | +0.90 | aligned |
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| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Le gouvernement nigérian annonce fièrement de nouveaux projets solaires comme solution à la crise énergétique, soulignant le rôle des partenariats internationaux.
Présente les projets comme un fait accompli et inévitable, utilisant des chiffres et des partenaires pour légitimer l'action gouvernementale.
L'Italie doit abandonner sa dépendance au gaz et miser sur les énergies renouvelables, dénonce le forum, exigeant une politique énergétique radicalement différente.
Utilise la chaleur record comme preuve d'urgence et oppose la dépendance au gaz à une solution renouvelable idéale.
Omet les réussites solaires en Afrique et au Bangladesh qui sont le titre, se concentrant exclusivement sur la politique intérieure italienne.
Le ministre de l'Énergie bangladais rassure que les blackouts sont techniques et non dus à une pénurie, et défend la stratégie nationale pour les énergies renouvelables.
Redéfinit le problème comme technique plutôt que structurel, déplaçant la faute sur des malentendus.
Omet le contexte international du solaire comme réponse aux crises, réduisant le débat à des questions techniques locales.
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