
Détroit d’Ormuz : Téhéran annonce un accord avec Oman et exclut toute ingérence américaine
Le président du Parlement iranien a déclaré que l’Iran et Oman ont convenu d’un mécanisme de régulation du trafic dans le détroit, fondé sur le mémorandum d’entente avec les États-Unis, tout en rejetant toute intervention de Washington.
Lors d’une rencontre avec le vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, He Wei, en déplacement à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé vendredi que l’Iran et Oman s’étaient entendus sur les modalités de régulation du trafic dans le détroit d’Ormuz. Selon ses déclarations, reprises par plusieurs médias iraniens, cet arrangement s’appuie sur l’article V du mémorandum d’entente conclu avec les États-Unis à l’issue de la guerre de quarante jours. M. Ghalibaf a précisé que la République islamique « ne permettra aucune ingérence américaine » dans la gestion du détroit et que des consultations seraient menées avec les autres États riverains du Golfe, dont l’Irak.
Les positions exprimées par les différentes capitales dessinent un échiquier complexe. Téhéran, par la voix de son président du Parlement, accuse Israël de chercher « sans aucun doute à perturber le mémorandum d’entente » et insiste sur la nécessité d’une coordination politique et économique étroite avec Pékin face à « l’unilatéralisme américain ». La partie chinoise, représentée par He Wei, a réaffirmé sa volonté de renforcer le partenariat stratégique bilatéral. Bagdad, dont le président du Parlement s’est également entretenu avec M. Ghalibaf, a salué l’accord et exprimé l’espoir d’une reprise des exportations pétrolières via le détroit. En revanche, selon des sources diplomatiques régionales citées par le New York Times et reprises par la presse indonésienne, Washington s’oppose à tout prélèvement obligatoire dans ce qu’il considère comme une voie d’eau internationale. Le ministre omanais des Affaires étrangères a, pour sa part, distingué entre des frais obligatoires et des contributions volontaires des compagnies maritimes, sur le modèle du détroit de Malacca, destinées à financer l’entretien de la voie navigable.
D’après des informations exclusives obtenues par Iran International, les Gardiens de la révolution ont parallèlement déployé des forces spéciales le long de la côte iranienne du Golfe afin d’identifier les navires empruntant le couloir sud, proche des eaux omanaises, et de recueillir des renseignements sur leur calendrier de passage via des sources à Mascate. Trois itinéraires coexistent désormais : la route méridionale, la route médiane – toujours impraticable en raison des mines marines que Téhéran s’est engagé à déminer dans un délai de trente jours – et la route septentrionale sous contrôle iranien. Les armateurs qui choisiraient un itinéraire non approuvé par l’Iran s’exposent à des frappes, tandis que ceux qui emprunteraient le couloir iranien redoutent d’éventuelles sanctions occidentales en cas d’effondrement de l’accord temporaire.
Le mémorandum d’entente, entré en vigueur après plusieurs rounds d’affrontements, prévoit une période d’apaisement et l’ouverture de négociations à Doha sous l’égide d’Oman. La proposition de mécanisme de financement partagé doit être soumise aux États-Unis, tandis que les discussions se poursuivent sur la normalisation du trafic pour une première phase de soixante jours. À l’issue de cette période, les règles de gestion du détroit seront définies plus en détail en concertation avec les pays du Golfe. Le dossier reste donc ouvert, entre la consolidation d’un contrôle irano-omanais, l’opposition américaine à toute taxation et les manœuvres militaires qui continuent de structurer le rapport de force dans ce passage stratégique pour le commerce énergétique mondial.
| Presse iranienne et apparentée | +0.70 | aligned |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.70 | critical |
L'Iran proclame son droit inaliénable sur le détroit d'Ormuz, défiant toute ingérence extérieure.
La répétition du terme 'exclusif' et la référence à un accord avec la Chine créent un cadre de légitimité internationale, tandis que la menace implicite de bloquer le trafic maritime renforce la position de négociation.
Le contexte des sanctions internationales et des accusations d'attaques contre des navires marchands est omis, ce qui affaiblirait la prétention de simple défense.
L'Occident dénonce les revendications iraniennes comme une menace à la liberté de navigation et à la stabilité régionale.
L'utilisation de sources de renseignement anonymes et le cadre de 'menace imminente' créent un sentiment d'urgence, tandis que la référence aux plans d'assassinat israéliens déplace l'attention sur le danger du régime iranien.
Le point de vue iranien sur la légitime défense et le contexte des provocations américaines dans la région sont omis.
Élargis ton regard
L’électrification automobile, de Séoul à Bogotá, portée par la Chine
4 langues · 7 sources
Depuis TechnologyWhatsApp contraint de suspendre le déploiement des noms d’utilisateur sous la pression de New Delhi
2 langues · 6 sources
Depuis Science & HealthStress et sédentarité : pourquoi l’exercice régulier change la donne pour le cœur et l’intestin
5 langues · 11 sources