
Démission du patron du football saoudien après l'élimination précoce au Mondial 2026
Yasser Al-Misehal a assumé l'entière responsabilité de l'échec des « Faucons verts », sortis dès la phase de groupes avec deux points, et a appelé à l'élection d'une nouvelle direction.
La démission a été annoncée par Yasser Al-Misehal lui-même, dans un message publié sur le réseau social X. « L'incapacité de l'équipe nationale à se qualifier pour le tour suivant de la Coupe du monde est un résultat qui ne correspond pas à nos ambitions », a-t-il écrit, assumant « l'entière responsabilité » de cet échec. Les « Faucons verts » ont en effet terminé derniers du groupe H avec deux points, après un match nul inaugural face à l'Uruguay (1-1), une lourde défaite contre l'Espagne (0-4) et un partage des points stérile face au Cap-Vert (0-0). Ce dernier match, décisif pour la qualification, a vu les Saoudiens incapables de marquer, offrant aux Capverdiens une place historique en huitièmes de finale.
La préparation de la sélection avait été perturbée par un changement d'entraîneur intervenu moins de deux mois avant le tournoi. Le technicien français Hervé Renard, artisan de la qualification, a été remplacé par le Grec Georgios Donis, une décision qui, selon plusieurs observateurs asiatiques, a pesé sur la cohésion de l'équipe. Cette élimination précoce est la troisième consécutive au premier tour pour l'Arabie saoudite, qui n'a plus franchi la phase de groupes depuis sa première participation en 1994.
Au-delà du terrain, cette sortie de route intervient dans un contexte d'investissements sans précédent dans le football saoudien. Les clubs du royaume ont attiré des stars mondiales comme Cristiano Ronaldo, Neymar ou Karim Benzema, tandis que le pays a obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2034 et s'apprête à accueillir la Coupe d'Asie 2027. La presse internationale, du Brésil à l'Iran, relève le contraste entre ces moyens colossaux et la réalité sportive, certains titres arabes allant jusqu'à qualifier l'élimination de « catastrophe ».
Yasser Al-Misehal, qui dirigeait la fédération depuis 2019 et avait été reconduit pour un mandat jusqu'en 2027, a indiqué qu'il ne resterait pas jusqu'au terme de celui-ci. Il a appelé à l'ouverture des candidatures pour l'élection d'un nouveau conseil d'administration. Cette transition intervient alors que le royaume doit organiser dans quelques mois la Coupe d'Asie, un rendez-vous qui constituera le prochain test majeur pour le football saoudien.
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The Gulf outlet presents the resignation of the Saudi football federation president as a routine step after the World Cup exit, without dramatizing. The tone is measured: it emphasizes the need for renewal and avoids personal blame. The story is framed as a normal leadership change in sports.
The Iranian press reports the resignation with a hint of irony, highlighting the Saudi failure as evidence of Arab football's fragility. The tone is smug, almost suggesting that the Saudi sports project is overrated. The story is used to reaffirm Iranian regional superiority in sports.
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