
Démission du patron du football saoudien après l’élimination précoce au Mondial 2026
Yasser Al-Misehal a assumé l’entière responsabilité de l’échec de l’équipe nationale, qui n’a récolté que deux points en phase de groupes, précipitant son départ.
La démission de Yasser Al-Misehal, annoncée lundi sur le réseau social X, clôt brutalement sept années à la tête de la Fédération saoudienne de football. Le président sortant a lui-même lié son départ à l’élimination de l’équipe nationale dès le premier tour du Mondial 2026, une « catastrophe » selon le quotidien libanais An-Nahar, qui contraste avec les ambitions affichées par le royaume.
Sur le terrain, le parcours saoudien s’est achevé dans la grisaille. Après un nul inaugural face à l’Uruguay (1-1), les « Faucons verts » ont sombré contre l’Espagne (0-4) avant de buter sur le Cap-Vert (0-0) lors d’un match décisif. Avec deux points, ils terminent derniers du groupe H, loin de l’objectif d’un deuxième franchissement de phase de groupes après 1994. La presse sportive arabe souligne que ce résultat survient alors que le pays s’apprête à accueillir la Coupe d’Asie 2027 et, surtout, le Mondial 2034.
Le mandat d’Al-Misehal, entamé en 2019 et reconduit pour quatre ans en 2023, a pourtant été marqué par une transformation spectaculaire du paysage footballistique national. Sous son impulsion, l’Arabie saoudite a attiré des stars mondiales comme Cristiano Ronaldo, Karim Benzema ou Neymar, et a organisé à répétition des compétitions internationales – Supercoupes d’Espagne et d’Italie, Coupe du monde des clubs 2023, Coupe arabe des clubs champions. Mais les deux participations au Mondial sous sa présidence se sont soldées par des éliminations précoces : trois points au Qatar en 2022, deux points en Amérique du Nord en 2026.
Dans sa déclaration, Al-Misehal a reconnu que ce résultat « ne correspond pas à nos aspirations » et a présenté ses excuses à ceux qui espéraient voir l’équipe « dans une meilleure position ». Il a annoncé l’ouverture prochaine des candidatures pour un nouveau conseil d’administration, estimant que « la responsabilité exige de laisser place à une nouvelle étape ». Les médias iraniens, qui ont largement relayé cette démission, y voient la conséquence directe d’un investissement massif qui n’a pas encore produit les succès escomptés en phase finale de Coupe du monde.
La transition s’engage donc alors que le royaume doit conforter sa stature de place forte du football mondial. Le prochain exécutif héritera d’un calendrier chargé, avec la Coupe d’Asie à domicile dans quelques mois et la perspective du Mondial 2034, mais aussi d’une équipe nationale en quête de résultats à la hauteur des moyens déployés.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 2 langues
The bloc celebrates unexpected victories by underdog teams, emphasizing national pride and resilience. The Saudi failure is ignored, implicitly contrasted with the triumph of other Arab and South American nations.
The bloc warns against possible defeats of favored teams, emphasizing crisis and urgency. The Saudi failure is absent, but the narrative of a struggling giant (Brazil) reflects concern for stability and hierarchy in football.
Élargis ton regard
Les funérailles d’Ali Khamenei, démonstration de force d’un Iran sous tension
10 langues · 42 sources
Depuis Economy & MarketsAutomobile et smartphones : les marchés émergents en ordre dispersé
4 langues · 10 sources
Depuis TechnologyCourse à l’IA : la régulation à la traîne, entre souverainetés étatiques et atrophie cognitive
9 langues · 12 sources