
Démence : près de la moitié des risques pourraient être évités, affirme l’OMS
De nouvelles directives de l’Organisation mondiale de la santé estiment que jusqu’à 45 % des cas de démence sont liés à des facteurs modifiables, tandis que la recherche progresse sur le dépistage précoce et les thérapies ciblant la protéine tau.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a actualisé ses recommandations sur la prévention de la démence, affirmant que jusqu’à 45 % des risques pourraient être évités ou retardés. Ce chiffre, qui s’appuie sur un corpus scientifique élargi depuis les premières directives de 2019, identifie des facteurs modifiables comme le tabagisme, la consommation d’alcool, la sédentarité, l’isolement social, l’hypertension, le diabète et l’exposition à la pollution atmosphérique. À l’échelle mondiale, plus de 57 millions de personnes vivent avec une démence, et près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, la maladie d’Alzheimer représentant 60 à 70 % d’entre eux.
Parallèlement, des travaux menés aux États-Unis précisent le rôle de la protéine tau dans l’apparition très précoce de la maladie. Des chercheurs de l’Université Stanford ont observé que les troubles du sommeil, en particulier la perturbation du cycle veille-sommeil et du tonus musculaire pendant la phase REM, peuvent précéder les pertes de mémoire. Ces symptômes nocturnes seraient liés à l’accumulation de la protéine tau dans le tronc cérébral, une région régulatrice du sommeil. Une autre étude, conduite par la Harvard Medical School, montre qu’un biomarqueur sanguin, la protéine p-tau217, permet de prédire un déclin cognitif dans les cinq ans avec une augmentation du risque de 38 %, même chez des personnes âgées encore asymptomatiques. Ce test, bien que non recommandé en population générale pour l’instant, pourrait à terme fonctionner comme un outil de dépistage comparable à ceux utilisés pour le diabète ou les maladies cardiovasculaires.
Sur le plan thérapeutique, un essai clinique international de phase 2, présenté lors de la conférence de l’Alzheimer’s Association à Londres, a évalué le diranersen (BIIB080), un médicament expérimental qui réduit la production de la protéine tau. Administré par ponction lombaire à 416 patients atteints d’un déclin cognitif léger ou d’une démence légère, le traitement a montré une diminution de 50 à 65 % de la protéine tau dans le liquide céphalo-rachidien et un ralentissement du déclin cognitif allant jusqu’à 50 % sur certaines échelles, sans œdème cérébral rapporté. La société Biogen, qui développe la molécule, a annoncé le passage en phase 3, dernière étape avant une éventuelle demande d’autorisation de mise sur le marché.
Ces avancées s’inscrivent dans un contexte où la prévention reste la stratégie la plus efficiente, comme le soulignent les autorités sanitaires en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Les nouvelles directives de l’OMS insistent sur l’entraînement cognitif, la stimulation sociale, l’activité physique régulière et une alimentation équilibrée, tout en écartant les suppléments vitaminiques dont l’efficacité n’est pas démontrée. L’enjeu est aussi économique : le coût mondial de la démence est estimé à 1 300 milliards de dollars par an, dont la moitié correspond à des soins non rémunérés prodigués par les proches. Le prochain jalon scientifique à surveiller sera la confirmation des bénéfices du diranersen dans un essai de phase 3, ainsi que la validation des tests sanguins pour un usage clinique à large échelle.
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L'OMS fournit des directives claires : 45 % du risque de démence peut être évité avec un mode de vie sain dès l'âge productif. Le public est invité à se concentrer sur l'exercice, la socialisation et le contrôle du diabète, pas sur les suppléments.
Le bloc utilise une source faisant autorité (OMS) pour présenter l'information comme un fait incontesté, créant un sentiment de certitude actionnable.
La couverture omet toute mention du médicament ciblant la tau ou du test sanguin pour la détection précoce, ce qui pourrait suggérer que la prévention n'est pas la seule voie.
L'OMS affirme que jusqu'à 45 % de la démence peut être évitée, mais aussi qu'un nouveau médicament contre la protéine tau réduit de moitié le déclin cognitif. Les troubles du sommeil sont un signe précoce.
Le bloc juxtapose la prévention à un médicament révolutionnaire, créant un récit de double espoir : mode de vie et médecine.
La couverture omet le test sanguin pour p-tau217 qui peut prédire le risque de démence des années à l'avance, se concentrant plutôt sur le médicament et les symptômes du sommeil.
Les changements de mode de vie dès le plus jeune âge réduisent le risque de maladie d'Alzheimer. Un nouveau test sanguin peut prédire le risque de démence des années avant l'apparition des symptômes.
Le bloc combine l'avis médical d'experts avec un nouvel outil de diagnostic, présentant la maladie d'Alzheimer comme une condition gérable grâce à une action précoce.
La couverture omet le médicament ciblant la tau et le symptôme de trouble du sommeil, qui pourraient offrir des approches alternatives ou complémentaires.
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