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Sportvendredi 19 juin 2026

Comment la Suisse a fait voler en éclats la résistance bosnienne en seize minutes

Grâce à un triple changement tactique après la pause hydratation, la Suisse a marqué quatre fois en fin de match pour écarter la Bosnie-Herzégovine et prendre la tête du groupe B.

Pendant plus de soixante-dix minutes, le SoFi Stadium d’Inglewood a semblé promettre un de ces matchs verrouillés dont le Mondial a le secret. La Suisse monopolisait le ballon, Dan Ndoye multipliait les incursions, mais la défense bosnienne, organisée autour du Schalker Nikola Katic, repoussait chaque assaut avec une discipline presque clinique. Dans les tribunes, le rapport de force était inversé : les supporters de Bosnie-Herzégovine, venus en nombre, donnaient à la rencontre des allures de match à domicile pour les coéquipiers d’Edin Džeko, sevré de ballons et remplacé peu après l’heure de jeu.

Le tournant est venu d’une décision tactique mûrement pesée. Murat Yakin, le sélectionneur suisse, a attendu la seconde pause hydratation – ces « cooling breaks » imposées par la chaleur californienne – pour lancer un triple changement. « Nous voulions que l’adversaire n’ait pas le temps de réagir », a-t-il expliqué. L’entrée simultanée de Johan Manzambi, Djibril Sow et Rubén Vargas a immédiatement changé la dynamique. À peine trois minutes après son apparition, Manzambi, 20 ans, reprenait un centre mal dégagé et expédiait une volée imparable sous la barre de Nikola Vasilj. Le verrou bosnien venait de céder.

La suite a basculé dans une forme de chaos contrôlé par la Nati. Tarik Muharemovic, défenseur central et coéquipier en club du capitaine indonésien Jay Idzes à Sassuolo, a été expulsé à la 80e minute pour une faute de dernier recours sur Breel Embolo. En supériorité numérique, la Suisse a déroulé : Vargas a doublé la mise d’une frappe enroulée, avant de servir Manzambi pour le troisième but. La volée spectaculaire d’Ermin Mahmic en toute fin de match n’a été qu’une consolation, Granit Xhaka transformant un penalty dans le temps additionnel pour sceller le 4-1. La presse asiatique, notamment indonésienne, a largement identifié le carton rouge de Muharemovic comme le point de rupture, tandis que les observateurs européens saluaient la gestion tactique de Yakin et l’insolente efficacité de Manzambi, devenu le plus jeune remplaçant à inscrire un doublé dans un match de Coupe du monde masculine.

Ce succès replace la Suisse en tête du groupe B avec quatre points, devant le Canada et le Qatar. La Bosnie, avec une seule unité, devra impérativement battre le pays hôte lors de la dernière journée pour espérer figurer parmi les trente-deux qualifiés. Pour la Nati, un match nul face au Canada, co-organisateur de la compétition, suffirait à valider son billet pour les seizièmes de finale.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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La Suisse a envoyé un message fort en écrasant la Bosnie 4-1, portée par le doublé du supersub Johan Manzambi. L'impact immédiat du jeune talent sorti du banc a transformé un match fermé en démonstration, plaçant les Suisses en tête du groupe B et aux portes des seizièmes de finale.

Presse d'Asie du Sud-Est
PragmatismeDétachement

Le carton rouge de Tarik Muharemovic, coéquipier de l'Indonésien Jay Idzes, a été le tournant qui a permis à la Suisse de s'imposer 4-1. Les ajustements tactiques patients de l'entraîneur Murat Yakin et les changements opérés lors de la pause de rafraîchissement ont déverrouillé la défense bosniaque, déclenchant un festival de quatre buts en fin de match qui rapproche les Suisses des seizièmes.

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vendredi 19 juin 2026

Comment la Suisse a fait voler en éclats la résistance bosnienne en seize minutes

Grâce à un triple changement tactique après la pause hydratation, la Suisse a marqué quatre fois en fin de match pour écarter la Bosnie-Herzégovine et prendre la tête du groupe B.

Pendant plus de soixante-dix minutes, le SoFi Stadium d’Inglewood a semblé promettre un de ces matchs verrouillés dont le Mondial a le secret. La Suisse monopolisait le ballon, Dan Ndoye multipliait les incursions, mais la défense bosnienne, organisée autour du Schalker Nikola Katic, repoussait chaque assaut avec une discipline presque clinique. Dans les tribunes, le rapport de force était inversé : les supporters de Bosnie-Herzégovine, venus en nombre, donnaient à la rencontre des allures de match à domicile pour les coéquipiers d’Edin Džeko, sevré de ballons et remplacé peu après l’heure de jeu.

Le tournant est venu d’une décision tactique mûrement pesée. Murat Yakin, le sélectionneur suisse, a attendu la seconde pause hydratation – ces « cooling breaks » imposées par la chaleur californienne – pour lancer un triple changement. « Nous voulions que l’adversaire n’ait pas le temps de réagir », a-t-il expliqué. L’entrée simultanée de Johan Manzambi, Djibril Sow et Rubén Vargas a immédiatement changé la dynamique. À peine trois minutes après son apparition, Manzambi, 20 ans, reprenait un centre mal dégagé et expédiait une volée imparable sous la barre de Nikola Vasilj. Le verrou bosnien venait de céder.

La suite a basculé dans une forme de chaos contrôlé par la Nati. Tarik Muharemovic, défenseur central et coéquipier en club du capitaine indonésien Jay Idzes à Sassuolo, a été expulsé à la 80e minute pour une faute de dernier recours sur Breel Embolo. En supériorité numérique, la Suisse a déroulé : Vargas a doublé la mise d’une frappe enroulée, avant de servir Manzambi pour le troisième but. La volée spectaculaire d’Ermin Mahmic en toute fin de match n’a été qu’une consolation, Granit Xhaka transformant un penalty dans le temps additionnel pour sceller le 4-1. La presse asiatique, notamment indonésienne, a largement identifié le carton rouge de Muharemovic comme le point de rupture, tandis que les observateurs européens saluaient la gestion tactique de Yakin et l’insolente efficacité de Manzambi, devenu le plus jeune remplaçant à inscrire un doublé dans un match de Coupe du monde masculine.

Ce succès replace la Suisse en tête du groupe B avec quatre points, devant le Canada et le Qatar. La Bosnie, avec une seule unité, devra impérativement battre le pays hôte lors de la dernière journée pour espérer figurer parmi les trente-deux qualifiés. Pour la Nati, un match nul face au Canada, co-organisateur de la compétition, suffirait à valider son billet pour les seizièmes de finale.

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La Suisse a envoyé un message fort en écrasant la Bosnie 4-1, portée par le doublé du supersub Johan Manzambi. L'impact immédiat du jeune talent sorti du banc a transformé un match fermé en démonstration, plaçant les Suisses en tête du groupe B et aux portes des seizièmes de finale.

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Le carton rouge de Tarik Muharemovic, coéquipier de l'Indonésien Jay Idzes, a été le tournant qui a permis à la Suisse de s'imposer 4-1. Les ajustements tactiques patients de l'entraîneur Murat Yakin et les changements opérés lors de la pause de rafraîchissement ont déverrouillé la défense bosniaque, déclenchant un festival de quatre buts en fin de match qui rapproche les Suisses des seizièmes.

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