
Israël débloque 50 millions de dollars pour influencer l’opinion publique américaine
Face à l’effondrement de sa popularité, notamment chez les jeunes et les démocrates, Tel-Aviv déploie des outils numériques et médiatiques pour orienter le débat.
Selon une enquête du Wall Street Journal corroborée par des sources sécuritaires américaines, le gouvernement israélien a engagé au moins 50 millions de dollars dans une campagne d’influence aux États-Unis. L’opération, pilotée en partie par l’ex-conseiller de Donald Trump, Brad Parscale, combine des chatbots pilotés par intelligence artificielle qui envoient des millions de SMS aux Américains, l’insertion de contenus pro-israéliens dans les médias conservateurs et libéraux, et le financement d’influenceurs sur les réseaux sociaux. Une stratégie inédite vise également à orienter les réponses des assistants conversationnels comme ChatGPT en créant des sites web spécialisés, selon des experts en cybersécurité cités par la presse américaine. Cette offensive numérique survient alors que, d’après un sondage du Pew Research Center de mars, 60 % des adultes américains portent un regard négatif sur Israël, un taux qui grimpe à 80 % chez les démocrates.
Pour les autorités israéliennes, cette dépense relève de la hasbara, une diplomatie publique destinée à contrer la « désinformation » et la montée de l’antisémitisme. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a confirmé un budget de plus de 700 millions de dollars pour 2026 afin d’améliorer l’image du pays à l’échelle mondiale. Cependant, des voix au sein de l’administration américaine ont exprimé leur inquiétude. Le vice-président J.D. Vance a accusé des éléments du gouvernement israélien de chercher à prolonger la guerre avec l’Iran en influençant l’opinion américaine, tandis que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que Donald Trump partageait l’avis selon lequel Israël, comme d’autres États étrangers, tente d’infléchir les positions aux États-Unis.
La manœuvre israélienne s’inscrit dans un paysage politique américain en pleine mutation. Le lobby pro-israélien AIPAC, longtemps incontournable, voit son emprise sur le Congrès s’éroder. En mai, un nombre record de 40 sénateurs démocrates a voté contre une aide militaire supplémentaire à Israël ; à la Chambre des représentants, 103 démocrates sur 211 ont fait de même. Plusieurs primaires ont été remportées par des candidats ouvertement critiques de la politique israélienne, malgré des millions de dollars dépensés par l’AIPAC pour les combattre. Selon certains stratèges démocrates, ce basculement reflète un changement générationnel et ethnique au sein de l’électorat américain, particulièrement sensible aux images de la guerre à Gaza.
L’ampleur des fonds déployés par Israël le place en tête des pays déclarant des activités d’influence aux États-Unis cette année, d’après le Quincy Institute, un centre de recherche de Washington. Si d’autres nations, comme le Qatar, ont dépensé des sommes considérables, le recours à l’intelligence artificielle pour saturer les messageries et biaiser les algorithmes conversationnels constitue une sophistication nouvelle. Des experts en droit numérique rappellent que les États-Unis eux-mêmes ont mené des campagnes de propagande en Hongrie pour soutenir l’Ukraine, mais que l’érosion du consensus bipartisan sur Israël expose désormais ces opérations à une critique plus large.
L’avenir de cette campagne dépendra de son efficacité à inverser des tendances lourdes. Alors que le Congrès examine les budgets d’aide à Israël et que les primaires de mi-mandat de 2026 approchent, les débats sur l’influence étrangère devraient s’intensifier. Le Département de la Justice suit le dossier de près, avec une trentaine de nouveaux agents étrangers enregistrés pour le compte d’Israël cette année, rapporte la presse américaine. Le Wall Street Journal précise que les contrats courent jusqu’en 2027.
| Presse israélienne | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
Israel acknowledges its image crisis but responds with a mix of self-criticism and diplomatic pragmatism.
The opinion piece uses moral outrage to expose hypocrisy, while the factual report normalizes the spending as standard practice, creating a tension that legitimizes both perspectives.
The neutral report omits deep moral critiques, while the opinion ignores strategic reasons for the campaign.
The United States balances traditional loyalty with new democratic pressures, maintaining a pragmatic approach to the alliance.
By presenting both AIPAC's slipping grip and the reaffirmation of the alliance, an apparent balance is created that masks the real tension, suggesting foreign policy is above public opinion.
The specific use of AI in the campaign is omitted, downplaying the scale of Israeli interference.
Iran denounces Israel's manipulation of US opinion via AI as proof of its moral collapse.
The narrative builds credibility by contrasting artificial propaganda with genuine human sentiment, reversing the roles of victim and aggressor.
Any mention of internal Israeli divisions or the US democratic debate is omitted, which would weaken the portrayal of a monolithic Israel.
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