
Chine : un troisième membre du Politburo exclu pour corruption, la purge s’étend
L’ancien chef du parti au Xinjiang, Ma Xingrui, a été radié du Parti communiste chinois pour des faits de corruption, portant à trois le nombre de membres du Politburo écartés depuis 2022.
Le Parti communiste chinois a annoncé, le 14 juillet 2026, l’exclusion de Ma Xingrui, ancien secrétaire du parti pour la région du Xinjiang et membre du Politburo, pour « violations graves de la discipline politique » et corruption. Selon l’agence officielle Xinhua, l’intéressé aurait « perdu ses idéaux et ses convictions », trahi les principes du parti, accepté des sommes d’argent et des biens de grande valeur, favorisé l’achat de logements à prix réduits pour des proches et participé à des transactions de type « pouvoir contre sexe » ou « argent contre sexe ». Le Bureau politique a entériné le rapport de la Commission centrale de contrôle disciplinaire, qui qualifie l’affaire de « particulièrement grave ». Ma Xingrui, 67 ans, devient ainsi le troisième membre de cette instance suprême de 24 personnes à être visé par une enquête depuis le début du mandat en cours, après les généraux He Weidong et Zhang Youxia, eux aussi exclus du parti.
Les autorités chinoises inscrivent cette radiation dans la vaste campagne anticorruption menée par le président Xi Jinping depuis 2012, présentée comme un pilier de la régénération du parti. Les médias d’État soulignent que des centaines de responsables civils et militaires ont été sanctionnés, et que la lutte contre la corruption est une condition du développement national. Pour des observateurs russes, cités notamment par le quotidien Kommersant, cette campagne vise avant tout à renforcer le contrôle de Xi Jinping sur l’appareil du parti et de l’État, et pourrait faciliter son maintien prolongé au pouvoir. Des organisations de défense des droits humains et plusieurs chancelleries occidentales rappellent que Ma Xingrui a dirigé le Xinjiang entre 2021 et 2025, période marquée par une répression sévère des populations ouïghoures, qualifiée par un rapport de l’ex-Haute-Commissaire de l’ONU de possibles « crimes contre l’humanité ».
L’éviction de Ma Xingrui illustre l’extension des enquêtes aux plus hauts échelons et aux secteurs stratégiques. Ingénieur de formation, il a dirigé la China Aerospace Science and Technology Corporation et supervisé le programme spatial habité chinois avant d’entamer une carrière politique qui l’a mené à la tête de la province du Guangdong puis du Xinjiang. Plusieurs de ses anciens subordonnés dans l’industrie aérospatiale et dans l’administration de Shenzhen font également l’objet de poursuites, ce qui, selon la presse allemande, témoigne d’un ciblage systématique des réseaux constitués dans les secteurs de la défense et des hautes technologies. La presse indienne relève que depuis 2022, au moins 24 membres du Comité central ont été exclus ou placés sous enquête, et que 65 hauts responsables ont été sanctionnés au cours de la seule année 2025.
Le dossier de Ma Xingrui doit désormais être transmis au parquet en vue de poursuites judiciaires, et les biens illicitement acquis seront confisqués, conformément à la pratique habituelle dans ce type d’affaires. Les médias russes notent que les annonces publiques d’enquête en Chine débouchent presque systématiquement sur des condamnations. La campagne anticorruption, qui a vu les tribunaux chinois traiter 36 000 affaires en 2025, soit une hausse de 22,4 % sur un an, devrait se poursuivre en ciblant les secteurs où se concentrent le pouvoir, les flux financiers et les ressources, selon les indications données par les autorités de Pékin.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.60 | critical |
China is accused of tolerating moral corruption at the top.
A single case is isolated and turned into a story of personal degeneration, avoiding connection to Xi Jinping's anti-corruption campaign.
The broader anti-corruption campaign context is omitted, which could present the expulsion as a sign of effectiveness.
The Chinese Communist Party acts according to its own rules to maintain discipline.
Official Chinese language is adopted, presenting the expulsion as an internal procedure rather than a scandal.
Specific allegations of sex-for-favors are omitted, which would have made the story more scandalous.
China is a system that periodically purges its top ranks to maintain control.
The episode is placed in a series of purges, suggesting a systemic pattern rather than an isolated case.
The official Chinese perspective justifying the action as an anti-corruption fight is omitted, favoring a critical reading.
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