
Canicule en France : 2 025 décès supplémentaires en une semaine, un bilan provisoire
L’agence Santé publique France a annoncé une hausse de 29 % de la mortalité lors de la semaine du 22 au 28 juin, un chiffre sous-estimé car fondé sur les seuls certificats électroniques.
La France a enregistré 2 025 décès supplémentaires durant la semaine du 22 au 28 juin 2026, soit une augmentation de 29 % par rapport à la semaine précédente, selon les données provisoires communiquées par Santé publique France. La région parisienne a été particulièrement touchée, avec une hausse de 62 % des décès, tandis que les Pays de la Loire ont connu une progression similaire. Ce pic de mortalité coïncide avec les trois journées les plus chaudes jamais mesurées dans le pays, où les températures ont dépassé 40 °C sur plus de 40 % du territoire.
Les personnes âgées de plus de 65 ans représentent la majorité des victimes, mais une augmentation est également observée chez les 45-64 ans. Les décès à domicile ont presque doublé (+91 %), un phénomène que la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a attribué à l’isolement des populations fragiles. Les services d’urgence ont fait face à un afflux de patients souffrant de déshydratation, de coups de chaleur et de complications rénales ou cardiovasculaires, tandis que les morgues parisiennes ont été saturées.
Ce bilan demeure partiel : il repose uniquement sur les certificats de décès électroniques, qui ne couvrent qu’environ 60 % des décès en France. Santé publique France prévient que le nombre réel de morts sera « plus élevé » et qu’un décompte consolidé prendra plusieurs semaines. La comparaison avec la canicule de 2003 (15 000 morts) reste incertaine : si l’épisode de juin 2026 a été plus intense sur le plan météorologique, sa durée plus courte (14 jours contre 16) et les dispositifs de prévention renforcés pourraient en atténuer le bilan, selon les autorités sanitaires.
À l’échelle européenne, la Belgique a recensé 1 222 décès excédentaires (+39 %) entre le 18 et le 29 juin, les Pays-Bas environ 480, et l’Espagne 1 029. Les climatologues du World Weather Attribution estiment qu’une telle vague de chaleur aurait été « quasiment impossible » en juin sans le changement climatique. En France, l’opposition écologiste a déposé une motion de censure contre le gouvernement, dénonçant son impréparation, tandis que l’exécutif annonçait un plan de 100 millions d’euros pour climatiser les hôpitaux. Le bilan définitif de cette canicule historique reste en cours d’évaluation.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 7 langues
L'Europe est à genoux sous la chaleur extrême, avec plus de 1 300 morts et des dommages aux voies ferrées qui ont paralysé les transports. La menace de nouvelles canicules maintient les prix de l'électricité à des sommets, au plus haut depuis la crise énergétique de 2022, la demande de refroidissement mettant le réseau sous tension.
La chaleur extrême est devenue une variable économique structurelle, un nouveau droit de douane que l'Europe ne peut pas négocier. Avec plus de 2 000 morts en France et en Espagne rien qu'en juin, et des températures atteignant 44°C, la crise climatique déclenchée par les combustibles fossiles met à rude épreuve les hôpitaux, la logistique, l'agriculture et la compétitivité même du continent.
Élargis ton regard
Les funérailles d’Ali Khamenei, démonstration de force d’un Iran sous tension
15 langues · 60 sources
Depuis Economy & MarketsBYD s’apprête à détrôner Tesla et accélère son implantation industrielle en Europe
3 langues · 13 sources
Depuis TechnologyL’Inde bloque le déploiement des pseudonymes WhatsApp par crainte de fraudes
4 langues · 16 sources