
Brésil : la blessure de Paquetá contraint Ancelotti à réinventer son milieu
Touché à la cuisse gauche face au Japon, Lucas Paquetá est forfait pour le huitième de finale contre la Norvège, obligeant le sélectionneur à explorer des solutions inédites.
La victoire arrachée par le Brésil face au Japon (2-1) en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 a laissé une cicatrice profonde. Lucas Paquetá, le milieu de terrain de Flamengo, s’est effondré en fin de première période, la main crispée sur l’arrière de la cuisse gauche. Remplacé à la pause par Endrick, il a regagné le vestiaire en boitant, et les examens d’imagerie ont confirmé une lésion musculaire de grade deux – une rupture partielle des fibres. La Confédération brésilienne de football (CBF) a annoncé un protocole de soins intensifs, mais la presse brésilienne, de Jornal Nacional à Metrópoles, juge sa présence pour le reste du tournoi « quasi impossible ». Le joueur lui-même a publié un message teinté de résilience sur ses réseaux sociaux, citant l’Épître aux Corinthiens.
L’absence de Paquetá prive le Brésil d’un titulaire indiscutable, présent dans le onze de départ lors des quatre rencontres disputées. Elle contraint Carlo Ancelotti à recomposer un entrejeu qui avait trouvé dans le collectif sa force principale. Le but décisif inscrit par Gabriel Martinelli contre le Japon en est l’illustration : sept joueurs ont participé à une action conclue par une quatrième passe décisive de Bruno Guimarães dans ce Mondial, symbole d’une équipe capable de gagner sans dépendre exclusivement de Vinícius Jr. Les médias brésiliens saluent cette résilience collective, mais s’interrogent sur la capacité de la Seleção à maintenir cet équilibre face à la Norvège.
Les options tactiques évoquées dans la presse sud-américaine dessinent plusieurs visages possibles pour le huitième de finale. La solution la plus conservatrice consisterait à titulariser Danilo Santos, milieu de Botafogo habitué à évoluer dans un registre défensif, ou Éderson, de l’Atalanta, rompu au poste de numéro huit côté gauche. Une voie plus audacieuse, esquissée par Ancelotti lui-même, verrait Gabriel Martinelli reculer en milieu offensif, un repositionnement qui a surpris lors de son entrée en jeu contre le Japon et que le technicien italien juge viable grâce à « l’intelligence et la personnalité » de l’attaquant d’Arsenal. Enfin, le retour de Neymar, remis d’une déchirure musculaire, offrirait une alternative créative, quitte à modifier l’animation défensive. La presse argentine souligne que l’incertitude plane aussi sur Raphinha, toujours convalescent, ce qui réduit encore les leviers offensifs.
Le rendez-vous de dimanche à East Rutherford, dans le New Jersey, place le Brésil face à un adversaire chargé d’histoire. La Norvège est l’une des rares nations à afficher un bilan positif contre la Seleção : deux victoires et deux nuls en quatre confrontations, dont un succès 2-1 lors du Mondial 1998 resté dans les mémoires. La presse allemande et brésilienne rappelle que la génération actuelle, emmenée par Erling Haaland, est considérée comme la plus dangereuse de l’histoire du football norvégien. Le duel entre le buteur de Manchester City et le défenseur Gabriel Magalhães, coéquipiers à Arsenal et rivaux en Premier League, ajoute une dimension physique et psychologique à ce huitième de finale.
Ancelotti dispose de quelques jours pour trancher, après avoir accordé une journée de repos à un groupe réuni sans interruption depuis le 27 mai. La Seleção, qui a déjà perdu Wesley sur blessure avant le tournoi, aborde la phase à élimination directe avec un effectif amoindri mais une confiance nourrie par sa capacité à renverser des situations compromises. Le match contre la Norvège, programmé dimanche à 17 heures (heure de Brasília), dira si la force collective vantée par les observateurs brésiliens résiste à l’épreuve des absences.
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La presse brésilienne et argentine présente la blessure de Paquetá comme un coup terrible pour la Seleção, mettant en péril sa Coupe du Monde. Les analyses tactiques sur les remplaçants envisagés par Ancelotti se mêlent au message personnel de foi et de résilience publié par le joueur sur les réseaux sociaux.
L'agence de presse rapporte sèchement la blessure aux ischio-jambiers de Paquetá, en citant le communiqué officiel de la fédération brésilienne. L'accent est mis sur le protocole de soins intensifs et son absence probable contre la Norvège, sans commentaire émotionnel.
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