
Arabie saoudite : le terminal pétrolier de Ras Tanura reprend ses chargements après quatre mois de blocus
La reprise des opérations sur le plus grand terminal d’exportation de brut au monde, interrompues depuis mars en raison du conflit irano-américain, pourrait détendre les marchés pétroliers asiatiques.
Le 26 juin, le terminal de Ras Tanura, sur la côte saoudienne du Golfe Persique, a recommencé à charger du pétrole brut après une interruption de près de quatre mois. Deux superpétroliers VLCC, d’une capacité unitaire de 2 millions de barils, étaient en cours de chargement, un troisième en attente à proximité, selon les données de suivi maritime de la plateforme LSEG relayées par plusieurs agences. Cette installation, qui assure habituellement environ 90 % des exportations saoudiennes de brut, était à l’arrêt depuis le 8 mars.
L’interruption faisait suite au déclenchement, le 28 février, d’une guerre entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part. Téhéran avait alors imposé un blocus du détroit d’Ormuz, point de passage obligé pour les pétroliers quittant le Golfe, et mené des attaques directes contre les infrastructures pétrolières saoudiennes, notamment le terminal de Ras Tanura et les champs voisins. Contrainte de réorienter ses flux vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, avec une capacité limitée, l’Arabie saoudite a vu sa production totale de liquides pétroliers chuter d’environ 12 millions de barils par jour avant le conflit à quelque 8 millions actuellement, d’après l’Agence internationale de l’énergie.
La reprise des chargements intervient après un accord intérimaire entre Washington et Téhéran pour mettre fin aux hostilités. Les marchés asiatiques, principaux clients du brut saoudien — Chine, Inde et autres économies de la région — sont les premiers concernés par ce retour à la normale. Les médias occidentaux et les observateurs du secteur énergétique y voient un signal de détente susceptible de peser sur les prix, tandis que la presse proche de Téhéran continue de qualifier le conflit d’« agression américano-israélienne » et présente la levée du blocus comme une concession iranienne dans le cadre des négociations. Les agences asiatiques, pour leur part, insistent sur le rôle stabilisateur de cette reprise pour les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Malgré ce redémarrage, la production saoudienne reste inférieure d’un tiers à son niveau d’avant-guerre. La communauté internationale surveillera la montée en charge des exportations depuis Ras Tanura et la capacité de Riyad à rétablir ses parts de marché, alors que l’OPEP+ doit ajuster sa stratégie dans un contexte de demande mondiale encore incertaine.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
The resumption of shipments is a positive step, but we cannot let our guard down: Iran remains the primary threat to maritime security. Our role is to ensure that oil flows are not disrupted by acts of aggression.
It subordinates an economic event to a security framework, making Gulf stability dependent on American deterrence and management of the Iranian threat.
The reopening of the Saudi terminal changes nothing: the real conflict is between those who submit to the American-Zionist axis and those who resist. We denounce this normalization as a betrayal of the Palestinian cause and Arab sovereignty.
It minimizes an economic event by neutralizing it through an ideological lens that opposes 'resistance' to 'normalization', making any regional development secondary to the main struggle.
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