
Après Ormuz, l’Iran menace de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb
Téhéran agite la fermeture d’un second goulet stratégique via les houthistes, faisant craindre une flambée du pétrole et une extension du conflit.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a menacé, mercredi 15 juillet, de fermer « tous les autres corridors d’exportation profitant aux États-Unis et à leurs alliés », selon l’agence de presse officielle IRNA. Cette déclaration intervient après la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran et le rétablissement d’un blocus naval américain contre les ports iraniens. Dans le même temps, un haut responsable houthiste, Mohammed al-Farah, a averti que le mouvement yéménite était prêt à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb si l’Arabie saoudite poursuivait ses frappes au Yémen, une mesure qui, selon lui, propulserait le baril de pétrole à 200 dollars.
Les positions des parties se durcissent. Le CGRI affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé « jusqu’à la fin des maux de l’Amérique » et revendique des tirs contre des installations de la Ve Flotte américaine à Bahreïn, un site logistique au Koweït et la base d’Azraq en Jordanie. De son côté, le président américain Donald Trump a menacé de frapper des centrales électriques et des ponts iraniens si Téhéran ne reprenait pas les négociations. L’armée américaine a conduit une nouvelle vague de frappes de sept heures contre des cibles militaires près d’Ormuz et sur le littoral iranien, affirmant vouloir « dégrader les capacités utilisées pour attaquer le transport maritime commercial ». Selon des sources militaires américaines, l’Iran aurait visé sept navires marchands en une semaine, faisant près d’une douzaine de morts et disparus parmi les équipages.
Pour des analystes du Moyen-Orient et des experts en sécurité basés à Londres, Téhéran cherche à élargir le conflit en activant un second front au Bab el-Mandeb, par l’intermédiaire de ses alliés houthistes. Le chercheur libanais Fawaz Gerges estime que l’Iran « est prêt à aller jusqu’au bout » en menaçant simultanément les deux goulets stratégiques, transformant l’affrontement bilatéral en une mise en cause des voies maritimes du commerce énergétique mondial. Andreas Krieg, du King’s College de Londres, qualifie cette menace de « nouvelle option nucléaire » après Ormuz, que Téhéran n’actionnerait qu’en cas de guerre totale. Les capitales européennes, dont Paris et Bruxelles, observent avec inquiétude une possible fermeture conjointe des deux détroits, qui perturberait gravement leurs approvisionnements en hydrocarbures et renchérirait le coût du fret maritime, déjà affecté depuis 2023 par les attaques houthistes en mer Rouge.
La dégradation de la situation survient après la rupture d’une trêve de quatre ans au Yémen, les houthistes ayant tiré des missiles contre l’Arabie saoudite en représailles à un bombardement imputé au royaume. Le conflit entre Washington et Téhéran, qui a déjà fait des milliers de morts depuis février, s’est ravivé la semaine dernière, fragilisant un cessez-le-feu conclu en juin. La défense aérienne jordanienne a intercepté trois missiles balistiques tirés depuis le territoire iranien, et un incendie a été maîtrisé sur un site visé au Koweït. Les prochaines étapes dépendent de la réponse américaine à l’ultimatum iranien et de l’évolution des frappes sur le terrain, alors que la pression s’accroît pour un retour à la table des négociations.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.70 | critical |
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| Presse du Golfe arabe | −0.50 | critical |
| Presse chinoise | 0.00 | neutral |
| Presse nippo-coréenne | 0.00 | neutral |
The West denounces Iran's move as an existential threat to global energy.
Uses the nuclear option metaphor to raise the stakes and create a sense of moral urgency.
Omits the condition set by Yemen (Saudi attacks) that would make the closure not unilateral.
Gulf states warn against Iran's expansion of the conflict to the Red Sea.
Emphasizes the continuity of Iranian threats (from Hormuz to Bab el-Mandeb) to build a narrative of inevitable escalation.
Omits the IRGC statement on sharing exports and the US blockade renewal, which would show the reciprocity of Iran's move.
China observes the Iran-US standoff with detachment, emphasizing the reciprocity of threats.
Reports official Iranian and US statements without commentary, presenting the situation as a symmetric dispute between two state actors.
Omits the escalation of US strikes inside Iran and Houthi attacks, which would show a more active conflict.
Yemen warns it will close Bab el-Mandeb if Saudi Arabia does not stop attacks.
Directly quotes a Yemeni official to shift focus to the Yemen-Saudi conflict and condition the threat.
Omits Iran's role and the US blockade, presenting the threat as purely Yemeni.
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