
Washington restreint la durée des visas pour étudiants et journalistes étrangers
L’administration Trump met fin au système de « durée du statut » et impose des plafonds de séjour de quatre ans pour les étudiants et de 240 jours pour les journalistes, une mesure qui pourrait entrer en vigueur en septembre.
Le Département de la sécurité intérieure (DHS) a publié le 16 juillet une règle définitive qui remplace le principe de « durée du statut » par des périodes de séjour fixes pour les titulaires de visas F (étudiants), J (échanges culturels) et I (médias). Désormais, les étudiants internationaux ne pourront rester aux États-Unis que pour la durée de leur programme, dans la limite de quatre ans, tandis que les journalistes étrangers verront leur admission plafonnée à 240 jours – 90 jours pour les ressortissants chinois. La règle, qui doit encore être examinée par le Congrès, entrerait en vigueur soixante jours après sa publication au Registre fédéral, soit au plus tôt en septembre 2026.
Selon le DHS, le dispositif antérieur, en place depuis la fin des années 1970, ne permettait plus de contrôler efficacement les bénéficiaires de visas et favorisait les abus, notamment le phénomène des « étudiants perpétuels » qui enchaînaient les inscriptions pour éviter de quitter le territoire. L’administration républicaine invoque également la forte hausse des admissions : plus de 1,8 million d’entrées sous visa étudiant en 2024, en progression de 11 % sur un an, et plus de 500 000 visiteurs d’échange. Le secrétaire à la sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a estimé que le changement rétablissait « l’intégrité du système migratoire » et renforçait la sécurité nationale par des réexamens périodiques.
Les milieux universitaires américains, de l’American Council on Education à l’association NAFSA, dénoncent une « décision malavisée » qui injecte incertitude et bureaucratie dans un système qui fonctionnait. Ils préviennent que la mesure dissuadera les talents étrangers, en particulier les doctorants et les chercheurs en médecine dont les cursus dépassent souvent quatre ans. Les organisations de presse internationales, dont l’AFP, ont écrit au DHS que la limitation à 240 jours « réduirait la quantité et la qualité de la couverture » de l’actualité américaine. L’ambassade du Japon avait plaidé pour des périodes d’admission de deux à cinq ans pour les correspondants, sans être entendue. Pékin, de son côté, avait dénoncé en août 2025 le traitement discriminatoire réservé aux journalistes chinois.
Cette réforme s’inscrit dans un durcissement migratoire plus large mené par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025 : révocation de milliers de visas étudiants, suspension de financements fédéraux pour la recherche, suppression du statut légal de centaines de milliers de migrants. Les universités américaines font déjà état d’une baisse des inscriptions internationales, alors que les étudiants étrangers ont contribué à hauteur de plus de 50 milliards de dollars à l’économie des États-Unis en 2023. La règle, proposée en août 2025, a recueilli près de 22 000 commentaires publics mais a été adoptée quasiment inchangée. Le Congrès, à majorité républicaine, dispose d’un délai pour bloquer le texte, mais aucun signal d’opposition n’a été émis à ce stade. Les titulaires de visas déjà présents sur le sol américain se verront attribuer une date de fin fixe basée sur leur programme en cours, avec un délai de grâce réduit de 60 à 30 jours pour quitter le pays.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
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| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.50 | critical |
Le gouvernement américain modifie les règles de visa, introduisant des délais fixes pour les étudiants et journalistes étrangers.
La nouvelle est présentée comme un fait administratif, sans attribuer de responsabilité ni de conséquences, normalisant le changement.
Aucune mention des effets spécifiques sur certaines nationalités ni des critiques des associations étudiantes.
Les États-Unis durcissent le régime des visas pour les journalistes et étudiants étrangers, introduisant des limites de séjour.
L'utilisation des termes 'durcir' et 'restrictions' crée une impression d'hostilité, sans mentionner les motivations officielles de sécurité.
Il ne rapporte pas que la mesure a été proposée par le Département de la Sécurité intérieure et qu'elle est encore en cours d'examen.
Les États-Unis frappent les étudiants indiens avec de nouvelles restrictions de visa, mettant en danger leur séjour légal.
Il met l'accent sur l'impact négatif sur la communauté indienne, utilisant des données numériques et des scénarios de risque pour susciter empathie et critique.
Il ne mentionne pas que la règle s'applique à tous les étudiants internationaux, pas seulement aux Indiens, ni qu'il existe des exceptions pour les programmes plus courts.
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