
Washington et Téhéran suspendent leurs frappes et renouent le dialogue à Doha
Après une escalade militaire dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un arrêt temporaire des hostilités et de la reprise des pourparlers techniques, recentrés sur la sécurité de la voie maritime stratégique.
Les États-Unis et l’Iran ont décidé de suspendre leurs actions militaires réciproques et de reprendre les discussions techniques, a annoncé un haut responsable américain dans la soirée du 28 juin. Selon plusieurs sources relayées par les agences Axios et Reuters, les deux parties se rencontreront le mardi 30 juin à Doha, au Qatar, pour tenter de résoudre le différend concernant le détroit d’Ormuz. Initialement prévues en Suisse et centrées sur le programme nucléaire iranien, ces négociations ont été déplacées et recentrées sur la sécurité de la navigation après un week-end de frappes et de contre-frappes qui a mis en péril le mémorandum d’entente signé le 17 juin. Dans l’immédiat, les navires commerciaux peuvent de nouveau circuler librement, a précisé la même source.
La dispute porte sur l’interprétation du mémorandum de 14 points qui avait permis une trêve fragile. Téhéran, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, insiste sur sa responsabilité exclusive dans la gestion du trafic maritime et rejette toute initiative parallèle, comme le couloir temporaire annoncé par Oman en coordination avec les Nations unies. Les capitales du Golfe et Washington considèrent au contraire que le texte oblige l’Iran à garantir le libre passage sans entrave ni taxation, conformément au droit maritime international. La Maison-Blanche a levé le blocus naval des ports iraniens en contrepartie, mais l’absence de ligne directe opérationnelle entre les forces américaines et les Gardiens de la révolution, pourtant convenue en Suisse, complique la coordination.
L’escalade récente a été déclenchée le 25 juin par l’impact d’un projectile iranien sur un cargo singapourien dans le détroit. L’armée américaine a riposté en frappant des infrastructures militaires iraniennes (radars, sites de missiles, dépôts de drones), ce qui a entraîné des tirs de missiles et de drones iraniens contre les bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Les Gardiens de la révolution ont averti que toute nouvelle action américaine entraînerait l’arrêt complet des processus diplomatiques. Parallèlement, Israël a poursuivi ses opérations contre le Hezbollah dans le sud du Liban, malgré la signature, le 26 juin à Washington, d’un accord-cadre en vue d’une paix durable. Téhéran conditionne le maintien du cessez-le-feu global à l’arrêt des hostilités au Liban, tandis que le Hezbollah et le président du Parlement libanais, Nabih Berri, ont rejeté cet accord.
La rencontre de Doha, à laquelle participera le chef de l’équipe technique américaine Nick Stewart, vise à établir un mécanisme de coordination pour le détroit par où transite environ 20 % des hydrocarbures mondiaux. Les discussions sur le nucléaire iranien sont reportées. La fragilité de l’édifice diplomatique reste entière : le président Donald Trump a menacé de « terminer le travail militairement » si l’Iran ne respectait pas ses engagements, tandis que Téhéran exige la levée complète des sanctions et le déblocage de ses avoirs. Les marchés pétroliers, qui avaient brièvement retrouvé leurs niveaux d’avant-guerre, restent sous tension, et Bahreïn a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.
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Washington et Téhéran ont convenu de suspendre les frappes mutuelles et de reprendre les discussions techniques à Doha. Cette décision intervient après que les États-Unis ont attaqué le territoire iranien en réponse à une attaque contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, et que l'Iran a riposté par des missiles et des drones. Les deux parties respectent le mémorandum d'entente et autorisent la libre circulation des navires.
Les États-Unis et l'Iran ont convenu de suspendre les attaques « pour l'instant » et de se rencontrer à Doha, mais la trêve semble fragile. Téhéran insiste sur le contrôle du détroit d'Ormuz et rejette tout accord parallèle, tandis que la position iranienne sur l'accord reste floue. L'arrangement temporaire vise à éviter une escalade, mais de profondes divergences persistent sur l'interprétation du mémorandum.
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