
Washington et Téhéran s’accordent sur un cadre de paix, le texte attendu avant vendredi
Un mémorandum d’entente d’une page et demie, signé électroniquement, engage l’Iran à renoncer à l’arme nucléaire et à rouvrir le détroit d’Ormuz, en échange d’une levée conditionnelle des sanctions.
L’annonce, lundi, par le vice-président américain J. D. Vance, d’un possible dévoilement anticipé du texte de l’accord entre les États-Unis et l’Iran a cristallisé l’attention internationale. Selon des déclarations relayées par plusieurs médias iraniens et américains, le mémorandum d’entente – un document d’environ une page et demie – a déjà été signé électroniquement par les dirigeants des deux pays, dont le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. La cérémonie officielle de signature est prévue vendredi en Suisse, mais Donald Trump pourrait en publier la teneur plus tôt, une décision qui soulignerait la volonté de transparence affichée par la Maison-Blanche.
Le contenu de ce cadre général, que M. Vance qualifie de « base pour une transformation des relations », repose sur des engagements réciproques. D’après les sources consultées, Téhéran s’engage à détruire ses stocks d’uranium hautement enrichi, à garantir un accès permanent aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique et à s’inscrire dans une trajectoire à long terme, vérifiable, vers l’abandon de toute ambition nucléaire militaire. Le premier paragraphe du texte, insistent les médias iraniens, fixe l’obligation pour l’Iran de contribuer à la paix et à la stabilité régionales, ce qui implique l’arrêt du financement de groupes que Washington considère comme terroristes. En contrepartie, des incitations économiques « considérables » sont prévues, notamment un allègement des sanctions et une réintégration progressive dans l’économie mondiale, mais leur octroi est strictement conditionné à la mise en œuvre préalable et vérifiée des engagements iraniens.
La question du détroit d’Ormuz occupe une place centrale dans l’accord. La presse américaine et les chaînes iraniennes confirment que le mémorandum garantit la réouverture immédiate de ce passage stratégique sans imposition de droits de péage, une mesure qui, selon M. Vance, a déjà entraîné une baisse des prix du pétrole et du gaz. Le vice-président a par ailleurs fermement démenti les rumeurs de versement de fonds publics américains à l’Iran, qualifiant ces allégations de « propagande » et assurant qu’« aucun dollar des contribuables » ne serait transféré. Cette insistance répond aux critiques internes et aux inquiétudes d’une partie de l’opinion américaine, tout en rappelant le précédent de l’accord sur le nucléaire de 2015, dont Washington s’était retiré unilatéralement.
Les perspectives régionales et internationales restent marquées par la prudence. Si les médias iraniens soulignent que l’accord pourrait modifier en profondeur l’interaction de la République islamique avec le monde, ils n’omettent pas de rappeler que les États-Unis et leur allié israélien ont, par le passé, violé leurs engagements internationaux. La phase de négociations techniques qui suivra la signature officielle sera déterminante pour traduire ce cadre général en obligations précises et en calendriers de vérification. Pour les chancelleries européennes, qui observent avec attention ce rapprochement, l’enjeu consiste à évaluer si ce mémorandum peut effectivement stabiliser le Golfe et offrir une alternative crédible à l’escalade nucléaire, ou s’il ne constitue qu’une trêve fragile dans une confrontation aux racines profondes.
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Le vice-président américain a déclaré que Trump pourrait dévoiler l'accord avec l'Iran avant la cérémonie de signature de vendredi en Suisse. Le cadre prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz sans frais iraniens sur le transit, et d'autres pourparlers techniques sont attendus pour un accord à long terme. Le ton est pragmatique, axé sur la stabilité économique régionale.
Le vice-président américain a décrit le mémorandum d'une page et demie comme un cadre général qui pourrait changer fondamentalement les interactions mondiales et régionales de l'Iran. Les médias iraniens soulignent que tout avantage dépend de vérifications et d'actions concrètes, tout en rappelant que les États-Unis et leur allié sioniste ont historiquement violé les engagements internationaux. Le récit est sceptique, présentant l'Iran comme prudent et l'Occident comme peu fiable.
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