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Économie & Marchésjeudi 25 juin 2026

Villa Certosa, nouveau joyau du Qatar en Sardaigne

L’ancien Premier ministre qatari Hamad bin Jassim Al Thani acquiert pour 350 millions d’euros la résidence emblématique de Silvio Berlusconi, théâtre de sommets diplomatiques et de soirées controversées.

La vente de la Villa Certosa, annoncée par la presse italienne et confirmée par plusieurs médias internationaux, marque l’une des plus importantes transactions immobilières résidentielles jamais conclues en Italie. L’ancien Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, Hamad bin Jassim Al Thani, s’offre pour 350 millions d’euros ce domaine de 120 hectares sur la côte sarde, loin des 500 millions initialement espérés par les héritiers de Silvio Berlusconi. L’opération, réalisée via une société d’investissement luxembourgeoise, illustre la stratégie d’ancrage patient du Qatar dans les actifs de prestige européens.

Au-delà du prix, c’est la charge symbolique du lieu qui retient l’attention. La presse italienne rappelle que cette résidence, avec ses sept piscines, son amphithéâtre et son volcan artificiel, fut à la fois le théâtre des fameuses soirées « bunga bunga » et un siège officieux du pouvoir. Berlusconi y reçut George W. Bush, Tony Blair et Vladimir Poutine – dont un pantalon aurait été roussi par le volcan, selon un récit repris par les médias italiens. Dès 2004, le gouvernement italien avait classé la villa comme « siège alternatif de sécurité maximale », permettant d’y conduire les affaires de l’État et d’invoquer le secret d’État pour bloquer des enquêtes judiciaires. Ce brouillage entre sphères publique et privée, souligne un quotidien italien, préfigurait l’usage que Donald Trump ferait plus tard de sa résidence de Mar-a-Lago.

L’acheteur n’est pas un inconnu en Sardaigne. La famille Al Thani, qui règne sur le Qatar depuis plus de 150 ans, possède déjà plusieurs hôtels de luxe sur la Costa Smeralda – dont le Cala di Volpe et le Romazzino – ainsi que l’hôpital Mater Olbia. Le fonds souverain qatari QIA, que Hamad bin Jassim Al Thani a dirigé, contrôle par ailleurs 70 % de la maison Valentino, le quartier milanais de Porta Nuova avec ses tours pour ultra-riches, et une collection d’établissements cinq étoiles à Milan, Venise, Rome et Florence. La presse économique russe replace cette acquisition dans un marché mondial de l’immobilier de prestige où les biens chargés d’histoire, comme la villa suisse où se rencontrèrent Gorbatchev et Reagan, attirent les grandes fortunes.

La transaction permet aussi de régler une partie de la succession de l’ancien magnat des médias, décédé en 2023 : 100 millions d’euros reviendront à son ex-compagne Marta Fascina et autant à son frère Paolo, rapporte la presse allemande. Pour le Qatar, cette acquisition consolide une présence discrète mais systématique dans le patrimoine économique et culturel italien, au moment où d’autres actifs emblématiques changent de mains. Le prochain jalon à observer sera l’éventuelle montée du fonds qatari au capital de la marque de sneakers Golden Goose, actuellement en négociation.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse européenne continentalePresse russe et CEI
Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
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La vente de la Villa Certosa de Berlusconi à un cheikh qatari pour 350 millions d'euros, considérée comme une bonne affaire, clôt un chapitre de fêtes scandaleuses et de sommets politiques. La résidence, tristement célèbre pour ses soirées 'bunga bunga', passe désormais aux mains d'un investisseur du Golfe, symbolisant la fin d'une ère d'excès et de diplomatie de haut vol.

Presse russe et CEI/ État
DétachementPragmatisme

La villa sarde de l'ancien premier ministre Berlusconi a été vendue à la famille royale du Qatar pour 350 millions d'euros, ce qui en fait l'une des plus grandes transactions immobilières privées. L'accord a été conclu environ un an après que les héritiers l'ont mise sur le marché.

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jeudi 25 juin 2026

Villa Certosa, nouveau joyau du Qatar en Sardaigne

L’ancien Premier ministre qatari Hamad bin Jassim Al Thani acquiert pour 350 millions d’euros la résidence emblématique de Silvio Berlusconi, théâtre de sommets diplomatiques et de soirées controversées.

La vente de la Villa Certosa, annoncée par la presse italienne et confirmée par plusieurs médias internationaux, marque l’une des plus importantes transactions immobilières résidentielles jamais conclues en Italie. L’ancien Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, Hamad bin Jassim Al Thani, s’offre pour 350 millions d’euros ce domaine de 120 hectares sur la côte sarde, loin des 500 millions initialement espérés par les héritiers de Silvio Berlusconi. L’opération, réalisée via une société d’investissement luxembourgeoise, illustre la stratégie d’ancrage patient du Qatar dans les actifs de prestige européens.

Au-delà du prix, c’est la charge symbolique du lieu qui retient l’attention. La presse italienne rappelle que cette résidence, avec ses sept piscines, son amphithéâtre et son volcan artificiel, fut à la fois le théâtre des fameuses soirées « bunga bunga » et un siège officieux du pouvoir. Berlusconi y reçut George W. Bush, Tony Blair et Vladimir Poutine – dont un pantalon aurait été roussi par le volcan, selon un récit repris par les médias italiens. Dès 2004, le gouvernement italien avait classé la villa comme « siège alternatif de sécurité maximale », permettant d’y conduire les affaires de l’État et d’invoquer le secret d’État pour bloquer des enquêtes judiciaires. Ce brouillage entre sphères publique et privée, souligne un quotidien italien, préfigurait l’usage que Donald Trump ferait plus tard de sa résidence de Mar-a-Lago.

L’acheteur n’est pas un inconnu en Sardaigne. La famille Al Thani, qui règne sur le Qatar depuis plus de 150 ans, possède déjà plusieurs hôtels de luxe sur la Costa Smeralda – dont le Cala di Volpe et le Romazzino – ainsi que l’hôpital Mater Olbia. Le fonds souverain qatari QIA, que Hamad bin Jassim Al Thani a dirigé, contrôle par ailleurs 70 % de la maison Valentino, le quartier milanais de Porta Nuova avec ses tours pour ultra-riches, et une collection d’établissements cinq étoiles à Milan, Venise, Rome et Florence. La presse économique russe replace cette acquisition dans un marché mondial de l’immobilier de prestige où les biens chargés d’histoire, comme la villa suisse où se rencontrèrent Gorbatchev et Reagan, attirent les grandes fortunes.

La transaction permet aussi de régler une partie de la succession de l’ancien magnat des médias, décédé en 2023 : 100 millions d’euros reviendront à son ex-compagne Marta Fascina et autant à son frère Paolo, rapporte la presse allemande. Pour le Qatar, cette acquisition consolide une présence discrète mais systématique dans le patrimoine économique et culturel italien, au moment où d’autres actifs emblématiques changent de mains. Le prochain jalon à observer sera l’éventuelle montée du fonds qatari au capital de la marque de sneakers Golden Goose, actuellement en négociation.

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La vente de la Villa Certosa de Berlusconi à un cheikh qatari pour 350 millions d'euros, considérée comme une bonne affaire, clôt un chapitre de fêtes scandaleuses et de sommets politiques. La résidence, tristement célèbre pour ses soirées 'bunga bunga', passe désormais aux mains d'un investisseur du Golfe, symbolisant la fin d'une ère d'excès et de diplomatie de haut vol.

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La villa sarde de l'ancien premier ministre Berlusconi a été vendue à la famille royale du Qatar pour 350 millions d'euros, ce qui en fait l'une des plus grandes transactions immobilières privées. L'accord a été conclu environ un an après que les héritiers l'ont mise sur le marché.

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