
Antonelli reprend les commandes à Spa, Gasly fracasse son Alpine
Le leader du championnat Kimi Antonelli a dominé la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Belgique, marquée par la violente sortie de piste de Pierre Gasly.
La journée d’essais libres sur le circuit de Spa-Francorchamps a livré un verdict contrasté, entre la démonstration de force de Kimi Antonelli (Mercedes) et l’accident spectaculaire de Pierre Gasly (Alpine). Après une matinée dominée par Max Verstappen (Red Bull), le jeune Italien a signé le meilleur temps de la seconde séance en 1 min 45 s 944, reléguant Lando Norris (McLaren) à près de deux dixièmes et le Néerlandais à presque une demi-seconde. La presse européenne souligne la capacité de réaction de l’écurie allemande, qui a opéré des modifications majeures entre les deux sessions pour offrir à son pilote une monoplace plus stable, tandis que les observateurs latino-américains retiennent la septième place de Franco Colapinto (Alpine), meilleur représentant du « reste du peloton » et seul pilote de son équipe à avoir évité les déboires.
La séance a été interrompue à un quart d’heure du terme par un drapeau rouge, conséquence d’une perte de contrôle de Gasly à la sortie du virage 13. L’Alpine du Français, partie en tête-à-queue après un survirage soudain, a percuté les barrières de protection, arrachant son aileron arrière et endommageant lourdement la suspension. « J’ai simplement perdu le contrôle d’un coup », a déclaré le pilote à la radio, tandis que la direction de l’écurie évoquait une erreur minime sévèrement sanctionnée par le tracé ardennais. L’incident a figé la hiérarchie et privé les équipes de précieuses simulations de course, un fait relevé avec inquiétude par les médias britanniques, qui notent que George Russell, huitième à plus d’une seconde de son coéquipier Antonelli, n’a pu boucler qu’un seul tour rapide propre.
La première séance avait pourtant esquissé un rapport de forces différent. Verstappen, débarrassé de l’aileron arrière expérimental « Macarena » tenu pour responsable de ses accidents en Autriche et en Grande-Bretagne, avait signé le meilleur chrono devant les Ferrari de Lewis Hamilton et Charles Leclerc. Les écuries de pointe affichaient alors des écarts serrés, mais la presse italienne relève que la Scuderia n’a pas confirmé l’après-midi : Hamilton quatrième, Leclerc seulement onzième après un temps annulé, laissant entrevoir des difficultés de mise au point sur le tour lancé. En contraste, McLaren a placé Norris deuxième, bien que le champion du monde en titre, pénalisé de dix places sur la grille pour changement d’éléments moteurs, estime que son équipe demeure « la quatrième force » derrière Mercedes, Red Bull et Ferrari.
Les perspectives sud-américaines ont offert des fortunes diverses. Si Colapinto a nettement progressé entre les deux séances, passant du quinzième au septième rang et devançant son coéquipier accidenté, le Brésilien Gabriel Bortoleto (Audi) a reculé de la dixième à la treizième place, tandis que le Mexicain Sergio Pérez (Cadillac) est resté confiné en fond de classement, juste devant les Aston Martin en grande difficulté. Les médias argentins saluent la constance de Colapinto, qui avait déjà marqué des points à Silverstone, et relèvent que l’écurie Alpine devra désormais reconstruire en urgence la monoplace de Gasly avant les qualifications.
La bataille pour le titre reste indécise : Antonelli possède 25 points d’avance sur Russell et 32 sur Hamilton, mais les performances du vendredi suggèrent que Mercedes, Ferrari, Red Bull et McLaren se tiennent dans un mouchoir de poche. La troisième séance d’essais libres, samedi matin, puis la qualification l’après-midi, détermineront si la hiérarchie affichée à Spa résiste à la pression d’un tracé où chaque erreur se paie comptant.
| Presse latino-américaine | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | +0.10 | neutral |
| Presse nippo-coréenne | 0.00 | neutral |
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