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Énergie & Climatmardi 16 juin 2026

Venezuela confie à General Electric la réfection de son réseau, la Colombie tend une ligne électrique

Caracas signe un accord historique avec le géant américain pour restaurer 5 000 mégawatts en quatre ans, tandis que Bogota annonce une interconnexion de 89,9 milliards de pesos depuis le Vichada.

Le Venezuela a franchi un pas décisif vers la sortie de la crise énergétique qui plonge quotidiennement la quasi-totalité du pays dans des coupures de courant pouvant durer jusqu’à dix heures. La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a officialisé lundi un mémorandum d’entente avec la filiale locale de General Electric Vernova, destiné à remettre en état un réseau électrique vétuste et sous-investi depuis des décennies. Selon les termes annoncés au palais de Miraflores, l’accord prévoit la récupération de 1 000 mégawatts de capacité de production au cours des 24 premiers mois, puis un total de 5 000 mégawatts sur quatre ans – un apport crucial pour un pays qui, selon les données fournies à l’Agence France-Presse, produit actuellement 12 000 mégawatts pour une demande de 14 000 mégawatts. La signature, retransmise par la télévision d’État, marque le retour d’un grand conglomérat américain dans un secteur abandonné par les investisseurs étrangers après des années de gestion erratique et de sanctions.

Parallèlement, la Colombie voisine a dévoilé un projet d’interconnexion électrique depuis le département de Vichada, à la frontière orientale, pour un montant dépassant 89,9 milliards de pesos. Le ministre colombien des Mines et de l’Énergie, Edwin Palma Egea, a présenté cette initiative à Puerto Carreño, en même temps qu’une centrale solaire baptisée El Merey, d’une capacité de 5 mégawatts, destinée à alimenter plus de 1 600 usagers locaux. Cette double annonce illustre la volonté de Bogota de renforcer la sécurité énergétique régionale tout en ouvrant une nouvelle phase de coopération avec son voisin, après la réactivation récente d’une connexion électrique bilatérale pour un montant de 3,48 millions de dollars.

La convergence de ces deux projets dessine une recomposition géopolitique de l’approvisionnement électrique dans le nord de l’Amérique du Sud. Le rapprochement avec General Electric, entreprise étroitement liée aux intérêts américains, intervient alors que le gouvernement de transition vénézuélien, installé après l’éviction de Nicolás Maduro en janvier, subit la pression de Washington pour stabiliser le pays. La presse nord-américaine souligne que les discussions avaient débuté dès avril, sous l’impulsion de l’administration Trump, soucieuse de réduire les flux migratoires et de sécuriser les approvisionnements pétroliers. Du côté latino-américain, les analystes voient dans l’interconnexion colombienne un complément logique : elle permettrait d’exporter des excédents vers le Venezuela en cas de besoin, tout en offrant à Bogota un levier d’influence régionale.

Les observateurs européens, notamment français, relèvent que le défi technique est immense. Le réseau vénézuélien, autrefois l’un des plus fiables d’Amérique latine, a été ravagé par la corruption, le manque d’entretien et l’exode des ingénieurs. Le contrat avec GE Vernova, dont le montant n’a pas été divulgué, devra être formalisé rapidement pour enclencher les travaux, a insisté Delcy Rodríguez. La centrale thermique de Caracas et les lignes de transmission devront être modernisées en parallèle, ce qui suppose une chaîne d’approvisionnement sécurisée et un cadre juridique stable – conditions encore incertaines dans un pays sous sanctions sectorielles.

À terme, la remise à niveau du système électrique vénézuélien pourrait redessiner les équilibres énergétiques de la région caraïbe et andine. Si les 5 000 mégawatts promis sont effectivement restaurés, le Venezuela réduira sa dépendance aux importations colombiennes et retrouvera une capacité d’exportation, notamment vers les îles de la Caraïbe orientale. L’interconnexion depuis le Vichada, quant à elle, symbolise une intégration énergétique pragmatique, loin des grands discours idéologiques. Reste à savoir si la fenêtre politique actuelle, fragile et conditionnée par le soutien américain, permettra de mener ces chantiers à leur terme avant que les équilibres internes ne basculent à nouveau.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Le Venezuela a signé un accord avec la filiale locale de General Electric pour restaurer son réseau électrique national. L'accord vise à récupérer 1 000 mégawatts en 24 mois et plus de 5 000 mégawatts en quatre ans. Le gouvernement présente cette initiative comme une étape historique pour garantir un service essentiel à la population.

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Le Venezuela, en proie à des coupures d'électricité quotidiennes et à un réseau vétuste, a signé un accord avec General Electric. L'accord vise à restaurer la capacité de production, mais rien ne garantit qu'il pourra effacer des décennies de négligence sous le chavisme. La crise énergétique est le symbole du déclin infrastructurel du pays.

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mardi 16 juin 2026

Venezuela confie à General Electric la réfection de son réseau, la Colombie tend une ligne électrique

Caracas signe un accord historique avec le géant américain pour restaurer 5 000 mégawatts en quatre ans, tandis que Bogota annonce une interconnexion de 89,9 milliards de pesos depuis le Vichada.

Le Venezuela a franchi un pas décisif vers la sortie de la crise énergétique qui plonge quotidiennement la quasi-totalité du pays dans des coupures de courant pouvant durer jusqu’à dix heures. La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a officialisé lundi un mémorandum d’entente avec la filiale locale de General Electric Vernova, destiné à remettre en état un réseau électrique vétuste et sous-investi depuis des décennies. Selon les termes annoncés au palais de Miraflores, l’accord prévoit la récupération de 1 000 mégawatts de capacité de production au cours des 24 premiers mois, puis un total de 5 000 mégawatts sur quatre ans – un apport crucial pour un pays qui, selon les données fournies à l’Agence France-Presse, produit actuellement 12 000 mégawatts pour une demande de 14 000 mégawatts. La signature, retransmise par la télévision d’État, marque le retour d’un grand conglomérat américain dans un secteur abandonné par les investisseurs étrangers après des années de gestion erratique et de sanctions.

Parallèlement, la Colombie voisine a dévoilé un projet d’interconnexion électrique depuis le département de Vichada, à la frontière orientale, pour un montant dépassant 89,9 milliards de pesos. Le ministre colombien des Mines et de l’Énergie, Edwin Palma Egea, a présenté cette initiative à Puerto Carreño, en même temps qu’une centrale solaire baptisée El Merey, d’une capacité de 5 mégawatts, destinée à alimenter plus de 1 600 usagers locaux. Cette double annonce illustre la volonté de Bogota de renforcer la sécurité énergétique régionale tout en ouvrant une nouvelle phase de coopération avec son voisin, après la réactivation récente d’une connexion électrique bilatérale pour un montant de 3,48 millions de dollars.

La convergence de ces deux projets dessine une recomposition géopolitique de l’approvisionnement électrique dans le nord de l’Amérique du Sud. Le rapprochement avec General Electric, entreprise étroitement liée aux intérêts américains, intervient alors que le gouvernement de transition vénézuélien, installé après l’éviction de Nicolás Maduro en janvier, subit la pression de Washington pour stabiliser le pays. La presse nord-américaine souligne que les discussions avaient débuté dès avril, sous l’impulsion de l’administration Trump, soucieuse de réduire les flux migratoires et de sécuriser les approvisionnements pétroliers. Du côté latino-américain, les analystes voient dans l’interconnexion colombienne un complément logique : elle permettrait d’exporter des excédents vers le Venezuela en cas de besoin, tout en offrant à Bogota un levier d’influence régionale.

Les observateurs européens, notamment français, relèvent que le défi technique est immense. Le réseau vénézuélien, autrefois l’un des plus fiables d’Amérique latine, a été ravagé par la corruption, le manque d’entretien et l’exode des ingénieurs. Le contrat avec GE Vernova, dont le montant n’a pas été divulgué, devra être formalisé rapidement pour enclencher les travaux, a insisté Delcy Rodríguez. La centrale thermique de Caracas et les lignes de transmission devront être modernisées en parallèle, ce qui suppose une chaîne d’approvisionnement sécurisée et un cadre juridique stable – conditions encore incertaines dans un pays sous sanctions sectorielles.

À terme, la remise à niveau du système électrique vénézuélien pourrait redessiner les équilibres énergétiques de la région caraïbe et andine. Si les 5 000 mégawatts promis sont effectivement restaurés, le Venezuela réduira sa dépendance aux importations colombiennes et retrouvera une capacité d’exportation, notamment vers les îles de la Caraïbe orientale. L’interconnexion depuis le Vichada, quant à elle, symbolise une intégration énergétique pragmatique, loin des grands discours idéologiques. Reste à savoir si la fenêtre politique actuelle, fragile et conditionnée par le soutien américain, permettra de mener ces chantiers à leur terme avant que les équilibres internes ne basculent à nouveau.

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Le Venezuela a signé un accord avec la filiale locale de General Electric pour restaurer son réseau électrique national. L'accord vise à récupérer 1 000 mégawatts en 24 mois et plus de 5 000 mégawatts en quatre ans. Le gouvernement présente cette initiative comme une étape historique pour garantir un service essentiel à la population.

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Le Venezuela, en proie à des coupures d'électricité quotidiennes et à un réseau vétuste, a signé un accord avec General Electric. L'accord vise à restaurer la capacité de production, mais rien ne garantit qu'il pourra effacer des décennies de négligence sous le chavisme. La crise énergétique est le symbole du déclin infrastructurel du pays.

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