
Vague de chaleur : records de consommation électrique et délestages du Maghreb à l’Asie centrale
De l’Iran à l’Algérie, les réseaux électriques subissent une pression inédite sous l’effet de températures extrêmes, entraînant des coupures programmées et de nouveaux pics historiques de demande.
L’Iran a entamé des délestages programmés tandis que l’Algérie et l’Ouzbékistan enregistraient, lundi 13 juillet, de nouveaux records de consommation électrique. En Iran, la demande a franchi le seuil des 74 000 mégawatts, soit une hausse de 6 000 mégawatts en quelques jours, poussant le gestionnaire du réseau à annoncer des coupures planifiées communiquées deux jours à l’avance. Au même moment, la pointe algérienne atteignait 21 378 mégawatts pour le deuxième jour consécutif, dépassant de près de 4 % le maximum de l’année précédente. En Ouzbékistan, les autorités anticipent une consommation quotidienne record de 280 millions de kilowattheures, avec une charge maximale estimée entre 13 et 13,3 gigawatts.
Cette pression simultanée sur plusieurs réseaux nationaux résulte d’une vague de chaleur exceptionnelle qui frappe un large arc allant du Maghreb à l’Asie centrale. Les températures dépassent les 40 degrés sur la majeure partie de l’Iran, de l’Algérie et de l’Ouzbékistan, avec des pointes à 47 degrés dans les zones désertiques du sud ouzbek. La généralisation de la climatisation explique l’essentiel de la hausse de la demande, mais la chaleur agit aussi comme un facteur aggravant sur l’offre : selon les responsables iraniens, les températures élevées réduisent le rendement des centrales thermiques, dont une partie de la production est absorbée par les systèmes de refroidissement internes, ce qui diminue d’autant la puissance disponible pour le réseau.
Les réponses des pouvoirs publics varient selon la solidité des infrastructures et les marges de manœuvre budgétaires. En Iran, la compagnie nationale d’électricité (Tavanir) conditionne la fin des délestages à une baisse de 5 % de la consommation ou à un reflux des températures, tout en appelant la population à régler les climatiseurs sur 25 degrés et à éviter les appareils énergivores aux heures de pointe. L’Ouzbékistan a ordonné le renforcement de la surveillance des postes électriques, la suspension temporaire des opérations de chargement de gaz liquéfié durant les heures les plus chaudes et des inspections conjointes avec le parquet et les services d’urgence. En Algérie, le gestionnaire Sonelgaz se borne pour l’instant à constater la succession des records, sans annoncer de mesures de restriction. Le Liban, quant à lui, illustre une crise structurelle : la capacité de production plafonne à 500 mégawatts, soit le cinquième de la demande, en raison du coût des combustibles et des répercussions des tensions régionales ; l’alimentation moyenne ne dépasse pas quatre heures par jour, et le risque d’un black-out total est jugé permanent par l’opérateur public.
Les prochains jours s’annoncent décisifs. En Iran, les prévisionnistes tablent sur une demande pouvant dépasser 75 500 mégawatts d’ici la mi-août, avec un pic de tension attendu mardi et mercredi. Les autorités misent sur une « unité de commandement » et le recours des industries aux certificats d’économie d’énergie ou à l’importation d’électricité pour préserver la stabilité du réseau. En Ouzbékistan, la barre des 280 millions de kilowattheures pourrait être franchie dans les jours à venir, mettant à l’épreuve les renforcements opérationnels décidés en urgence. La persistance de la canicule déterminera si les dispositifs de gestion de la demande suffiront à éviter une généralisation des coupures dans la région.
| Presse iranienne et apparentée | 0.00 | neutral |
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| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
L'Iran gère la crise avec responsabilité partagée et transparence technique.
En présentant les coupures comme une mesure préventive et temporaire et en demandant la coopération des citoyens, la situation est normalisée et la capacité du système n'est pas remise en question.
Omet toute critique de la planification énergétique ou du manque d'investissement, présentant les coupures comme une mesure temporaire gérable.
La Russie prévoit un record de consommation en Ouzbékistan sans alarmisme.
En se limitant aux données numériques et aux prévisions, tout jugement ou responsabilité est évité, paraissant objectif.
Omet toute discussion sur les conséquences sociales ou la possibilité de blackouts, se limitant à une prévision technique.
L'Algérie célèbre de nouveaux records de consommation; le Liban s'excuse pour la faible fourniture.
L'Algérie utilise les records pour montrer la capacité du système; le Liban blâme des facteurs externes (prix du carburant) pour éviter les critiques internes.
L'Algérie omet toute mention de perturbations potentielles ou de stress sur le réseau; le Liban omet ses propres inefficacités opérationnelles, attribuant tout aux prix du carburant.
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