
Usyk renonce à tous ses titres mondiaux, un dernier combat en ligne de mire
Le champion ukrainien des lourds abandonne ses ceintures WBA, WBC et IBF, annonçant une « dernière danse » sans dévoiler son adversaire.
C’est par une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, un vendredi au temps clément, qu’Oleksandr Usyk a choisi de bouleverser la hiérarchie de la boxe mondiale. Le champion du monde des poids lourds, invaincu en vingt-cinq combats professionnels, a annoncé qu’il laissait vacantes ses trois ceintures – WBA, WBC et IBF – tout en précisant qu’il ne quittait pas le sport. « Je veux rendre ces ceintures disponibles pour que les gars qui font la queue puissent boxer », a déclaré l’Ukrainien de 39 ans, évoquant une ultime « dernière danse » à venir.
Cette décision intervient un mois seulement après une victoire controversée face au kickboxeur néerlandais Rico Verhoeven, le 23 mai au pied des pyramides de Gizeh. Mené aux points par un adversaire qui ne disputait que son deuxième combat de boxe anglaise, Usyk l’avait emporté par arrêt de l’arbitre à la onzième reprise, un dénouement qui a suscité de vives discussions dans les médias anglophones et au-delà. Ce succès poussif contrastait avec une carrière jusque-là sans accroc, marquée par des triomphes sur Tyson Fury, Anthony Joshua et Daniel Dubois, tous battus à deux reprises.
La presse allemande, notamment le quotidien Bild, a immédiatement mis en avant les conséquences pour le boxeur d’origine turque Agit Kabayel, challenger officiel WBC. La vacance des titres pourrait faire de lui le premier champion du monde allemand des lourds depuis Max Schmeling, détenteur de la couronne de 1930 à 1932. Kabayel a salué en Usyk « une véritable légende, sur le ring comme en dehors », tandis que le président du WBC, Mauricio Sulaiman, cité par plusieurs sources, s’est dit « déçu » d’apprendre la nouvelle par une simple vidéo, allant jusqu’à se demander s’il ne s’agissait pas d’un deepfake.
Les médias russophones, de la BBC en russe au site Dozhd, replacent ce geste dans un parcours personnel et géopolitique plus large. Ils rappellent qu’après son combat en Égypte, Usyk avait dédié sa victoire aux soldats et au peuple ukrainiens, alors que sa famille se trouvait sous les bombardements russes. Ces mêmes sources évoquent ses récentes visites à Washington, où il a rencontré le président Donald Trump et s’est rendu au Pentagone, ainsi que ses projets de reconversion dans les affaires ou le cinéma après sa carrière sportive.
L’identité de l’adversaire pour ce baroud d’honneur reste inconnue. La presse indonésienne cite les noms de Derek Chisora ou Deontay Wilder, tandis que le manager d’Usyk, Sergey Lapin, confie à ESPN que le champion souhaite clore sa carrière aux États-Unis, où il n’a jamais combattu. En attendant, les ceintures remises en jeu promettent une redistribution rapide des cartes dans la catégorie reine, avec en ligne de mire un possible affrontement Kabayel-Dubois pour le titre WBC.
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Le roi incontesté des poids lourds se dépouille de toutes ses ceintures, préparant sa dernière danse sur le ring. Un geste qui secoue le monde de la boxe et clôt une ère avec un mélange de célébration et de mélancolie.
La décision d'Usyk de laisser tous ses titres vacants soulève des questions sur ses motivations réelles et le futur paysage de la division. Une analyse posée explore les conséquences potentielles pour les prochains prétendants et l'héritage du champion.
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