
Un but turc à la dernière seconde fait chuter les États-Unis, déjà qualifiés pour les huitièmes
Battus 3-2 par une Turquie éliminée, les Américains abordent le tour à élimination directe avec un statut de premier de groupe que leur entraîneur Mauricio Pochettino a défendu avec véhémence face à une presse qu’il jugeait trop critique.
Le stade SoFi de Los Angeles a retenu son souffle jusqu’à la huitième minute du temps additionnel. Sur une ultime action confuse dans la surface américaine, le défenseur turc Kaan Ayhan a propulsé le ballon au fond des filets, offrant à la Turquie une victoire 3-2 et infligeant aux États-Unis leur première défaite dans ce Mondial 2026. La rencontre, sans enjeu pour la première place du groupe D déjà verrouillée par les co-organisateurs, a pourtant livré un scénario haletant. Auston Trusty avait ouvert le score dès la troisième minute pour les Américains, mais la Turquie, muette lors de ses deux premiers matchs, a renversé la table grâce à Arda Güler puis Baris Alper Yilmaz, avant que Sebastian Berhalter n’égalise d’une frappe puissante après la pause. Le retour de Christian Pulisic, entré à l’heure de jeu après une blessure, a galvanisé le public hollywoodien sans empêcher le coup de poignard final.
La presse nord-américaine a largement relativisé ce revers, le comparant à un match sans conséquence une fois le titre de division acquis en NFL. Les commentateurs ont souligné que Mauricio Pochettino avait procédé à neuf changements dans son onze de départ, préservant plusieurs titulaires sous la menace d’une suspension et testant la profondeur d’un effectif appelé à aller loin dans le tournoi. L’entraîneur argentin, lui, a profité de la conférence de presse pour fustiger l’absence de félicitations pour la première place du groupe, estimant que « gagner trois matchs ne sert à rien si l’on perd le suivant et qu’on ne gagne pas la Coupe du monde ».
Les médias européens, notamment espagnols, ont mis l’accent sur la tension palpable entre Pochettino et les journalistes, l’ancien coach du Paris Saint-Germain allant jusqu’à qualifier de « mesquine » une lecture trop focalisée sur le résultat brut. En Asie du Sud-Est, l’analyse indonésienne a plutôt retenu les enseignements tactiques : une charnière défensive inexpérimentée a montré des signes de fébrilité, tandis que le gardien Matt Turner a paru hésitant sur le but décisif. Tous s’accordent néanmoins sur le fait que cette défaite ne modifie pas la trajectoire américaine.
Les États-Unis terminent en tête du groupe D avec six points et une différence de buts de +4, devant le Paraguay et l’Australie. Ils affronteront la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale, un adversaire issu du groupe B où la Suisse et le Canada ont pris les deux premières places. Pochettino disposera pour ce rendez-vous de l’ensemble de ses cadres, aucun carton jaune supplémentaire n’étant venu alourdir le bilan disciplinaire, et pourra compter sur un Pulisic de nouveau opérationnel.
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L'entraîneur argentin a réprimandé les journalistes pour avoir ignoré la première place du groupe, jugeant triste l'absence de félicitations. Il a souligné que le véritable objectif est de se battre pour le titre mondial 2026 et que la rotation de l'effectif était indispensable. Cette défaite n'est qu'un détail dans une campagne tournée vers le trophée.
L'équipe américaine reste sereine après la défaite de dernière minute contre la Turquie, ayant déjà assuré la première place du groupe. Joueurs et entraîneur ont affiché leur confiance, soulignant que le véritable tournoi commence maintenant. Ce revers est considéré comme un petit accroc sans conséquence sur la dynamique de l'équipe avant la phase à élimination directe.
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