
Mondial 2026 : la Tunisie limoge son sélectionneur après une seule rencontre
Une déroute 5-1 face à la Suède a précipité le renvoi de Sabri Lamouchi, remplacé par Mondher Kebaier pour tenter de sauver une campagne déjà compromise.
La Coupe du monde 2026, à peine entamée, a déjà produit son premier limogeage. Au lendemain d’une défaite cuisante contre la Suède (5-1) à Monterrey, au Mexique, la Fédération tunisienne de football a officialisé le départ de son sélectionneur, Sabri Lamouchi. L’annonce, diffusée sur les réseaux sociaux de l’instance, a confirmé ce que les médias arabophones et européens pressentaient depuis le coup de sifflet final : le technicien franco-tunisien de 54 ans, nommé en janvier dernier, n’aura dirigé qu’un seul match de phase finale. Mondher Kebaier, ancien patron des « Aigles de Carthage » entre 2019 et 2022, a été désigné pour assurer l’intérim, avec la mission immédiate de préparer les confrontations contre le Japon et les Pays-Bas.
Le naufrage face aux Scandinaves a agi comme un détonateur pour une situation déjà profondément dégradée. Lamouchi, qui avait succédé à Sami Trabelsi lui-même remercié après une élimination africaine douloureuse, n’a remporté qu’un seul de ses cinq matches à la tête de la sélection, pour trois revers, dont une humiliation 5-0 en amical contre la Belgique. La presse suédoise, à l’image de Sveriges Television, a souligné la supériorité clinique de son équipe, emmenée par un Yasin Ayari auteur d’un triplé, tandis que les médias tunisiens et panarabes, d’Echorouk à Sky News Arabia, évoquaient une « catastrophe » et une « honte » nationale. La référence à 1998, quand Henryk Kasperczak avait été démis après deux journées, a immédiatement ressurgi, inscrivant ce renvoi dans une tradition tunisienne de gestion brutale des échecs mondialistes.
Au-delà du Maghreb, la nouvelle a résonné comme un symptôme des pressions extrêmes qui s’exercent sur les sélections africaines en phase finale. Les médias latino-américains, de Clarín en Argentine à Aristegui Noticias au Mexique, ont décrit un Mundial transformé en « hachoir à viande » pour les techniciens, tandis que la presse française, du Figaro à L’Indépendant, insistait sur la précipitation d’une décision prise « dans la foulée » de la débâcle. En Europe, le limogeage a été perçu avec un mélange de surprise et de fatalisme : la courte durée de vie des entraîneurs sur le continent africain n’est plus un secret, mais la rapidité de l’exécution, en plein tournoi, a frappé les observateurs.
Reste à savoir si ce changement de barre peut produire un sursaut. Kebaier connaît la maison et pourra s’appuyer sur un staff incluant Wahbi Khazri, mais les problèmes structurels – erreurs défensives, fébrilité mentale – ne se résorbent pas par décret. La Tunisie, qui n’a jamais franchi le premier tour en six participations, aborde ses deux derniers matches de groupe avec un espoir mathématique mais une dynamique brisée. Au-delà du cas tunisien, cet épisode illustre la fragilité des projets techniques dans un football africain où l’urgence du résultat écrase souvent la patience nécessaire à la construction d’une identité de jeu. Le Mondial 2026, à peine commencé, rappelle ainsi que la compétition se joue aussi sur le banc de touche.
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La Tunisie a limogé son sélectionneur Sabri Lamouchi juste après la défaite 5-1 face à la Suède en ouverture du Mondial. La fédération a confirmé la décision, parlant d'un accord mutuel, et a nommé Mondher Kebaier comme intérimaire. Ce limogeage place Lamouchi parmi les rares entraîneurs remerciés en plein tournoi.
Le Mondial 2026 a connu son premier limogeage d'entraîneur quelques heures après la raclée 5-1 de la Tunisie contre la Suède. La fédération tunisienne a démis Sabri Lamouchi, dont le bref mandat était déjà plombé par de mauvais résultats, dont un 5-0 face à la Belgique. Ce coup de théâtre oblige la Tunisie à un remaniement d'urgence avant d'affronter le Japon, tandis que la Suède s'affirme comme favorite du groupe.
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