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Sportmardi 16 juin 2026

Tunisie : Hervé Renard appelé en renfort après la débâcle face à la Suède

Après une défaite 5-1 contre la Suède, la Tunisie limoge son sélectionneur et mise sur le technicien français pour sauver son Mondial 2026, avec un possible projet à long terme.

La Fédération tunisienne de football a officialisé mardi la nomination du Français Hervé Renard au poste de sélectionneur national, une décision aussi spectaculaire que la déroute qui l’a provoquée. Quelques heures après l’humiliation subie par les « Aigles de Carthage » face à la Suède (5-1) à Monterrey, en match d’ouverture du groupe F de la Coupe du monde 2026, le technicien de 57 ans a été appelé pour prendre la succession de Sabri Lamouchi, limogé dans la foulée. Les médias tunisiens et arabes ont unanimement souligné le caractère inédit de ce limogeage, certains le qualifiant d’« éviction la plus rapide de l’histoire du Mondial ». Renard, qui était sans club depuis son départ de l’Arabie saoudite, a immédiatement quitté Paris pour le Mexique afin de diriger dès le soir même sa première séance d’entraînement.

L’arrivée de Renard sur le banc tunisien ne relève pas du simple expédient : elle s’inscrit dans une trajectoire qui fait du Français un spécialiste reconnu des sélections africaines et arabes en phase finale. La presse iranienne rappelle qu’il devient le premier entraîneur à conduire trois nations différentes lors de trois Coupes du monde consécutives, après le Maroc en 2018 et l’Arabie saoudite en 2022. Les commentateurs français, relayés notamment par le journaliste Romain Molina, y voient la confirmation d’un profil de « pompier » capable de redresser des situations compromises, fort d’une connaissance intime des dynamiques culturelles et tactiques du football maghrébin. Ce choix illustre aussi la persistance d’une dépendance des fédérations nord-africaines envers des techniciens européens, un trait que les observateurs francophones, de Tunis à Bruxelles, analysent comme un héritage postcolonial ambivalent, entre recherche d’expertise et quête de légitimité internationale.

L’accord conclu entre la Fédération tunisienne et Renard comporte une double temporalité qui reflète autant l’urgence que l’ambition. Selon les sources officielles reprises par la presse arabophone, le contrat court jusqu’à la fin du parcours tunisien dans le tournoi nord-américain, avec des conditions financières identiques à celles de son prédécesseur. Mais le communiqué insiste également sur l’ouverture de négociations après la compétition en vue d’une « coopération de longue durée fondée sur des objectifs sportifs précis ». Les médias tunisiens y décèlent la volonté de ne pas réduire l’intervention de Renard à un simple sauvetage médiatique, tout en se donnant le temps d’évaluer sa capacité à reconstruire une équipe fragilisée par deux lourdes défaites en quelques jours – la Tunisie avait également été corrigée 5-0 par la Belgique en match de préparation.

La mission immédiate de Renard s’annonce périlleuse. Dès le prochain match contre le Japon, il devra insuffler une rigueur défensive et une cohérence collective que la sélection tunisienne a cruellement perdues. Les analystes du monde arabe soulignent que le technicien français dispose de peu de temps pour imprimer sa marque, mais que son expérience des chocs mondiaux et sa réputation de motivateur pourraient créer un électrochoc salutaire. À plus long terme, l’hypothèse d’une collaboration prolongée ouvre un champ de spéculations sur la refonte du football tunisien, entre formation locale et recours à la diaspora. Pour l’heure, c’est un pari sur l’instinct de survie d’un « renard » des surfaces techniques que la Tunisie a choisi de jouer, espérant que le troisième acte mondial de Renard ne soit pas celui d’une sortie de scène prématurée.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

41%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa del Golfo araboStampa arabo levante-Maghreb
Stampa del Golfo arabo
pragmatismodistacco

La fédération tunisienne de football a réagi rapidement après la défaite 5-1 contre la Suède, en remplaçant l'entraîneur Sabri Lamouchi par Hervé Renard pour le reste de la Coupe du monde. La nomination est intérimaire, avec des conditions financières inchangées et une promesse de discuter d'un contrat à long terme après le tournoi. La décision est présentée comme une mesure pragmatique et calme pour stabiliser l'équipe.

Stampa arabo levante-Maghreb
urgenzascetticismo

Dans ce qui est décrit comme le changement d'entraîneur le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde, la Tunisie a limogé Sabri Lamouchi et fait appel à Hervé Renard immédiatement après la défaite 1-5. Renard, qui a précédemment entraîné l'Arabie saoudite et le Maroc, doit diriger l'entraînement le jour même. Ce limogeage éclair souligne le choc de la déroute et l'urgence de sauver la campagne.

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mardi 16 juin 2026

Tunisie : Hervé Renard appelé en renfort après la débâcle face à la Suède

Après une défaite 5-1 contre la Suède, la Tunisie limoge son sélectionneur et mise sur le technicien français pour sauver son Mondial 2026, avec un possible projet à long terme.

La Fédération tunisienne de football a officialisé mardi la nomination du Français Hervé Renard au poste de sélectionneur national, une décision aussi spectaculaire que la déroute qui l’a provoquée. Quelques heures après l’humiliation subie par les « Aigles de Carthage » face à la Suède (5-1) à Monterrey, en match d’ouverture du groupe F de la Coupe du monde 2026, le technicien de 57 ans a été appelé pour prendre la succession de Sabri Lamouchi, limogé dans la foulée. Les médias tunisiens et arabes ont unanimement souligné le caractère inédit de ce limogeage, certains le qualifiant d’« éviction la plus rapide de l’histoire du Mondial ». Renard, qui était sans club depuis son départ de l’Arabie saoudite, a immédiatement quitté Paris pour le Mexique afin de diriger dès le soir même sa première séance d’entraînement.

L’arrivée de Renard sur le banc tunisien ne relève pas du simple expédient : elle s’inscrit dans une trajectoire qui fait du Français un spécialiste reconnu des sélections africaines et arabes en phase finale. La presse iranienne rappelle qu’il devient le premier entraîneur à conduire trois nations différentes lors de trois Coupes du monde consécutives, après le Maroc en 2018 et l’Arabie saoudite en 2022. Les commentateurs français, relayés notamment par le journaliste Romain Molina, y voient la confirmation d’un profil de « pompier » capable de redresser des situations compromises, fort d’une connaissance intime des dynamiques culturelles et tactiques du football maghrébin. Ce choix illustre aussi la persistance d’une dépendance des fédérations nord-africaines envers des techniciens européens, un trait que les observateurs francophones, de Tunis à Bruxelles, analysent comme un héritage postcolonial ambivalent, entre recherche d’expertise et quête de légitimité internationale.

L’accord conclu entre la Fédération tunisienne et Renard comporte une double temporalité qui reflète autant l’urgence que l’ambition. Selon les sources officielles reprises par la presse arabophone, le contrat court jusqu’à la fin du parcours tunisien dans le tournoi nord-américain, avec des conditions financières identiques à celles de son prédécesseur. Mais le communiqué insiste également sur l’ouverture de négociations après la compétition en vue d’une « coopération de longue durée fondée sur des objectifs sportifs précis ». Les médias tunisiens y décèlent la volonté de ne pas réduire l’intervention de Renard à un simple sauvetage médiatique, tout en se donnant le temps d’évaluer sa capacité à reconstruire une équipe fragilisée par deux lourdes défaites en quelques jours – la Tunisie avait également été corrigée 5-0 par la Belgique en match de préparation.

La mission immédiate de Renard s’annonce périlleuse. Dès le prochain match contre le Japon, il devra insuffler une rigueur défensive et une cohérence collective que la sélection tunisienne a cruellement perdues. Les analystes du monde arabe soulignent que le technicien français dispose de peu de temps pour imprimer sa marque, mais que son expérience des chocs mondiaux et sa réputation de motivateur pourraient créer un électrochoc salutaire. À plus long terme, l’hypothèse d’une collaboration prolongée ouvre un champ de spéculations sur la refonte du football tunisien, entre formation locale et recours à la diaspora. Pour l’heure, c’est un pari sur l’instinct de survie d’un « renard » des surfaces techniques que la Tunisie a choisi de jouer, espérant que le troisième acte mondial de Renard ne soit pas celui d’une sortie de scène prématurée.

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La fédération tunisienne de football a réagi rapidement après la défaite 5-1 contre la Suède, en remplaçant l'entraîneur Sabri Lamouchi par Hervé Renard pour le reste de la Coupe du monde. La nomination est intérimaire, avec des conditions financières inchangées et une promesse de discuter d'un contrat à long terme après le tournoi. La décision est présentée comme une mesure pragmatique et calme pour stabiliser l'équipe.

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