
Trump subit un revers en Géorgie malgré des victoires en Alabama
Le président américain a vu son candidat défait par un milliardaire autofinancé lors des primaires républicaines, tout en enregistrant des succès dans d'autres scrutins clés.
Les primaires républicaines de mardi aux États-Unis ont infligé à Donald Trump une défaite rare et symbolique en Géorgie, où le lieutenant-gouverneur Burt Jones, pourtant adoubé par le président, a été battu par l’entrepreneur milliardaire Rick Jackson dans la course à l’investiture pour le poste de gouverneur. Ce dernier, novice en politique mais fort d’une fortune personnelle estimée à plusieurs milliards de dollars par le magazine Forbes, a injecté plus de 100 millions de dollars dans sa campagne, se présentant comme un outsider hostile aux élites. Selon les analyses de la presse américaine, ce revers illustre les limites du pouvoir de recommandation de Trump face à un candidat capable de financer lui-même une campagne massive et de s’approprier le discours disruptif cher à l’ancien président.
Dans le même temps, l’influence trumpiste a triomphé ailleurs. En Alabama, le représentant Barry Moore, soutenu par Trump ainsi que par le vice-président JD Vance, a aisément remporté la primaire sénatoriale républicaine face à l’ancien Navy SEAL Jared Hudson. Moore est désormais en position de force pour succéder au sénateur Tommy Tuberville, candidat au poste de gouverneur de cet État solidement conservateur. En Géorgie également, le camp trumpiste a célébré la victoire de Mike Collins, qui a décroché la nomination républicaine pour le Sénat et affrontera en novembre le démocrate Jon Ossoff, seul sénateur de son parti en lice dans un État remporté par Trump en 2020. La presse latino-américaine, notamment argentine, a souligné le caractère stratégique de ce duel pour l’équilibre du Sénat américain.
Les observateurs européens et africains ont relevé la nature contrastée de ces résultats. En Italie, on a parlé de « signal d’instabilité » pour le président, tandis qu’au Ghana, l’accent a été mis sur le message mitigé envoyé par l’électorat républicain, qui a plébiscité Trump au Sénat mais l’a désavoué pour le poste de gouverneur. Cette lecture nuancée rejoint celle des médias américains progressistes, qui voient dans la défaite de Jones un symptôme d’érosion de l’emprise trumpienne, même si le président continue d’afficher un taux de succès élevé dans les primaires de son parti.
Fait notable, Trump a rapidement salué la victoire de Jackson, affirmant que le milliardaire avait mené « une grande campagne à la Trump ». Cette réaction, analysée par la presse économique américaine, révèle une capacité d’adaptation : le président cherche à s’approprier le succès d’un candidat qui a repris ses thèmes – réduction d’impôts, lutte contre l’immigration clandestine, rejet de l’establishment – tout en le battant sur le terrain financier. Du côté démocrate, la primaire sénatoriale de l’Alabama a livré un verdict sans surprise, l’ancien juge Everett Wess ayant remporté l’investiture dans un État où les chances de basculer restent infimes.
À l’approche des élections de mi-mandat, ces scrutins dessinent un paysage contrasté. La machine à endosser de Trump demeure redoutable, mais elle n’est pas invincible, surtout lorsque surgit un candidat capable de mobiliser des ressources colossales sans dépendre des donateurs traditionnels. La Géorgie, État pivot, confirme sa réputation de champ de bataille imprévisible, tandis que l’Alabama rappelle la solidité des bastions républicains. Pour les stratèges des deux camps, la leçon est claire : l’argent et le discours anti-système peuvent, sous certaines conditions, rivaliser avec la bénédiction du chef de file populiste.
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La machine à endorsements de Trump a subi un rare revers en Géorgie, où un milliardaire autofinancé a battu son candidat, malgré des victoires ailleurs. Ce résultat expose les vulnérabilités de son emprise sur le parti lorsque de gros capitaux entrent en jeu. Les commentateurs notent la tentative du président de revendiquer rétrospectivement que le vainqueur a mené une 'campagne à la Trump'.
Trump célèbre une victoire clé en Géorgie pour la primaire sénatoriale, montrant que son poids politique reste déterminant au sein du Parti républicain. L'attention se porte sur le triomphe de son candidat, en omettant le revers dans la course au poste de gouverneur. C'est présenté comme un signe que l'ex-président garde le contrôle sur la base.
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