
Entre menaces de bombardements et promesses de paix, Trump esquisse un accord préliminaire avec l’Iran
Le président américain a annoncé un mémorandum d’entente qui rouvrirait le détroit d’Ormuz et empêcherait Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire, tout en brandissant la menace d’une reprise des frappes en cas de non-respect.
Au lendemain d’un sommet du G7 à Évian, en France, Donald Trump a dévoilé les contours d’un accord préliminaire avec l’Iran, suscitant à la fois l’espoir d’une désescalade et l’inquiétude face à la fragilité des engagements. Le président américain a insisté sur le caractère non définitif du texte – un simple « mémorandum d’entente » – et prévenu que si Téhéran ne « se comportait pas bien », Washington n’hésiterait pas à « faire tomber les bombes » et à reprendre une campagne militaire qui a déjà, selon lui, « détruit la marine et l’armée iraniennes ».
Cette annonce intervient dans un contexte régional explosif. Depuis le 28 février, les frappes américano-israéliennes contre l’Iran ont conduit à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz, miné par Téhéran, étranglant le trafic maritime et propulsant les prix de l’énergie à des sommets. Un cessez-le-feu fragile avait été conclu en avril ; le mémorandum, d’après des responsables cités par la presse arabophone, le prolongerait de soixante jours supplémentaires. La presse iranienne, tout en relayant les propos de Trump, y voit une tentative de « compenser une défaite militaire » et de masquer le fait que le détroit était ouvert avant l’offensive occidentale.
Sur le fond, les déclarations de Trump dessinent un marché asymétrique. Aucun argent américain ne sera investi en Iran, a-t-il martelé, démentant les rumeurs d’un fonds de 300 milliards de dollars, tout en précisant que Washington ne peut interdire à d’autres acteurs d’investir. En échange, l’Iran renoncerait à l’arme nucléaire – une promesse que Trump assortit d’une probabilité de « 99,9 % » – et le détroit d’Ormuz serait rouvert partiellement sous deux jours, puis totalement à brève échéance. Les marchés ont immédiatement réagi : les indices boursiers ont bondi et le prix du pétrole a chuté, un soulagement pour les économies européennes et africaines dépendantes des hydrocarbures.
Les alliés occidentaux, consultés en marge du G7, ont exprimé leur « satisfaction », notamment quant à la réouverture du corridor maritime vital. Mais les médias du monde arabe, du Liban à l’Arabie saoudite, soulignent la dimension comminatoire du discours trumpien. Ils relèvent que le président américain accuse les responsables iraniens d’avoir « trompé » l’administration Obama lors de l’accord nucléaire précédent et d’avoir empoché des milliards, et qu’il conditionne la paix durable à un changement de comportement du régime.
L’horizon reste donc incertain. Ce mémorandum, dont « personne ne connaît les détails exacts », selon Trump lui-même, pourrait n’être qu’une pause dans un cycle de violences. Si les six mois de la période d’essai ne débouchent pas sur un traité formel, le retour des bombardements est explicitement programmé. Pour l’heure, la communauté internationale observe, partagée entre le soulagement d’une trêve et la crainte d’une paix armée qui ne dit pas son nom.
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Trump lance de nouvelles menaces : si l'Iran ne se comporte pas bien, nous reprendrons les bombardements. Il accuse Téhéran d'avoir fermé le détroit d'Ormuz et fait grimper les prix du pétrole, tout en déclarant que les États-Unis n'investiront pas même 10 centimes en Iran. L'accord n'est qu'un mémorandum préliminaire, pas un accord définitif.
Trump prévient que l'accord avec l'Iran est préliminaire : si Téhéran ne se comporte pas bien, les États-Unis reprendront les bombardements. Il qualifie pourtant l'accord de solide et excellent, et garantit que l'Iran n'obtiendra pas l'arme nucléaire. Les États-Unis n'investiront pas d'argent, démentant les rumeurs d'un fonds de 300 milliards, tandis que l'accord a déjà redonné optimisme aux marchés et prolongé le cessez-le-feu.
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