
Le G7 exige un cessez-le-feu immédiat au Liban et salue l’accord américano-iranien
Réunis à Évian, les dirigeants des sept puissances ont apporté leur soutien à une trêve au Liban et à l’accord nucléaire avec Téhéran, tout en appelant à diversifier les routes énergétiques.
Le sommet du G7 à Évian-les-Bains s’est achevé mercredi 17 juin sur une déclaration commune d’une portée géopolitique majeure. Les dirigeants des sept grandes puissances industrialisées ont exigé un « cessez-le-feu immédiat et robuste » au Liban, condition sine qua non pour le succès de l’accord de paix négocié entre Washington et Téhéran. Cet accord, qualifié d’« opportunité historique » par les capitales occidentales, vise à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire tout en répondant aux menaces régionales et balistiques. Il prévoit également la réouverture du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
La déclaration du G7 insiste sur la nécessité de soutenir les efforts des autorités libanaises pour parvenir au désarmement du Hezbollah et à la fin de son monopole des armes, garantissant ainsi la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban. Cette exigence fait écho aux préoccupations exprimées par Téhéran, qui conditionne toute trêve avec les États-Unis à l’arrêt des hostilités entre Israël et la milice chiite. Les combats au Liban, qui menaçaient de faire dérailler les pourparlers, ont déjà causé la mort de plus de 7 000 personnes, principalement en Iran et au Liban, selon des bilans relayés par les agences internationales.
L’adhésion des Européens à l’initiative américaine ne va pourtant pas de soi. Si les capitales du Vieux Continent partagent les inquiétudes de Washington concernant le programme nucléaire iranien, elles n’avaient jamais formellement approuvé le recours à la guerre, rappellent des sources diplomatiques. Aujourd’hui, elles se déclarent « prêtes à contribuer » à la mise en œuvre de l’accord, tout en insistant sur la diversification des routes d’approvisionnement énergétique pour réduire la dépendance au détroit d’Ormuz. Cette mention, inédite dans une déclaration du G7, reflète les leçons tirées des perturbations causées par le conflit sur les marchés mondiaux.
L’accord intérimaire, dont les détails ont filtré avant une annonce officielle attendue vendredi, suscite toutefois un certain scepticisme, notamment aux États-Unis où l’opposition réclame des garanties plus solides. Les médias iraniens, de leur côté, soulignent que le sort de la trêve au Liban reste le principal point d’achoppement. Pour les observateurs de la région, la réussite de ce rapprochement historique dépendra de la capacité des parties à transformer un cessez-le-feu fragile en un règlement politique durable, intégrant le désarmement du Hezbollah et la fin des activités régionales déstabilisatrices de Téhéran. Le G7, en apportant sa caution politique, espère créer un momentum irréversible.
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Le G7 fait pression sur Israël pour qu'il accepte un cessez-le-feu immédiat au Liban, tout en saluant l'accord entre les États-Unis et l'Iran. L'accent est mis sur le désarmement du Hezbollah et la souveraineté libanaise, mais on souligne que la plupart des dirigeants n'ont jamais soutenu la guerre.
Les dirigeants du G7 exigent un cessez-le-feu immédiat au Liban et saluent l'accord intérimaire entre les États-Unis et l'Iran. La déclaration commune souligne la nécessité de diversifier les routes d'approvisionnement énergétique pour réduire la dépendance au détroit d'Ormuz, alors que les combats reprennent et menacent l'accord.
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