
Trump annonce un partenariat Apple-Intel pour la production de puces sur le sol américain
L’action Intel bondit après la déclaration présidentielle, qui s’inscrit dans une stratégie de réindustrialisation des semi-conducteurs et de diversification face à la domination taïwanaise.
Le président américain Donald Trump a provoqué une secousse sur les marchés technologiques en annonçant, jeudi 18 juin 2026 sur son réseau Truth Social, qu’Apple avait accepté de collaborer avec Intel pour concevoir et fabriquer des puces aux États-Unis. Dans la foulée, le titre Intel s’est envolé de plus de 10 % lors des échanges préliminaires à New York, atteignant un sommet historique de 133,82 dollars à l’ouverture, selon les données reprises par la presse économique russe, indienne et brésilienne. Ni Apple ni Intel n’ont confirmé officiellement l’accord, le géant des semi-conducteurs se bornant à indiquer qu’il ne commenterait pas « un éventuel accord Apple-Intel ».
L’idée d’un rapprochement n’est pourtant pas nouvelle. Dès mai 2026, le Wall Street Journal révélait qu’Intel et Apple étaient parvenus à un accord préliminaire après plus d’un an de négociations, une information largement relayée par les médias lusophones et anglophones. Pour la firme de Cupertino, l’enjeu est stratégique : il s’agit de diversifier une chaîne d’approvisionnement aujourd’hui massivement dépendante du taïwanais TSMC, dont les lignes de production les plus avancées sont saturées par la demande explosive des concepteurs de puces d’intelligence artificielle comme Nvidia et AMD. La presse indienne et émiratie souligne que cette dépendance expose Apple à des goulets d’étranglement et à des risques géopolitiques croissants dans le détroit de Taïwan.
L’intervention de Donald Trump dépasse le simple effet d’annonce. Le président américain a rappelé avoir « décidé d’aider Intel » et mis en avant le rôle de son administration, qui a converti en 2025 quelque 8,9 milliards de dollars de subventions non versées du Chips Act en une participation de 10 % au capital du fabricant. Il a également cité les accords de fonderie déjà conclus avec Nvidia et le projet TerraFab d’Elon Musk, esquissant une politique industrielle assumée visant à rapatrier la production de semi-conducteurs. Dans un registre plus polémique, il a fustigé les « présidents stupides » qui auraient laissé Taïwan et d’autres « voler » les usines américaines, une rhétorique protectionniste relevée par le Times of India.
Cette offensive s’inscrit dans un contexte de rivalités mondiales pour la souveraineté électronique. La domination de TSMC, qui contrôle plus de la moitié de la fonderie mondiale de puces avancées, est perçue comme une vulnérabilité stratégique par Washington, mais aussi par Bruxelles, qui a lancé son propre « Chips Act » européen. Du point de vue des analystes russes et brésiliens, l’annonce Trump-Intel illustre une volonté de rebattre les cartes de la chaîne de valeur, quitte à susciter des interrogations sur les conflits d’intérêts liés à la participation publique dans Intel, comme le note la chaîne CBS. Pour les capitales francophones, de Paris à Dakar, cette recomposition rappelle que l’accès aux composants électroniques reste un enjeu de puissance, y compris pour les économies émergentes qui importent la quasi-totalité de leurs semi-conducteurs.
Si l’accord se concrétise, il pourrait remodeler durablement le paysage mondial des puces. Apple, tout en conservant TSMC comme partenaire principal, disposerait d’une source d’approvisionnement domestique pour certains de ses circuits, réduisant sa vulnérabilité. Intel, de son côté, trouverait un client de premier plan pour relancer ses ambitions de fonderie, après des années de difficultés technologiques. Reste à savoir si cette annonce présidentielle se traduira par des contrats fermes, ou si elle relève d’une mise en scène politique à l’approche d’échéances électorales. Dans l’immédiat, les marchés ont voté avec leurs ordres d’achat, signe que l’hypothèse d’un axe Apple-Intel est prise très au sérieux.
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Trump a annoncé qu'Apple collaborera avec Intel pour fabriquer des puces aux États-Unis, une décision qui permettrait à l'entreprise de diversifier sa production actuellement concentrée chez TSMC à Taïwan. Les entreprises n'ont pas encore confirmé l'accord, mais cette nouvelle est perçue comme une étape pragmatique vers la réduction de la dépendance aux fournisseurs étrangers.
Trump a annoncé qu'Apple rejoindra Intel dans la production de puces aux États-Unis, devenant le dernier partenaire après Nvidia et Terafab d'Elon Musk. Le gouvernement américain, qui détient 10 % d'Intel, soutient activement l'entreprise. L'accord n'a pas encore été confirmé.
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