Se connecter
Édition de 20:00 CETdimanche 21 juin 2026
307 sources · 17 langues810 briefings aujourd'hui
Médias & Divertissementsamedi 20 juin 2026

Toy Story 5 : le défi des jouets à l’ère des tablettes

La nouvelle aventure de Pixar, qui confronte Woody et Buzz à une tablette ensorcelante, divise la critique mais conquiert le public, révélant un clivage générationnel autour de la place des écrans.

Sur le tapis rouge du Dolby Theatre d’Hollywood, une silhouette inattendue a déclenché une onde de flashs : Taylor Swift, la chanteuse aux records planétaires, est apparue pour la première fois à l’avant-première d’un film d’animation. Sa chanson « I Knew It, I Knew You », co-écrite avec Jack Antonoff, résonne au générique de Toy Story 5, comme un écho nostalgique et country qui ancre l’univers des jouets dans une actualité médiatique bien éloignée de l’enfance.

Dans ce cinquième volet, ce n’est plus un propriétaire distrait qui menace Woody, Buzz et Jessie, mais une tablette interactive, Lilypad, qui capte toute l’attention de la petite Bonnie. Le film, réalisé par Andrew Stanton et McKenna Harris, délaisse en partie les figures historiques pour se concentrer sur Jessie, dont la peur de l’abandon ressurgit face à l’emprise de cet écran personnifié. Comme le souligne la coguioniste Harris, les jouets ressentent « une nostalgie en temps réel » de l’époque antérieure à la domination numérique, miroir direct des angoisses parentales contemporaines.

La presse asiatique, notamment en Indonésie, a salué la nuance du scénario : loin d’une condamnation univoque, le film montrerait aussi comment Lilypad, après avoir manipulé Bonnie, finit par s’allier aux jouets pour lui rendre une vie sociale réelle. Cette lecture conciliante contraste avec l’accueil plus mitigé d’une partie de la critique nord-américaine. Si Toy Story 5 obtient 93 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, c’est le plus bas score de la saga principale — un écart symbolique qui traduit une réticence à admettre la transition numérique comme sujet légitime.

Le public, lui, plébiscite le film : avec 95 % d’évaluations favorables, il atteint le plus haut score d’audience de l’histoire de la franchise, dépassant les 94 % de Toy Story 4 et les 92 % du premier opus. En Amérique latine, l’engouement est palpable : les préventes au Mexique ont généré 17,5 millions de dollars en deux jours, laissant présager un week-end d’ouverture mondial à 175 millions. Au Brésil, la professeure de cinéma Ale McHaddo rappelle que le succès de la série repose sur des personnages qui « ne vieillissent pas comme un film traditionnel », s’inscrivant dans l’imaginaire collectif à la manière de Mickey ou de Bugs Bunny.

Pourtant, c’est une image restée dans les coulisses qui cristallise les tensions créatives. Un livre d’art officiel révèle un dénouement abandonné : Jessie aurait retrouvé par hasard sa première propriétaire, Emily, désormais âgée, en train de présenter la poupée de chiffon à sa petite-fille. Les studios lui ont préféré une révélation plus intime : Emily a prénommé sa propre fille Jessie, scellant symboliquement la mémoire du jouet. Une fin qui, sans forcer le hasard, fait du lien affectif un héritage invisible — bien plus résistant qu’un écran.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

49%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse d'Asie du Sud-Est
Presse latino-américaine/ Marché
TriomphePragmatisme

Le retour de Woody et Buzz dans Toy Story 5 a été un triomphe au box-office, démontrant que les jouets résistent à la technologie numérique. Plus de trente ans après le premier film, les personnages conservent leur charisme et continuent de connecter des générations de spectateurs.

Presse d'Asie du Sud-Est
ScepticismeDétachement

Toy Story 5 explore le choc entre les jouets et l'ère numérique, en mettant en lumière la lutte pour rester pertinent quand les enfants préfèrent les tablettes. L'intrigue invite à réfléchir à la manière dont la technologie remodèle l'enfance.

Articles liés

Lire plus
Dernières
Israël frappe le réseau financier du Hamas à Gaza, deux cadres éliminés·Téhéran suspend les pourparlers avec Washington après les menaces de Trump·Rebeca Andrade, le retour triomphal d’une icône aux Championnats panaméricains de Rio·Reprise des exécutions en Jordanie : un tournant répressif face au terrorisme et au narcotrafic·Voitures en Iran, crédit en Argentine : les marchés émergents sous pression·Cerúndolo historique sur gazon, Tiafoe étincelant à la veille de Wimbledon·Mondial 2026 : l'Allemagne qualifiée mais Schlotterbeck blessé, l'inquiétude grandit·Jeremy Clarkson face au cancer : l’aveu télévisé d’une fragilité britannique·Israël frappe le réseau financier du Hamas à Gaza, deux cadres éliminés·Téhéran suspend les pourparlers avec Washington après les menaces de Trump·Rebeca Andrade, le retour triomphal d’une icône aux Championnats panaméricains de Rio·Reprise des exécutions en Jordanie : un tournant répressif face au terrorisme et au narcotrafic·Voitures en Iran, crédit en Argentine : les marchés émergents sous pression·Cerúndolo historique sur gazon, Tiafoe étincelant à la veille de Wimbledon·Mondial 2026 : l'Allemagne qualifiée mais Schlotterbeck blessé, l'inquiétude grandit·Jeremy Clarkson face au cancer : l’aveu télévisé d’une fragilité britannique·
Màj 23:431 langue · 2 sources
PrécédentMédias & DivertissementSuivant
2 sources|1 langue|3 min de lecture
samedi 20 juin 2026

Toy Story 5 : le défi des jouets à l’ère des tablettes

La nouvelle aventure de Pixar, qui confronte Woody et Buzz à une tablette ensorcelante, divise la critique mais conquiert le public, révélant un clivage générationnel autour de la place des écrans.

Sur le tapis rouge du Dolby Theatre d’Hollywood, une silhouette inattendue a déclenché une onde de flashs : Taylor Swift, la chanteuse aux records planétaires, est apparue pour la première fois à l’avant-première d’un film d’animation. Sa chanson « I Knew It, I Knew You », co-écrite avec Jack Antonoff, résonne au générique de Toy Story 5, comme un écho nostalgique et country qui ancre l’univers des jouets dans une actualité médiatique bien éloignée de l’enfance.

Dans ce cinquième volet, ce n’est plus un propriétaire distrait qui menace Woody, Buzz et Jessie, mais une tablette interactive, Lilypad, qui capte toute l’attention de la petite Bonnie. Le film, réalisé par Andrew Stanton et McKenna Harris, délaisse en partie les figures historiques pour se concentrer sur Jessie, dont la peur de l’abandon ressurgit face à l’emprise de cet écran personnifié. Comme le souligne la coguioniste Harris, les jouets ressentent « une nostalgie en temps réel » de l’époque antérieure à la domination numérique, miroir direct des angoisses parentales contemporaines.

La presse asiatique, notamment en Indonésie, a salué la nuance du scénario : loin d’une condamnation univoque, le film montrerait aussi comment Lilypad, après avoir manipulé Bonnie, finit par s’allier aux jouets pour lui rendre une vie sociale réelle. Cette lecture conciliante contraste avec l’accueil plus mitigé d’une partie de la critique nord-américaine. Si Toy Story 5 obtient 93 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, c’est le plus bas score de la saga principale — un écart symbolique qui traduit une réticence à admettre la transition numérique comme sujet légitime.

Le public, lui, plébiscite le film : avec 95 % d’évaluations favorables, il atteint le plus haut score d’audience de l’histoire de la franchise, dépassant les 94 % de Toy Story 4 et les 92 % du premier opus. En Amérique latine, l’engouement est palpable : les préventes au Mexique ont généré 17,5 millions de dollars en deux jours, laissant présager un week-end d’ouverture mondial à 175 millions. Au Brésil, la professeure de cinéma Ale McHaddo rappelle que le succès de la série repose sur des personnages qui « ne vieillissent pas comme un film traditionnel », s’inscrivant dans l’imaginaire collectif à la manière de Mickey ou de Bugs Bunny.

Pourtant, c’est une image restée dans les coulisses qui cristallise les tensions créatives. Un livre d’art officiel révèle un dénouement abandonné : Jessie aurait retrouvé par hasard sa première propriétaire, Emily, désormais âgée, en train de présenter la poupée de chiffon à sa petite-fille. Les studios lui ont préféré une révélation plus intime : Emily a prénommé sa propre fille Jessie, scellant symboliquement la mémoire du jouet. Une fin qui, sans forcer le hasard, fait du lien affectif un héritage invisible — bien plus résistant qu’un écran.

Divergence des sources

Médias & Divertissement · 2 sources · 1 langue

49%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable57%
Neutre43%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse d'Asie du Sud-Est
Presse latino-américaine/ Marché
TriomphePragmatisme

Le retour de Woody et Buzz dans Toy Story 5 a été un triomphe au box-office, démontrant que les jouets résistent à la technologie numérique. Plus de trente ans après le premier film, les personnages conservent leur charisme et continuent de connecter des générations de spectateurs.

Presse d'Asie du Sud-Est
ScepticismeDétachement

Toy Story 5 explore le choc entre les jouets et l'ère numérique, en mettant en lumière la lutte pour rester pertinent quand les enfants préfèrent les tablettes. L'intrigue invite à réfléchir à la manière dont la technologie remodèle l'enfance.

Cette actualité est parue dans

2 sources · 1 langue

Articles liés

Géopolitique et Politique

Suisse : négociations Iran-États-Unis dans l’ombre du détroit d’Ormuz

5 langues · 24 sources

Géopolitique et Politique

Trump agite la menace militaire contre l’Iran en pleines négociations de paix

6 langues · 18 sources

Défense & Sécurité

Derrière les manœuvres taïwanaises, l’Iran divulgue un raid aérien au cœur du dispositif américain

6 langues · 11 sources

Lire plus