
Sosies d’Erling Haaland, les visages inattendus d’un Mondial hyperconnecté
Une humoriste argentine et une mannequin russe ont cristallisé, malgré elles, la viralité planétaire autour du buteur norvégien, entre parodie et ressemblance troublante.
Tout a commencé par une question de mère, filmée au téléphone : « Ne trouvez-vous pas que ma fille ressemble à une personne célèbre ? » En quelques secondes, Anastasia Kostromitina, mannequin russe de 24 ans, reproduisait les poses et les mimiques d’Erling Haaland, mâchoire carrée et regard perçant. La vidéo, publiée sur Instagram, a dépassé les six millions de vues, propulsant la jeune femme dans un tourbillon médiatique qui allait bientôt croiser celui d’une humoriste argentine, Momi Giardina, dont la parodie du footballeur a déclenché une vague d’agressivité en ligne.
Le phénomène des sosies de Haaland a pris une ampleur inattendue durant la Coupe du monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. D’un côté, Anastasia Kostromitina, d’abord sceptique face aux comparaisons, a fini par embrasser ce double numérique avec un humour distancié. Invitée dans un bar moscovite pour une demi-finale, elle est montée sur scène, maillot de la Norvège sur le dos, pour frapper un bombo devant une foule hilare. De l’autre, Momi Giardina, figure de la chaîne argentine Luzu TV, a choisi la voie de la parodie, se grimant en Haaland avec ce qu’elle décrit comme « l’intention absurde du jeu, comme un enfant qui se déguise ». Mais là où la presse russe souligne l’opportunité professionnelle — contrats publicitaires, défilés à la Semaine de la mode de Moscou —, les médias argentins rapportent une tout autre résonance : des menaces de mort et un « acharnement » qui a visé l’humoriste bien au-delà de sa performance.
Ce contraste dit beaucoup des cultures médiatiques à l’œuvre. En Amérique latine, la parodie footballistique est un exercice ancré, souvent cruel mais codifié ; l’humoriste Homero Pettinato a ainsi estimé que la polémique tenait au fait que Giardina est une femme. En Russie, le mimétisme physique a été lu comme une curiosité légère, presque un hommage, à l’heure où le football norvégien vivait une épopée historique — un quart de finale perdu contre l’Angleterre après prolongation. Pourtant, les deux femmes partagent un même étonnement face à la démesure des réactions. « Je ne m’attendais pas à ce que ça devienne aussi viral », a confié Kostromitina, tandis que Giardina, elle, a envoyé un message au vrai Haaland, sans savoir s’il le lirait un jour.
Le joueur, justement, reste un point aveugle de ce récit. Silencieux, déjà rentré en Norvège, il n’a réagi ni aux sosies ni aux parodies, laissant le champ libre aux interprétations. Un concours de ressemblance organisé à Miami par une influenceuse beauté, Emma Kate Willman, a même offert des billets pour le quart de finale, comme si le public cherchait à combler l’absence par la multiplication des doubles. Selon les observateurs européens, cette indifférence du sportif contraste avec l’intensité des projections dont il est l’objet, transformé malgré lui en icône pop par la grâce d’un Mondial élargi et d’une audience qui ne se contente plus des exploits sur le terrain.
Il reste l’image d’Anastasia Kostromitina comparant des photos d’enfance, la sienne et celle du buteur, et murmurant : « C’est fou, on pourrait vraiment être de la même famille. » Une phrase qui résume l’étrange familiarité de ces doubles numériques, nés d’un algorithme et d’un tournoi planétaire, où les frontières entre le jeu, l’identité et le spectacle se dissolvent dans le flux incessant des écrans.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.50 | aligned |
| Presse africaine subsaharienne | +0.60 | aligned |
Momi Giardina defends herself and apologizes, while Anastasia Kostromitina enjoys her viral fame. The bloc gives voice to personal reaction and defense of the parody.
By telling the story from the local protagonist's perspective, the bloc makes the controversy a personal matter rather than a critique of the player.
Does not mention the Miami lookalike contest or organizer Emma Kate Willman, which appear in other blocs.
The Miami event celebrates lookalike culture playfully, with a contest and a prize winner. The bloc presents the phenomenon as collective fun.
By describing a concrete event with prizes, the bloc turns virality into an entertainment opportunity, avoiding any controversy.
Does not reference the controversy around Momi Giardina nor the statements of the Russian model.
Anastasia Kostromitina tells of her viral rise with surprise and gratitude. The bloc emphasizes the view count and global reach of the phenomenon.
Using impressive numbers and direct quotes from the model, the bloc legitimizes the fame as a deserved and harmless success.
Does not mention Momi Giardina's parody nor the Miami contest, focusing solely on the Russian model.
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