
AC Milan mise sur Ruben Amorim pour tourner la page d’une saison désastreuse
Le technicien portugais, limogé de Manchester United en janvier, hérite d’un club en crise après une cinquième place en Serie A et l’absence de Ligue des champions.
Le Milan AC a officialisé mardi la nomination de Ruben Amorim au poste d’entraîneur principal, scellant un mariage de raison entre un club en quête de renaissance et un technicien désireux de redorer son blason. Le Portugais de 41 ans succède à Massimiliano Allegri, limogé fin mai après une fin de saison catastrophique — conclue par une défaite à domicile contre Cagliari — qui a relégué les Rossoneri à une humiliante cinquième place, synonyme d’exclusion de la Ligue des champions. Si la durée exacte du contrat varie selon les sources, la presse italienne évoque un engagement jusqu’en 2028, assorti d’un salaire annuel net de 3,5 millions d’euros, auquel s’ajoutent des bonus.
Le parcours d’Amorim suscite des lectures contrastées selon les latitudes. Les médias lusophones et une partie de la presse internationale rappellent son cycle glorieux au Sporting Lisbonne, où il a remporté deux championnats du Portugal et brisé une disette de vingt ans, imposant un jeu dominateur en 3-4-2-1 qui a séduit l’Europe entière. Mais son passage éclair à Manchester United, achevé par un limogeage en janvier 2026 après des résultats désastreux, alimente le scepticisme. La presse italienne, citant un sondage de SportMediaset, révèle que 68 % des tifosi rossoneri accueillent cette nomination sans enthousiasme, réservant leur optimisme à d’éventuels succès sur le terrain. En Asie du Sud-Est, l’attention se porte déjà sur les ajustements tactiques à venir et sur l’avenir de cadres comme Rafael Leão.
Au-delà du banc de touche, c’est toute la gouvernance milanaise qui vacille. Les médias italiens soulignent que le club n’a toujours pas nommé de directeur sportif ni d’administrateur délégué, un vide institutionnel qui alourdit la tâche du nouveau technicien. Amorim, qui a renoncé aux indemnités que lui devait encore Manchester United, débarque avec un staff resserré de quatre fidèles, mais devra composer avec un effectif marqué par l’échec et une direction en chantier. Les observateurs russes et arabes insistent sur l’ampleur du défi : restaurer la grandeur d’un septuple vainqueur de la C1, désormais réduit à l’Europa League.
L’intéressé, lui, affiche une détermination soigneusement calibrée. « Il y a des ambitions qui vous accompagnent toute une carrière, et entraîner l’AC Milan a toujours été l’une des miennes », a-t-il déclaré, promettant d’aborder cette « mission avec fierté et enthousiasme ». Reste à transformer l’élan rhétorique en résultats tangibles. Dans un Calcio où la concurrence s’intensifie et où les places européennes se monnayent au prix fort, le pari Amorim ressemble à une course contre la montre : imposer une identité de jeu moderne tout en apaisant une piazza échaudée, sous peine de voir la révolte gronder à nouveau.
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La nomination d'Amorim est officielle, mais le club est en plein chaos. Les supporters sont révoltés après une saison désastreuse, et le choix de l'entraîneur portugais suscite le scepticisme. Son parcours mitigé et l'absence de direction stable renforcent l'incertitude.
L'accent est mis sur les détails pratiques : composition probable, remplaçants potentiels pour les joueurs clés et calendrier d'arrivée de l'entraîneur. Le ton est neutre et spéculatif, traitant cette nomination comme un nouveau départ avec des ajustements tactiques.
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