
Royal Ascot et Compiègne : la puissance équestre des Émirats arabes unis en démonstration
Entre le triomphe de Bo Eco à Ascot et l’engagement des cavaliers émiratis en endurance à Compiègne, la filière équestre des Émirats confirme son rayonnement mondial.
Le premier jour du meeting royal d’Ascot a consacré, une fois encore, l’influence grandissante des Émirats arabes unis sur les pelouses britanniques. Le poulain Bo Eco, portant les couleurs des héritiers du cheikh Mohammed ben Obaid Al Maktoum, s’est imposé avec panache dans les St James’s Palace Stakes, un Groupe I sur le mile, devançant d’une tête Justad sous la monte du jeune Billy Loughnane. Talk of New York, représentant l’écurie Godolphin, a complété le podium, confirmant la densité de la présence émiratie dans ce temple du sport hippique fondé en 1711 par la reine Anne Stuart. La presse italienne rappelle que ce festival de cinq jours, à cinquante minutes de Londres, demeure l’un des piliers de la saison mondiale.
La deuxième journée s’annonce comme un sommet stratégique entre deux continents. Ombudsman, fer de lance de Godolphin, vise un doublé historique dans les Prince of Wales’s Stakes : aucun cheval depuis trente et un ans n’a réussi à inscrire deux fois son nom au palmarès de cette épreuve. Mais il devra affronter Daryz, le lauréat français du Prix de l’Arc de Triomphe, dont les deux sorties printanières à Longchamp ont ébloui les observateurs. Les tipsters britanniques, relayés par la presse anglo-saxonne, font du protégé de l’Hexagone leur favori à la cote de 2/1, tandis qu’Al Maqam, propriété du cheikh Ahmed ben Rashid Al Maktoum, entend confirmer sa troisième place dans le Champion Stakes de l’an dernier.
Au-delà du gazon d’Ascot, la stratégie émiratie se déploie sur d’autres terrains. Les cavaliers des Émirats participent ce mois-ci au raid international de Compiègne, en France, sur des distances allant jusqu’à 160 kilomètres. Cette épreuve d’endurance s’inscrit dans une dynamique de résultats remarquables en 2026, notamment à Windsor et à Castelsagrat. Le cheikh Rashid ben Dalmook Al Maktoum, président du Dubai Equestrian Club, y voit le reflet d’un soutien institutionnel qui consolide la place des Émirats parmi les nations leaders des sports équestres.
L’écosystème Godolphin irrigue également l’hémisphère sud. En Australie, l’entraîneur Richard Litt, réputé pour sa capacité à relancer d’anciens pensionnaires de la casaque bleue, s’apprête à présenter Aleppo Pine dans un Benchmark 78 à Randwick, tandis que Balkans brigue une quatrième victoire à Canterbury. Cette circulation des talents illustre la dimension globale d’une filière qui, d’Ascot à Sydney en passant par Compiègne, tisse une toile d’influence sans équivalent.
Les prochaines semaines pourraient amplifier ce récit. Ombudsman, au-delà de son duel immédiat avec Daryz, a déjà les Eclipse Stakes et les Juddmonte International en ligne de mire. La constance du cheval sur piste rapide et sa maturité tactique en font un prétendant sérieux pour les grands rendez-vous estivaux. Alors que le Royal Ascot bat son plein, la planète hippique observe comment les Émirats, mêlant héritage bédouin et investissements de pointe, redessinent les rapports de force dans un univers traditionnellement dominé par les puissances européennes.
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La puissance équestre des Émirats arabes unis s'est illustrée à Royal Ascot avec des victoires de prestige, tandis que les cavaliers émiratis se préparent à dominer les épreuves d'endurance à Compiègne. Ces succès témoignent du soutien massif à la discipline et renforcent le statut de leader mondial du pays.
À Gonbad-e Kavus, en Iran, 208 chevaux de trois races ont été engagés pour la sixième semaine des courses de printemps. Les épreuves se dérouleront de jeudi à samedi, mettant à l'épreuve la vitesse, l'endurance et l'agilité des chevaux.
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