
Messi et Ronaldo, dernier acte d’une rivalité légendaire au Mondial 2026
Les deux icônes entament leur sixième Coupe du monde, entre quête de records et adieu à la scène internationale, dans un tournoi nord-américain qui pourrait offrir un ultime face-à-face.
C’est sur le continent des frontières et des adieux déguisés en spectacle que s’ouvre le chapitre final de la plus grande rivalité du football moderne. Lionel Messi, 38 ans, et Cristiano Ronaldo, 41 ans, entrent dans le Mondial 2026 non plus en conquérants juvéniles, mais en divinités fatiguées, encore magnifiques, déjà au crépuscule. L’Argentine, championne en titre, affronte l’Algérie mardi, tandis que le Portugal de Ronaldo se mesure mercredi à la République démocratique du Congo, de retour dans l’arène planétaire après cinquante-deux ans d’absence. Organisé pour la première fois à l’échelle de l’Amérique du Nord tout entière, ce tournoi aux promesses démesurées devient le théâtre d’un roman qui se referme, celui de deux astres opposés qui se sont partagé treize Ballons d’Or et défini le XXIe siècle du ballon rond.
La presse italienne, de Domani à Il Giornale, insiste sur la dimension mythologique de cet ultime acte : Messi, le destiné énigmatique qui a déjà soulevé le seul trophée manquant à sa vitrine en 2022, et Ronaldo, l’obstiné titanique, « boulimique du but », qui cherche à prolonger son record unique d’avoir marqué lors de chaque édition disputée. Les analystes allemands, dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, posent une question plus prosaïque mais cruciale : ces deux ego démesurés, conscients d’avoir dépassé leur zénith, accepteront-ils des rôles partiels pour ne pas entraver le succès collectif ? Car si leurs sélections veulent aller loin, le temps des héros omnipotents est révolu.
Du côté lusitanien, l’incertitude ne porte pas seulement sur les jambes de CR7. La presse mexicaine et les médias arabes révèlent que le sélectionneur Roberto Martínez pourrait quitter son poste, fragilisant un édifice pourtant impressionnant sur le papier – Nuno Mendes, Vitinha, Bruno Fernandes – et auréolé d’un parcours qualificatif quasi parfait, conclu par une victoire 9-1 sur l’Arménie. Les journaux indonésiens, d’Okezone à Media Indonesia, qualifient ce Portugal-Congo de possible « champ d’abattage », tant le déséquilibre semble criant, mais rappellent que les Lusitaniens n’ont atteint qu’une seule demi-finale depuis 1966 et que leurs entames de Mondial sont souvent poussives. Pour le Congo, cette simple présence est une épopée ; pour Ronaldo, c’est la dernière danse d’un buteur inoxydable que la presse argentine décrit comme « le plus grand goleador de l’histoire ».
Au-delà des chiffres et des records, c’est la possibilité d’un face-à-face ultime qui aimante les regards. Les médias nord-américains, NBC News en tête, calculent les croisements de tableau : si l’Argentine et le Portugal survolent leur groupe puis franchissent les tours à élimination directe, une finale Messi-Ronaldo reste mathématiquement envisageable. Les journaux italiens comme Open détaillent tous les emboîtements possibles, ravivant le fantasme d’un duel que le destin n’a jamais offert en phase finale de Coupe du monde. Vingt ans après leurs débuts respectifs, le simple fait que leurs trajectoires puissent converger au cœur de l’été américain suffit à transformer chaque match de poule en prologue d’une légende.
Ainsi s’écrit, sous les sunlights de Houston et de Kansas City, le dernier chapitre d’une époque que le football ne revivra peut-être jamais. Que ces deux géants acceptent de réduire leur emprise pour mieux servir le collectif, ou qu’ils s’obstinent à porter seuls le poids des attentes, leur simple présence transforme ce Mondial nord-américain en une cérémonie des adieux planétaire. L’Olympe du XXIe siècle se vide, et le monde retient son souffle devant ce qui pourrait être la dernière image de deux rois sans couronne partagée.
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Cristiano Ronaldo, décrit comme un 'boulimique du but', s'apprête à entrer sur le terrain avec le Portugal face à la RD Congo pour prolonger son record de buteur lors de cinq Coupes du monde consécutives, un exploit difficile à égaler. Le duel à distance avec Messi pimente cette phase d'ouverture.
Alors que l'Argentine et le Portugal entament leur campagne, les projecteurs se braquent sur Messi et Ronaldo, tous deux probablement en train de disputer leur dernière Coupe du monde. La perspective alléchante d'une confrontation en phase à élimination directe entre les deux icônes ajoute une touche de nostalgie et de drame au tournoi.
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