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Médias & Divertissementvendredi 19 juin 2026

Quand la K-pop fait danser les diplomates et réveille les musées

Un an après sa sortie, le film d'animation K-Pop Demon Hunters bat tous les records sur Netflix, tandis que la Corée du Sud déploie son soft power des salles de concert aux pharmacies libanaises.

Le 21 mars 2026, la place Gwanghwamun à Séoul s'est muée en une arène numérique où 18,4 millions de spectateurs ont suivi en direct le retour du groupe BTS. Quelques mois plus tôt, une image plus insolite avait circulé : lors d'un sommet, le premier ministre japonais Sanae Takaichi et le président sud-coréen Lee Jae Myung ont joué ensemble de la batterie sur le titre « Golden », issu du film d'animation K-Pop Demon Hunters. Ce geste, rapporté par l'agence italienne ANSA, dit beaucoup de la manière dont la culture populaire coréenne est devenue un langage commun, capable d'adoucir les tensions diplomatiques. Le film lui-même, produit par Sony Pictures Animation, a accompli un exploit inédit : rester 52 semaines consécutives dans le Top 10 mondial de Netflix, cumulant plus de 600 millions de vues.

Sorti le 20 juin 2025, K-Pop Demon Hunters met en scène un groupe fictif de K-pop, les Huntr/x, qui chassent les démons entre deux chorégraphies. Le long-métrage a raflé deux Oscars – meilleur film d'animation et meilleure chanson originale pour « Golden » – et sa bande originale a dominé le Billboard 200. Selon les données Nielsen, il a été le film le plus regardé en streaming aux États-Unis en 2025, avec 20,5 milliards de minutes visionnées. Les fans ont sauvegardé 1,5 million de « Moments » sur la plateforme, la scène des rivaux Saja Boys sur « Soda Pop » étant la plus prisée. Netflix a déjà confirmé une suite, et selon Bloomberg, des négociations sont en cours pour une tournée mondiale en 2027, brouillant la frontière entre fiction et réalité.

Pourtant, cette déferlante ne se limite pas aux écrans. À Séoul, le Musée national de Corée, devenu en 2025 le troisième musée le plus visité au monde avec 6,5 millions d'entrées, se présente comme l'infrastructure silencieuse de la vague coréenne. La revue italienne Panorama y voit un « laboratoire de traduction culturelle », où les jeunes Coréens, nombreux dans les salles, viennent chercher dans les céramiques anciennes et les motifs rituels les racines de leurs idoles contemporaines. Le musée, qui pourrait dépasser les 7 millions de visiteurs en 2026, incarne une ambition : ancrer le soft power dans un héritage historique, pour que le K-pop ne soit pas qu'un produit global bien emballé, mais un système culturel stratifié.

Cette quête de profondeur se lit aussi dans les tendances de beauté. Au Bangladesh, le quotidien Prothom Alo rapporte que les jeunes Coréennes elles-mêmes délaissent les routines à dix étapes pour un « skip-care » minimaliste, popularisé par l'actrice Kim So-hyun et la chanteuse Jihyo du groupe Twice. Loin d'être un renoncement, ce virage vers des soins plus simples et multifonctions reflète une maturation du rapport au corps, où l'efficacité prime sur l'accumulation. Parallèlement, au Liban, le journal An-Nahar annonce que Séoul a été inscrite comme pays de référence pour les médicaments, ouvrant la voie à une présence accrue des cosmétiques K-beauty et des biosimilaires coréens, moins coûteux. L'ambassadeur sud-coréen à Beyrouth a promis que « la beauté coréenne brillera sur les visages libanais », inscrivant la vague dans une diplomatie du quotidien.

Ainsi, la Korean Wave ne cesse de se ramifier. Des tambours diplomatiques aux vitrines des pharmacies de Beyrouth, des salles obscures de Netflix aux galeries feutrées du musée de Yongsan, elle tisse une toile où le passé et le futur, le local et le global, se répondent. L'image qui demeure est peut-être celle de ces jeunes Coréens qui, dans le musée national, photographient les détails d'un vase celadon, comme s'ils cherchaient dans ses reflets la clé de leur propre modernité.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa sud-est asiaticaStampa indiana e sudasiatica
Stampa sud-est asiatica
trionfopragmatismo

La vague coréenne continue de battre des records mondiaux : un film d'animation K-pop est devenu le premier de l'histoire de Netflix à rester dans le Top 10 pendant une année entière. L'évolution de la K-pop sur la plateforme, des documentaires aux retrouvailles historiques, montre que la culture coréenne est devenue un phénomène de divertissement sans frontières.

Stampa indiana e sudasiatica
distaccopragmatismo

Alors que la K-beauty a conquis le monde avec des routines en 10 étapes, les jeunes Coréennes elles-mêmes réduisent désormais drastiquement l'usage des cosmétiques, adoptant un 'skip-care' en 4 étapes. Ce changement soulève des questions sur la durabilité des tendances beauté importées et leur adoption réelle dans des pays comme l'Inde.

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vendredi 19 juin 2026

Quand la K-pop fait danser les diplomates et réveille les musées

Un an après sa sortie, le film d'animation K-Pop Demon Hunters bat tous les records sur Netflix, tandis que la Corée du Sud déploie son soft power des salles de concert aux pharmacies libanaises.

Le 21 mars 2026, la place Gwanghwamun à Séoul s'est muée en une arène numérique où 18,4 millions de spectateurs ont suivi en direct le retour du groupe BTS. Quelques mois plus tôt, une image plus insolite avait circulé : lors d'un sommet, le premier ministre japonais Sanae Takaichi et le président sud-coréen Lee Jae Myung ont joué ensemble de la batterie sur le titre « Golden », issu du film d'animation K-Pop Demon Hunters. Ce geste, rapporté par l'agence italienne ANSA, dit beaucoup de la manière dont la culture populaire coréenne est devenue un langage commun, capable d'adoucir les tensions diplomatiques. Le film lui-même, produit par Sony Pictures Animation, a accompli un exploit inédit : rester 52 semaines consécutives dans le Top 10 mondial de Netflix, cumulant plus de 600 millions de vues.

Sorti le 20 juin 2025, K-Pop Demon Hunters met en scène un groupe fictif de K-pop, les Huntr/x, qui chassent les démons entre deux chorégraphies. Le long-métrage a raflé deux Oscars – meilleur film d'animation et meilleure chanson originale pour « Golden » – et sa bande originale a dominé le Billboard 200. Selon les données Nielsen, il a été le film le plus regardé en streaming aux États-Unis en 2025, avec 20,5 milliards de minutes visionnées. Les fans ont sauvegardé 1,5 million de « Moments » sur la plateforme, la scène des rivaux Saja Boys sur « Soda Pop » étant la plus prisée. Netflix a déjà confirmé une suite, et selon Bloomberg, des négociations sont en cours pour une tournée mondiale en 2027, brouillant la frontière entre fiction et réalité.

Pourtant, cette déferlante ne se limite pas aux écrans. À Séoul, le Musée national de Corée, devenu en 2025 le troisième musée le plus visité au monde avec 6,5 millions d'entrées, se présente comme l'infrastructure silencieuse de la vague coréenne. La revue italienne Panorama y voit un « laboratoire de traduction culturelle », où les jeunes Coréens, nombreux dans les salles, viennent chercher dans les céramiques anciennes et les motifs rituels les racines de leurs idoles contemporaines. Le musée, qui pourrait dépasser les 7 millions de visiteurs en 2026, incarne une ambition : ancrer le soft power dans un héritage historique, pour que le K-pop ne soit pas qu'un produit global bien emballé, mais un système culturel stratifié.

Cette quête de profondeur se lit aussi dans les tendances de beauté. Au Bangladesh, le quotidien Prothom Alo rapporte que les jeunes Coréennes elles-mêmes délaissent les routines à dix étapes pour un « skip-care » minimaliste, popularisé par l'actrice Kim So-hyun et la chanteuse Jihyo du groupe Twice. Loin d'être un renoncement, ce virage vers des soins plus simples et multifonctions reflète une maturation du rapport au corps, où l'efficacité prime sur l'accumulation. Parallèlement, au Liban, le journal An-Nahar annonce que Séoul a été inscrite comme pays de référence pour les médicaments, ouvrant la voie à une présence accrue des cosmétiques K-beauty et des biosimilaires coréens, moins coûteux. L'ambassadeur sud-coréen à Beyrouth a promis que « la beauté coréenne brillera sur les visages libanais », inscrivant la vague dans une diplomatie du quotidien.

Ainsi, la Korean Wave ne cesse de se ramifier. Des tambours diplomatiques aux vitrines des pharmacies de Beyrouth, des salles obscures de Netflix aux galeries feutrées du musée de Yongsan, elle tisse une toile où le passé et le futur, le local et le global, se répondent. L'image qui demeure est peut-être celle de ces jeunes Coréens qui, dans le musée national, photographient les détails d'un vase celadon, comme s'ils cherchaient dans ses reflets la clé de leur propre modernité.

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La vague coréenne continue de battre des records mondiaux : un film d'animation K-pop est devenu le premier de l'histoire de Netflix à rester dans le Top 10 pendant une année entière. L'évolution de la K-pop sur la plateforme, des documentaires aux retrouvailles historiques, montre que la culture coréenne est devenue un phénomène de divertissement sans frontières.

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