
Souveraineté et nouvelles armes : la pression chinoise s'intensifie sur plusieurs fronts en mer de Chine
De la robotique de pêche aux missiles hypersoniques, Pékin multiplie les actions pour affirmer ses revendications territoriales, tandis que Washington et ses alliés développent des contre-mesures.
Les autorités chinoises entendent intensifier les relevés hydrographiques et les patrouilles à l’est de Taïwan, une zone que Pékin revendique comme sa zone économique exclusive. Selon un média lié à la télévision d’État chinoise, ces opérations, qui vont des exercices militaires à l’exploration des ressources naturelles, visent à diversifier les modes d’affirmation de souveraineté. Cette annonce intervient alors que le Japon et les Philippines ont engagé des discussions pour délimiter leurs propres zones au large de Taïwan, provoquant les protestations de Pékin qui dénonce une atteinte à ses droits maritimes. Parallèlement, la Chine a testé un robot de pêche au calamar, présenté comme le premier au monde à imiter les gestes humains, améliorant l’efficacité de sa flotte de pêche hauturière.\n\nDu point de vue militaire, plusieurs signaux convergents nourrissent les analyses occidentales sur une montée en puissance chinoise. Un rapport du think tank américain Hudson Institute, cité par la presse japonaise, estime que les bombardiers chinois H-6 pourraient menacer le Japon dès 2035-2040, rendant insuffisants les projets de défense par drones comme SHIELD. Des images satellite analysées par des experts iraniens révèlent un nouveau sous-marin nucléaire d’attaque chinois, possiblement de type 095, doté d’une propulsion par pompe-jet et d’une signature acoustique réduite. Par ailleurs, des chercheurs chinois travaillent à des missiles hypersoniques volant au ras des flots, susceptibles de contourner les radars des porte-avions américains. Face à ces développements, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie accélèrent, dans le cadre du pacte AUKUS, la mise au point de drones sous-marins autonomes pour surveiller les infrastructures critiques et contrer l’expansion navale chinoise.\n\nLa pression s’exerce aussi sur le terrain économique. La récente proposition de Pékin d’acheter davantage de corossols (atemoya) taïwanais a ravivé les craintes de Taipei quant à une stratégie de dépendance forcée. Le ministère taïwanais de l’Agriculture parle de tactique du « soulever, piéger, tuer ». Les élus du comté de Taitung, d’où provient l’essentiel de la production, soulignent toutefois que 95 % des exportations sont destinées à la Chine, faute de débouchés alternatifs, les barrières sanitaires vers d’autres marchés restant difficiles à lever.\n\nCes initiatives chinoises, qu’il s’agisse de robots de pêche ou de nouvelles armes, sont interprétées dans les capitales occidentales comme les facettes d’une stratégie de domination maritime multidimensionnelle. Pékin les présente comme des actes normaux d’un État souverain. Le programme de drones AUKUS devrait atteindre une première capacité opérationnelle d’ici 2027, tandis que la Chine poursuit ses exercices navals et l’évaluation de ses nouvelles technologies. Le dossier reste ouvert, avec des implications pour la sécurité régionale et l’économie globale.
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La Chine développe ses capacités sous-marines dans le cadre d'un progrès technologique pacifique et d'une défense légitime. Le bloc AUKUS militarise dangereusement les mers avec une flotte de drones, ignorant les droits souverains chinois. De telles actions perturbent la stabilité régionale et reflètent une mentalité de guerre froide.
Le déploiement de nouveaux sous-marins furtifs chinois représente une menace croissante que les systèmes de défense actuels pourraient ne pas contrer. Les alliés d'AUKUS accélèrent à juste titre une flotte de drones sous-marins pour protéger les infrastructures critiques. Une action urgente est nécessaire car les ambitions navales de Pékin dépassent les garanties existantes.
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